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Comment devenir minimaliste – une méthode

Ou comment devenir minimaliste

Ou comment devenir minimaliste

Ce week-end, ma femme et moi avons décidé décider de suivre les conseils de Marie Kondo « La magie du rangement » et de commencer à nous débarrasser de tout ce qui encombrait notre vie. Ce que nous ne savions pas est que cette méthode permet de réellement devenir minimaliste dans l’âme.

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Cela s’est passé comme cela.
Ma femme est resté quelques jours à Paris chez une amie. Comme elle la complimentait sur l’arrangement de son appartement, sa décoration et l’impression de netteté, elle lui demanda comment elle avait fait.
Son amie lui a montré le livre de Marie Kondo de et lui a dit « Mais il faut lire la Bible en matière de rangement ». Ma femme l’acheta aussitôt (en anglais) et le lu presque d’une traite. Continuer la lecture

Les différentes manières d’être minimaliste

Piano cassé dans un pub - Upper Winchendon

Piano cassé dans un pub – Upper Winchendon – UK

Dans quelques semaines, l’automne va s’approcher et ce sera le moment de ranger les affaires d’été et de sortir les affaires d’hiver.

C’est le moment que je choisis pour faire le point sur mes possessions. Je me pose en gros trois questions avant de ranger mes affaires d’été.

  • Est-ce que je les ai porter cette année ?
  • Est-ce que je suis sûr que je les porterai l’année prochaine ?
  • Est-ce que cet objet ne fait pas double emploi avec autre chose ?

Selon les réponses, je garde mes fringues et les stocke pour l’hiver, ou je donne ou je jette (recycle).

Je recommence la même opération à l’approche de l’été, avec mes affaires d’hiver.

C’est en gros ma façon de ne pas me laisser envahir par des affaires personnelles.

Je n’ai plus de livre depuis que j’ai un Kindle et pas vraiment d’autres d’affaires personnels. Nous avons des meubles, ustensiles de cuisine etc, mais comme nous avons aménagé récemment en partant de zéro, je n’ai rien qui soit stocké inutilement.

J’envisage néanmoins d’utiliser ma méthode avec mes fichiers électroniques. Pas parce que je manque de place sur mon disque dur, mais parce que la vision du « vieux » obstrue ma vision de l’avenir.

C’est bien le principe du minimalisme. Faire de la place pour pouvoir accueillir de nouvelles expériences. Ne pas s’encombrer pour avoir l’espace de vivre, de créer, d’apprécier.

C’est se concentrer sur l’essentiel, sur ce qui apporte de la valeur à la vie (« add value »), sur ce qui est réellement important dans sa vie.

Ce concept est cousin de la recherche de l’indépendance financière qui oblige à se concentrer sur la même chose (l’essentiel) pour une raison différente (faire des économies), mais pas tant que cela (à la fin, on veut vivre ses passions). C’est pour cela que les blogs sur l’autonomie financière anglo-saxons mentionnent souvent le minimalisme.

Comment devenir minimaliste ?

Il doit y avoir des centaines de méthodes pour devenir minimaliste. Par exemple, ma femme et moi avons deux conceptions légèrement différentes.

Je dois avouer que je suis plus austère qu’elle. Je n’aime rien de mieux qu’une étagère vide ou avec peu d’objet. J’aime quand chaque objet à une utilité et j’aurais tendance à décorer ma maison avec l’esthétique des objets utiles et ne pas utiliser d’objets décoratifs, à part des tableaux ou décoration murales.

Je ne comprends pas qu’elle veuille 6 oreillers pour mettre sur le lit pour faire jolie. Je n’utilise la chambre que pour aller me coucher et la première chose que je fais est de retirer les oreillers du lit pour n’en garder qu’un pour dormir.

Parfois, notre lit ressemble à un truc comme ça :)

Parfois, notre lit ressemble à un truc comme ça 🙂

Mais je m’égare. Ce que je voulais dire est qu’il y a certainement autant de façons d’être minimaliste que de minimalistes.

En lisant depuis quelques temps les blogs anglais sur le sujet, je vois quelques nuances de ci de là. Trois exemples ont retenu mon attention car ils ont des philosophies différentes qui les soutiennent

Les Minimalistes

J’ai relevé deux méthodes intéressantes dans le blog et les différents écrits de Joshua et Ryan.

  • Packing party : La première est la méthode de la « packing party ». J’ai aucune idée comme traduire en français cette expression, donc je la laisse comme cela. L’idée est de prendre un week-end avec des amis et d’emballer toutes vos possessions comme si vous alliez déménager. Mais en le faisant bien, c’est à dire en mettant des étiquettes sur les cartons. On démonte tous les meubles aussi. Comme lors d’un déménagement. On regroupe tous les cartons dans une pièce et voilà !

Ryan a fait ça avec l’aide de Joshua un samedi. 9 heures plus tard, tout était emballé et toutes ses possessions étaient empilées dans le deuxième salon de son T3 de 200 mètres carrés. Les piles de cartons allaient jusqu’au plafond.

Ensuite, la méthode consiste à défaire seulement les cartons que l’on a besoin, et seulement ceux-là, pendant 21 jours. Donc, on commence en général par le carton où se trouve la brosse à dent, puis on remonte un lit, on déballe des draps, et on garde une boîte d’outils.

Après trois semaines, Joshua avait 80 % de ses possessions encore dans des cartons. Il n’avait ouvert que ce qui était utile, qui apportait quelques chose à sa vie. Après trois semaines, il a regardé les cartons qui restaient et ne pouvait même plus se souvenir ce qu’ils contenaient. Il a finalement donné ou vendu tous ces cartons.

La méthode est très séduisante. Cela revient un peu à emporter en voyage ce que l’on a besoin pour la première semaine et ensuite s’adapter. Le problème avec cette méthode est qu’elle est un peu extrême. Et mes affaires d’hiver ? Puis-je les stocker en attendant ?

  • Photographies : Joshua a offert un autre truc pour s’avoir comment gérer les objets chargés de souvenirs, qu’on garde plus pour ce qu’ils nous rappellent que pour leur utilité. Joshua a été confronté à cela lors du décès de sa mère. Il a eu la charge douloureuse de vider son appartement de savoir quoi faire de tous ses objets qui lui rappelaient sa mère et j’imagine sa jeunesse. Sa première réaction avait été de stocker tout dans un box. Mais après réflexions, il décida de faire quelque chose de plus utile avec ces objets. Il pris des photos de ces objets pour les garder dans son ordinateur. Puis il chargea et donna le tout à une organisation caritative.

Mister Money Mustache

La philosophie de Mister Money Mustache pour se séparer du superflu se résume en une phrase : « Si vous ne l’achèteriez pas aujourd’hui, débarrassez vous en ».

Ainsi MMM propose de regarder chacune de nos possessions et de voir si on l’achèterait en l’état au prix où elle vaut. L’exemple donné dans un article est une voiture. Imaginons qu’une personne veuille devenir minimaliste et faire des économies pour devenir indépendante financièrement. Cette commence à regarder ses dépenses et s’aperçoit que sa voiture un gros 4X4 consomme pas mal d’essence, en entretien, et en assurance et que elle n’a pas besoin d’une voiture aussi grosse. Mais voilà, la voiture est payée complètement et c’est dommage, on vient de changer la courroie de transmission. Faut-il la vendre pour en acheter une plus petite ?

Du coup, la philosophie de MMM prend tout son sens. Si j’avais besoin d’une voiture, est-ce que j’achèterai celle-là ? Bah non, évidemment. Donc j’ai la réponse à ma question. Bien sûr qu’il faut la vendre, acheter une plus petite, investir le surplus dégager et commencer à économiser toutes les semaines sur la facture essence de mon budget.

Cela aide aussi à faire le tri dans les affaires de la cave, les affaires de ski qu’on ne met plus, mais cela ne permet pas de résoudre la question des objets à forte charge sentimentale. La dernière catégorie permet de faire le point.

Raptitude

David de Raptitude a utilisé dans un premier une méthode qui lui a donné entièrement satisfaction mais qui n’a pas duré à l’épreuve du temps. Cette méthode était d’avoir un rangement pour chaque chose. Le vieil adage de nos grands-mères en quelque sorte : « Chaque place a sa chose, et chaque chose a sa place. » Rien de posé négligemment sur la table, rien de posé par terre. Dans ce système idéal, une chose peut remplacer une autre mais pas s’additionner aux autres. Pour moi, c’est une philosophie totalitaire et un peu idiote. Il n’y a pas vraiment de raison pour se séparer de quelque chose, c’est une peu la politique du moins pire. Certes, cela permet un résultat spectaculaire au début (une maison rangée, de la place pour penser) mais ma vie est un peu différente. Je n’aime pas forcément le bordel, mais j’aime que les choses vivent. Dan s’est aperçu que cela n’était pas tenable et que cette méthode ne lui correspondait pas. Ouf.

Du coup, il essaie ce mois-ci une nouvelle méthode tiré d’un livre d’une jeune femme japonaise. Il s’agit chaque jour de prendre un objet dans sa main et de réfléchir si cet objet lui apporte une énergie positive ou négative. Est-ce que cet objet assombrit mon âme ou l’éclaircit ? Voilà la seule question à se poser, apparemment. David a commencé à trier sa bibliothèque et il est très content du résultat. Quand il la regarde, il ne voit que des objets qui lui apporte du bonheur, des objets qu’il a envie de voit et le résultat est apparemment spectaculaire.

Mon problème avec cette approche que je trouve néanmoins très séduisante et le long terme. Car on connaît tout l’effet Waouh de tout achat. Au début on ne veut pas le quitter des yeux ce nouveau téléphone, sac-à-main, ordinateur etc. Du coup, il n’y a pas de limite pour l’achat de nouveau objet, non ?

Bon en tout cas, l’expérience de Dan est intéressante et j’attends la suite de son expérimentation avec impatiente.

Conclusion

Comme c’était un article de synthèse, ma conclusion sera lamentablement consensuelle. J’aime bien toutes ces méthodes et il me semble que toutes peuvent avoir une utilités. Je me pense que je vais me concentrer bientôt sur la dernière méthode expliquée, celle de la femme japonaise. J’aime assez l’idée d’être entouré d’objet que j’ai envie de voir. 🙂

Mise à jour

On a fait la dernière méthode, la méthode de la japonaise Marie Kondo. Le compte rendu de cette expérience est là (http://librecommelibre.com/comment-devenir-minimaliste/)

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GRAFFITI DE LONDRES

Informations et minimalisme

GRAFFITI DE LONDRES

GRAFFITI DE LONDRES

Peut-on faire un parallèle entre informations et minimalisme ?

J’entendais l’autre jour dans une émission de radio quelqu’un dire que nous étions dans l’âge de l’information. Et je crois que c’est vrai. Nous n’avons jamais été autant abreuvés d’informations et l’information n’a jamais été aussi facile à trouver, un peu comme les biens de consommation courante. Et je me demandais s’il ne fallait pas essayer d’appliquer les principes du minimalisme à ma consommation d’informations.

Informations

Je me souviens d’un temps, que les jeunes de 20 ans …, où l’information n’était pas aussi disponible avec deux clicks (un pour le navigateur et un pour Wikipedia 🙂

Pour faire un exposé de groupe à l’école, il fallait se rendre au CDI de l’école. Pour vérifier une citation, il fallait chercher dans le dictionnaire l’auteur supposé et espérer que la citation y soit. Pour se documenter sur un sujet un peu obscur, il fallait soit aller à la bibliothèque municipale (si on habitait en ville) ou avoir une conversation avec le libraire avant de commander un livre qui pourrait répondre à notre besoin.

Bien sûr, nous recevions de l’information, tous les jours dans les journaux, à la télé, à la radio. Je remarque d’ailleurs que les articles dans les journaux étaient souvent mieux écrits que de nos jours. Comme on ne pouvait cliquer sur un lien pour vérifier les sources, ou avoir un avis opposé, l’auteur souvent faisait l’effort de mentionner les différents points de vue sur un sujet et pouvait laisser ou non le choix au lecteur de faire son opinion.

Bien entendu, je parlais d’un monde sans internet, voire sans ordinateur.

Aujourd’hui, je suis abasourdi souvent quand je lis un article ou j’entends une nouvelle à la radio par l’absence de contexte, par le pauvre choix des mots, par la recherche de l’émotion à tout prix. Le journaliste semble souvent chercher le conflit, l’émotion, l’extraordinaire. Je suis au contraire d’avis, comme disait l’autre, que « ce qui est exagéré est insignifiant ».

Aujourd’hui à l’heure d’internet, nous sommes abreuvés d’informations mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Donc, si on veut être rationnel, il faut faire un tri en ce qui semble important et juste et… tout le reste.

J’ai renoncé quelques pièges courants. J’essaie de les éviter mais je tombe souvent dedans, soit en tant que lecteur, auditeur ou en tant qu’auteur (et dans ce cas, je présente mes excuses).

  • Les études d’observation et les essais randomisés contrôlés. J’avais déjà écrit un article sur ce sujet dans ma série sur le régime Paléo. Mais je viens de voir cette vidéo de David H. Newman (malheureusement en anglais) qui montre l’utilisation des médias de ces deux types d’études et les conséquences sur notre santé.

  • Les biais de confirmation « désignent la tendance naturelle qu’ont les personnes à privilégier les informations qui confirment leurs idées préconçues ou leurs hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou d’accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de leurs conceptions. En conséquence, les personnes rassemblent des éléments ou se rappellent les informations mémorisées, de manière sélective, et les interprètent d’une manière biaisée. On dit aussi que les personnes « tirent la réalité » à elles. » Cette définition de Wikipedia me convient tout à fait. Les gens sur les plateaux de télévision, dans les livres informés, dans des articles de blogs (comme le mien) citent parfois des études qui les arrangent, mais ne vont pas parler de celles qui ne les arrangent pas. Le pire est souvent dans les forums de discussion. Et ce n’est pas bien, ni vraiment aidant pour celui qui cherche à s’informer.
  • L’ethnocentrisme : juger une autre culture seulement à travers les valeurs et les normes de sa propre culture (Wikipedia en anglais traduit par oim). Cela permet d’enlever le contexte. En général, c’est pour faire du sensationnel. « Il mange du riz trois fois par jour, à tous les repas !!!!! ». Sauf qu’en Thaïlande par exemple, cela n’a rien d’exceptionnel. Ce cas est assez facile à relever. Mais les différences culturelles sont parfois très subtiles et peuvent être difficiles à relever, parfois c’est une mauvaise traduction qui nous trompe. Les Américains interviewés commencent souvent leurs phrases par « I think that » « Je pense que », avec une grosse intonation sur le « I », un peu comme pour dire « Je pense personnellement ». Cela fait arrogant souvent pour un Français. Et bien non, c’est plutôt une recherche d’être humble en disant quelque chose comme « ce n’est que mon opinion personnelle, et je ne suis pas grand-chose ». Un Français commencera la phrase différemment pour convier le même message, par exemple en utilisant le « On » ou le « Il est » pour éviter de se mettre pas en avant, n’est-ce pas ? Les Américains font donc exactement l’inverse. Donc on peut très vite mal comprendre ce qui est dit ainsi.
  • Pourcentage relatif et absolu. Un de mes sujets favoris. La règle, c’est qu’on utilise les pourcentages relatifs parce qu’ils paraissent plus sensationnels mais ils ne veulent rien dire si on ne connaît pas le pourcentage absolu. De quoi s’agit-il ? Je n’ai pas trouvé d’exemple en français donc je vais me lancer tout seul. (Pour ceux qui parlent anglais, la vidéo plus haut répondra à vos questions). Admettons qu’une étude montre que boire un verre de boisson alcoolisée par jour augmente deux fois plus le risque de cancer du bras gauche, cela paraît un gros chiffre. C’est le pourcentage relatif. Il faut se poser la question « deux fois plus de risque par rapport à quoi ? ». Si une personne a normalement le pourcentage de risque d’avoir le cancer du bras droit de 1 pour 100 000 personnes, cela fait un risque de 2 pour 100 000 personnes. Cela ne paraît pas si important maintenant ! Une augmentation de 50 % du risque revient à avoir 1,5 pour 100 000 personnes avec un cancer du bras droit. Si 5000 sur 100 000 personnes risquent normalement d’avoir le cancer du bras droit, cela fait une augmentation à 5000 personnes sur 100 000 personnes de plus pour un risque deux fois plus élevé. Cela est plus significatif; non ?
  • Les financeurs : Quand une étude sort, il est toujours intéressant de savoir qui la financée. Il y a quelques années, Nike sortait ses chaussures Air, en gros des chaussures avec des bulles d’air. Ils firent des recherches pour tenter de montrer que c’était mieux, et que cela évitait les blessures. Mais en fait, finalement, ce n’est pas sûr que ce soit le cas. C’est peut-être plutôt l’inverse. Comme souvent, les résultats des études sont différents selon celui qui les finance. Donc, encore une fois, difficile d’avoir la bonne information.
  • Google. Un dernier biais de confirmation qui mérite un paragraphe pour lui tout seul et qui m’exaspère : le moteur de recherche Google. Car il va biaiser le résultat des recherches selon mes préférences. Ainsi, si j’ai fait plusieurs recherches sur régimes paléo, et si j’ai suivi de nombreux blogs consacrés à ce régime, si je pose la question « meilleur régime pour courir le marathon », des articles écrits par des fans du régime paléo vont apparaître en premier.

Et minimalisme

Alors que faire ?

Je crois qu’il est important comme pour les choses matérielles de faire du tri et d’être sûr que ce que m’apporte une vraie valeur, ne m’encombre pas l’esprit et soit une aide à ma vie, mais pas une béquille pour masquer un mal-être. De même, que je ne veux plus faire d’achats impulsifs parce que j’ai eu une mauvaise journée, je ne veux pas polluer mon esprit avec la première émission de radio ou de télé qui passe.

J’ai adopté ces comportements depuis quelque temps. Ce ne sont pas des règles, mais un résumé de mes pratiques

  • Je trie méticuleusement mes sources d’information et les sujets. En ce moment, je n’écoute que des podcasts, cela me permet de choisir mes émissions et si le sujet du jour ne m’intéresse pas, je passe.
  • J’essaie plusieurs jours par an de ne recevoir aucune information. Je me suis aperçu après de longs voyages combien je n’avais pas vraiment manqué grand-chose pendant mon absence. Les unes des journaux semblaient dire la même chose, les noms avaient changé. C’était la même chose mais pas pareil. Mais moi, j’avais pris du recul et je pouvais plus facilement faire le tri.
  • Proscrire toute télévision en live. Cela devient de plus en plus insupportable d’ailleurs à regarder 🙂
  • Choisir avec soin ses émissions radiophoniques. Pour moi, il faut de la contradiction, dont du débat mais aussi du temps pour le faire, du calme dans le ton et des arguments démontrés. Un de mes formats préférés est l’émission « L’esprit Public » de Philippe Meyer sur France Culture.
  • Choisir ses blogs avec soin. Est-ce que l’auteur a des références ? Certes, pas besoin de référence s’il parle de son expérience personnelle, mais semble-t-il honnête ? A-t-il des intérêts particuliers ? Pourquoi est ce qu’il écrit ?
  • Si je veux être sérieux sur un sujet il faut que je me pose des questions. Qu’un auteur ait des références ne dois pas me faire croire tout ce qu’il dit. Quelles sont les sources ? Y a-t-il d’autres sources qui disent le contraire ? Qu’est ce que l’auteur a omis d’écrire ou de dire ? Je vérifie les sources moi-même le plus souvent, et ce n’est pas facile. Mais je m’aperçois souvent que sans qu’il y ait parfois tromperie, je n’aurais pas écrit les choses comme ça.
  • Je suis abonné aussi des blogs d’opinion où je sais que l’auteur a une opinion biaisé, mais je ne lis pas ces blogs pour m’informer mais pour me distraire ou me motiver.

Conclusion

Voilà où j’en suis. Cela risque d’évoluer car il y a toujours d’autres pièges de plus en plus subtils. Mais je crois que c’est notre boulot de citoyen de ne pas gober n’importe quoi.

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L’antithèse du minimalisme

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La voiture idéale pour aller travailler ?

Ma femme revient d’un séjour d’un mois au États-Unis dans sa famille en Géorgie.

Nous avons eu une longue discussion la nuit dernière alors qu’elle me racontait ce qui avait changé depuis notre dernier voyage ensemble. Les différences culturelles entre nos deux pays sont de plus en plus frappantes pour elle.
Je me suis dit que cela pourrait être intéressant dans ce blog, en partant de l’hypothèse que dans beaucoup de domaines, les États-Unis sont en avance sur nous. Je dis en avance dans le temps, de manière non-jugeante, pas en termes de qualité de vie, de bonheur ou de confort.

Après tout, en janvier j’avais fait un article après mon retour d’Inde un peu dans la même idée mais dans le sens inverse. À l’époque, c’était nous qui étions « en avance », et je regardais dans le « passé ». Aujourd’hui je me tourne vers le futur.

Donc, voici une petite liste qui est sortie de notre discussion

  • Les équipements sont devenus super-technologiques et très chers. Le nouveau frigo acheté par mon beau-frère a coûté 2500 dollars. Il fait de la glace pilée, de la glace normal, de l’eau fraîche, avec de l’eau filtrée, a une cellule de refroidissement, un tiroir à part pour les pots, peut maintenir différentes températures dans différents compartiments, est IMMENSE et personne ne sait s’en servir.
  • La tondeuse à gazon n’est pas une tondeuse classique, c’est un mini-tracteur. Apparemment, tout le voisinage ne peut concevoir de tondre leur pelouse sans être assis sur ce genre d’engin, même pour une surface plate et aussi petite que 700 m carrés. Chacun à sa tondeuse bien sûr. On ne prête pas car on a peur que l’autre ne s’en occupe pas bien et c’est mal vu de dépendre des autres.
  • Les voitures sont énormes, axée sur la sécurité au point du ridicule, voir ci-dessus, le dernier modèle de ma belle-soeur, qui rentre à peine dans le garage (la voiture, pas ma belle-soeur qui est charmante et a une taille mannequin). Ces mêmes voitures ont des ordinateurs à la place du tableau de bord, qui se relient avec le smartphone. Le smartphone est/sera bientôt la pièce clé de l’automobile.
  • Les maisons sont énormes (300 m carrés pour une famille de 4 personnes), pas cher (200 000 dollars) pas très solides. On aurait pu imaginer pour des gens tellement inquiets de leur sécurité qu’ils auraient une porte solide digne de ce nom. Il faut un digicode pour ouvrir la porte du garage mais on peut crocheter la moindre porte-fenêtre avec un canif. Mais attention, les gens ont parfois des flingues. Certaines villes obligent même chaque habitant à avoir un flingue à la maison, comme ça, les cambrioleurs sont prévenus.
  • Les fruits et légumes n’ont pas de goût. Ils viennent tous de Californie, ont été cueillis pas assez mûrs et transporté dans des camions frigorifiques à travers les States
  • Tout est accès sur la performance et la compétition depuis le plus jeune âge.  Les bébés à la crèche sont notés à partir de leur entrée (vers 3 mois). D’ailleurs, on ne dit plus crèche (kindergarten) mais « academy ». On apprend bébés à se rouler, à ramper, à s’asseoir et on note qu’il est bien dans les normes. À la fin de la crèche, avant d’entrer à l’école maternelle, il aura un diplôme (si, si). Pour la fin de l’école maternelle, il y a une remise de diplôme, la levée des couleurs des USA avec un chant la main sur le coeur. L’identité nationale est apprise vite ! Par contre, les chants sont chantés par tous en anglais et en espagnol.
  • Des parents notent les statistiques de leurs enfants de 5 ans au base-ball. Ils vont à tous les entraînements et filment tout sur leur portable. Il y a même un nom pour ce genre de comportement qui ne concerne pas que les entraînements de baseball, « helicopter-parents ». Il y a même des études faites sur le devenir des enfants de ces parents (comme quoi le phénomène n’est pas si récent), et elles montrent que les enfants entrent en dépression plus souvent quand ils quittent le giron familial que les autres enfants.
  • Il y a un gaspillage de tout, de l’eau, de la nourriture, de l’essence, de l’énergie. Choquant, désolant et complètement anodin. Il y a trop d’exemples qui me viennent en tête
  • Le Smart Phone est partout (omniprésent) et omnipotent. Il peut tout et s’incruste partout. Il était mal vu de laisser sonner son téléphone au restaurant et encore plus d’y répondre. Il est maintenant bizarre de ne pas répondre à ses messages. Ainsi, il est quasi-impossible d’avoir une conversation avec son ami sans qu’il ne regarde son smartphone ou est distrait.
  • L’art de la conversation est perdu, ce sont des monologues, tout le monde parle de soi, quand cela lui chante. À charge de celui qui écoute de dire que cela l’intéresse ou pas (« I’d rather not talk about this). Ainsi, personne ne s’intéresse à autrui. Exemple : personne n’a demandé à ma femme en un mois, comment était sa vie en France, ce qu’elle faisait, ses projets, ses loisirs. Elle était dans sa famille proche, plus éloignée, elle a revu des amis qu’elle n’avait pas vus depuis des années. Elle s’est inquiétée de leurs vies, des décisions, de leur travail, de leur famille respective etc.. Mais pas un ne lui a demandé quoique ce soit sur elle.

L’antithèse du minimalisme ?

Alors que peut nous enseigner tout cela.

Pour résumé, elle a vu des gens qui recherchent la sécurité et consomment plus pour cela, qui ont la tête dans le guidon et qui ont de moins en moins de rapport « humains » entre eux. Ce qui est tout le contraire du minimalisme, en quelque sorte.

Je retrouve aussi cette tendance à l’atomisation (l’individualisation) de notre société commune à nos deux sociétés avec peut-être une certaine avance aux US.

Les familles sont devenues nucléaires et ceci a entraîné un repli sur soi. Avant il fallait comme on disait un village (ou une rue) pour élever un enfant. Il y avait aussi une sorte de surmoi social et tout le monde « veillait » sur tout le monde. Ainsi, quand mes parents ont déménagé dans un nouveau quartier lorsque j’ai eu 6 ans, ils ont fait comme tout le monde dans leur rue. C’est-à-dire qu’ils m’ont laissé allé à l’école seul, accompagné de mes copains de la même rue. Ma mère n’est jamais venue me conduire ou me chercher à la sortie de l’école dans mes 4 ans à l’école primaire et encore moins plus tard.

Je veux dire que l’individualisation de notre société a des conséquences sur notre sentiment d’insécurité chez nous aussi. Et c’est un argument de vente ou de consommation. Demandez autour de vous qui laisse ses enfants aller à l’école en dessous de 10 ans. Personne. Ou pas grand monde. Gamin de banlieue, je prenais seul le train à 11 ans pour aller voir ma grand-mère le samedi. J’arrivais à Gare du Nord, marchais jusqu’à Gare de l’Est et prenais un nouveau train pour Rosny-sous-Bois. Quand je raconte cela, j’ai l’air d’un extra-terrestre, mais quand je questionne mes collègues ou amis du même âge, cela leur semble normal. Les études le montrent, le monde des banlieues n’est pas plus dangereux maintenant que dans les années 80, mais la perception du danger beaucoup plus grande.

Donc la peur, le repli sur soi, fait conduire nos enfants à l’école ou à la crèche (ou academy) dans de gros 4X4. Elle isole des autres. La ville ne fait plus société (voir Jacques Donzelot). En fait, la ville s’éclate en banlieue infinie (le fameux sprawl) et bien délimitée. Marietta, « banlieue chic » d’Atlanta a refusé le métro pour ne pas avoir de horde de pauvres venir habiter là. Donc, tout le monde utilise sa voiture, il n’y a pratiquement pas de transport en commun.

Le pire est que les valeurs de concurrence, de performance encouragent cet individualisme. Il faut se démarquer, d’autant plus qu’il y aura peu de monde au sommet de la pyramide.

Donc, je vois que les parents élèvent leurs enfants seuls, sans les voisins, sans les grands-parents qui habitent loin ou sont décrédibilisés. Les gens vont travailler en voiture écoutant une radio qui leur ressemble, vont travailler avec des collègues qui leur ressemblent, vont faire un sport qui leur ressemble et jamais ne vont se frotter à l’Autre, qui devient synonyme de danger parce que différent, « pas comme nous » etc…  les gens travaillent plus, plus longtemps et prennent leur retraite plus tard pour pouvoir se permettre ce niveau de vie. Du coup, les gens se retrouvent incroyablement seuls, et passent leur temps sur Facebook et Twitter pour se faire des amis (qui leur ressemblent). Ls dépressions sont en augmentation et la consommation aussi.

Mais au fait, je parlais des États-Unis ou de la France ?

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Kindle

Guide du Kindle sans concession (2)

Voici la seconde partie du guide du Kindle. Dans la première partie j’ai fait le point sur le contexte économique de l’achat d’un Kindle, notamment les prix très élevés des livres numériques et le blocage des maisons d’éditions pour garder ce prix élevé. Une recherche comparative entre Amazon.fr et Amazon.com est très facile à faire.

Un des dernier roman de John Grisham était vendu 5,49 $ sur Amazon.com et 9,90 € sur Amazon.fr !! D’après vous, lequel ai-je acheté ? Et est-ce l’argent dépensé a bénéficié à qui que ce soit en France ? Je ne dirais rien de plus mais j’ai envie de hurler :).

Dans cette partie, je vais parler du plus en détail de l’utilisation du Kindle, de ses points forts, des améliorations qu’on pourrait y apporter.

Enfin, pour être tout à fait honnête, les liens que j’ai inclus dans cet article sont des liens d’affiliation. Si vous achetez quelque chose sur Amazon après avoir cliqué sur un de ces liens, un petit pourcentage de vos achats sans que vous payiez plus cher. Cela me permettrait de payer une partie de l’hébergement de ce blog.

Les points forts du Kindle

Le confort de lecture

Le Kindle ne fait qu’une seule chose, mais il le fait très bien. Le confort de lecture est très très bon. Ma mère, qui a 75 ans, peut lire beaucoup plus longtemps sur un Kindle qu’un livre papier. Elle ajuste la taille de la police à sa vue, le poids est moindre dans les mains. Elle peut lire 2-3 heures d’affilée sur la liseuse, alors qu’avec un libre papier, elle tient une heure max. Elle convertit d’ailleurs ses amies du club de lecture petit à petit. Pour moi, c’est d’ailleurs pareil, j’ai un début de cataracte (oui, à 48 ans) qui ne peut donc pas être corrigé par des lunettes, et le Kindle me permet de lire beaucoup plus confortablement qu’avec un livre et des lunettes ou des loupes.

Le faible encombrement est aussi un avantage, comme ma mère voyage ou se déplace beaucoup, c’est toujours moins lourd qu’un livre. Donc dans le train, dans l’avion, c’est très bien. D’ailleurs en public, cela permet de lire ce qu’on veut, personne ne voit la couverture, donc si comme moi, vous aimez rester discret, c’est parfait.

Pour lire au lit, c’est parfait aussi. On tient le Kindle d’une seule main et on tourne les page avec le pouce ou le petit doigt de la même main sans problème.

Certains livres moins chers

Enfin, grâce aux « Deals » d’Amazon, j’ai acquis un paquet de livre pour un 1 $ seulement. Et pas que des jeunes auteurs. Je dépense en moyenne 50 € par an pour une vingtaine de livres. Plus que si je les avais empruntés à la bibliothèque mais moins si je les avais achetés en Poche (surtout que en Poche, je n’aurais pas pu les lire à cause de ma vue).

Le dictionnaire intégré

Une application que j’aime beaucoup sur le Kindle, c’est la possibilité de consulter la définition d’un mot en un seul click. On peut choisir le dictionnaire que l’on veut, et à la moindre nécessité, vérifier la signification d’un mot en anglais ou en français. Le Kindle reconnaît la langue. Maintenant, quand je lis un livre papier, je cherche (sans succès bien sûr) où est le dictionnaire et la définition du mot que je ne comprends pas. Et puis, je me souviens de ma bêtise 🙂

Le site d’Amazon

J’aime bien le site d’Amazon. On se repère facilement. On peut facilement passer d’un pays à l’autre sans avoir besoin d’un VPN pour faire croire qu’on est en Angleterre ou aux USA. Donc j’achète des livres sur Amazon.com pour mon Kindle car ils sont en général beaucoup moins cher, mais cela m’arrive de changer mon adresse pour acheter un livre papier à offrir par exemple.

Tout cela crée une expérience agréable, sans bug, qui marche. On peut se consacrer sur l’important, la lecture.

Les points faibles

Je vois trois inconvénients à lire sur un Kindle, inconvénients qui restent supportables pour moi.

Un manque de repère dans la lecture

Le premier est qu’il n’y a pas de mémoire de l’emplacement d’un passage dans un livre. Vous savez, quand vous recherchez un passage que vous avez aimé dans un livre, vous savez que c’est un bas d’une page quelque part à la fin par exemple. Là, ça ne marche pas. De même, se déplacer dans un livre n’est pas super pratique. On peut passer d’un chapitre à l’autre très facilement, on peut revenir facilement sur un passage surligné, mais si vous voulez revenir en arrière de quelques pages pour relire un passage, c’est pas facile de le retrouver. Pas de mémoire de l’emplacement, pas de numéro de page…

Pas de graphisme, pas de couleur, pas de couverture

Le papier ne me manque pas tant que cela, mais les couvertures couleurs me manquent. Les livres s’affichent dans le menu par leur titre. Mais du coup, ça manque de graphisme. Sur une tablette type iPad, on a la couverture du livre en couleur. Certes, la couverture existe si on la cherche, au début du livre, ou plutôt une photo en noir et blanc de la couverture (le livre commence à l’avant-propos ou au premier chapitre, mais pas par la couverture) mais elle n’apparaît nulle part ailleurs. Sur les tablettes, on voit la couverture couleur et en cliquant sur la couverture, le livre s’ouvre. Cela rend le livre un peu plus réel. Là, avec le Kindle, on est vraiment dans du dématérialisé (on clique une ligne dans une liste de livres), et du coup, pas de trace physique, pas de mémoire visuelle etc. Amazon travaille sur un Kindle couleur, mais je n’ose imaginer la complexité de l’objet. En tout cas cela me manque un peu.

Pas de BD

Pas de couleur, veut dire, pas de BD, et c’est dommage, car certaines BD se prêteraient bien à ce format il me semble. Pas celles sur papier glacée soigné. On trouve déjà des mangas noires et blanches d’ailleurs. On pourrait avoir les Comics américains par exemple.

Manque de sous-menus et de classement

Un autre point d’amélioration, cette fois plus facile serait l’interface de la liseuse, le monde de navigation dans l’appareil. Le système est stable, il n’a bugué qu’une seule fois en 4 ans. J’ai dû le ré-initialiser et ce n’était pas compliqué. Mais le type de classement proposé pourrait être plus poussé. Actuellement, on peut faire des index, par exemple, créer des catégories et mettre un livre dans plusieurs catégories par exemple « Science-fiction » »Favoris » »Lus ». Mais compte tenu qu’un Kindle peut contenir plusieurs milliers de documents, des sous-menus seraient aussi utiles, au minimum :). Le système de recherche est bon, mais laborieux. Toujours cette absence de clavier physique. Le premier Kindle avec son clavier physique n’avait pas ce défaut. Peut-être le Kindle tactile est utile pour cela.

Comment ça marche ?

Il y a plusieurs manières de mettre des livres ou documents sur son Kindle.

– En achetant sur Amazon : il suffit de parcourir le site, acheter un livre, connecté son Kindle au wifi et le livre apparaît au bout de quelques secondes dans le Kindle. Il reste aussi sur le « cloud » d’Amazon, dans notre compte. Si on efface ce livre du Kindle par erreur par exemple, on peut de nouveau l’envoyer sur le Kindle ou tout autre appareil très facilement à partir du site d’Amazon et de notre compte client.

– En envoyant un document sur sa boîte mail (machin@Kindle.com) en mettant ou pas « convert » dans l’objet du mail. Amazon converti tout un tas de doc mais notamment .doc, .docx, .pdf. Une copie du document est aussi gardée sur notre compte dans le nuage chez Amazon.

– Avec l’extension « Send to Kindle » de Klip.me depuis mon navigateur Chrome ou Internet Explorer. Cela enlève les pubs et crée une copie aussi dans les nuages. J’utilise ce système tous les jours quand je lis des blogs. Du coup, je lis rarement sur l’ordinateur.

– avec « drag and drop » depuis un ordinateur. On branche le Kindle sur l’ordinateur avec une clé USB et on copie et colle ou on pose avec la souris le fichier dans le répertoire du Kindle. Il faut chercher un peu le bon répertoire mais c’est facile. Pas de copie dans le nuage. Mais il reste une copie sur l’ordinateur.

Calibre est un programme que j’utilise surtout pour convertir des livres .epub (format de toutes les autres liseuses : (Kobo de Fnac, Sony… ) ou tablettes (iPad, Androïd etc) en fichier .mobi, le format propriétaire d’Amazon. On peut ainsi acheter un livre sur le site de la Fnac, le télécharger sur son ordinateur et le convertir avec Calibre en ficher .mobi et le transférer sur son Kindle soit par mail, soit par clé USB. Attention tout de même, il faut que le fichier n’ait pas de DRM. La Fnac, suite à un coup de gueule de Korben (bloggueur très influent, amoureux du Kindle aussi) a crée une catégorie livre sans DRM pour que l’on sache avant d’acheter si un livre peut être converti. Le programme n’existe qu’en anglais.

Après il suffit de créer des catégories pour classer tout cela et commencer à lire.

Conclusion

En conclusion, je dirais que le Kindle est un des objets qui a changé ma vie de manière positive. Je lis plus et plus longtemps, je ne lis plus sur ordinateur et de plus, j’ai peut-être fait quelques économies. Par contre, je ne crois pas que cela soit pour tout le monde car les prix des livres sont encore trop chers, malgré la politique commerciale agressive d’Amazon. Donc à moins de lire une autre langue ou apprendre une autre langue (l’option dictionnaire est super utile dans ce cas), avoir plein de sous, télécharger des torrents, suivre des sites qui proposent des ebooks gratuit, n’acheter que les « offres Eclair », ne lire que des classiques libres de droits du projet Gutenberg, ce n’est pas un appareil pour vous. C’est dommage.

Donc, cela s’adresse aux anglophones, à ceux qui lisent beaucoup et qui ont un budget d’achat pour cela, à ceux qui ont une mauvaises vues, à ceux qui aiment lire en déplacement. Si vous faites partis d’une de ces catégories, vous pouvez considérez l’achat d’un Kindle.

Au fait, je ne crois pas une seconde que les liseuses numériques remplaceront le livre papier, pas plus que le cinéma a remplacé le théâtre, la télé le cinéma, internet la télé. Ceux qui pensent cela et fabriquent une guerre artificielle entre les livres papiers et les livres numériques n’ont rien compris ou font juste du buzz. Mais c’est sûr que la liseuse pourrait permettre de baisser le coût de production du livre (comme l’impression numérique l’a fait) et permettre à plus de gens de se payer plus de livres. Maintenant, expliquez-moi pourquoi ce serait une mauvaise chose ? 🙂

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Kindle

Le guide sans concession du Kindle (1)

Kindle

Pourquoi un guide du Kindle ? Voici un article un peu inhabituel dans le lequel je voulais parler d’un iBidulle.

Après tout, je suis censé être frugale/minimaliste/écolo, donc que vient faire un produit comme cela dans un blog comme celui-ci ? C’est vrai que je cherche à limiter la société de consommation mais je ne suis pas anti-progrès. J’ai toujours un machine à laver le linge et je ne compte pas bientôt laver à la main, bien que je l’ai fait pendant des années en voyage. J’ai aussi une voiture, un vélo super léger etc. Et j’aime lire.

Le Kindle m’a permis de redécouvrir la lecture. Un peu comme l’iPod m’a permis de réécouter et redécouvrir  ma musique. En effet, pouvoir emmener toute ma musique et l’avoir disponible partout, a changé ma vie.

Le Kindle a eu le même effet. Je peux emporter mes livres avec moi. Je peux oublier mes lunettes. Ainsi je lis partout. Chez le coiffeur, dans le train, pendant ma pause déjeuner. Je lis une vingtaine de livres par an et des centaines d’articles depuis que cet appareil est entré dans ma vie il y a 4 ans.

Je lis plus parce que c’est beaucoup moins cher et plus pratique que d’aller chercher un livre à la bibliothèque. Donc, mon budget livre est stable mais ma quantité de livres lus est en hausse. Vous voyez, j’ai fait quelques non dépenses 🙂 (ce ne sont pas des économies, car avant je ne dépensais pas mais je ne lisais presque plus de livres).

Alors je ne vais pas faire une notice d’utilisation du Kindle, je vais juste parler de comment je l’utilise et mes quelques déboires avec. Pour les détails, Amazon a écrit de très bonnes explications en français. C’est suffisamment rare pour le signaler. Utilisateur de Mac depuis plus de 10 ans, les notices me manquent toujours.

Enfin, pour être tout à fait honnête, les liens que j’ai inclus dans cet article sont des liens d’affiliation. Si vous achetez quelque chose sur Amazon après avoir cliqué sur un de ces liens, un petit pourcentage de vos achats sans que vous payiez plus cher. Cela me permettrait de payer une partie de l’hébergement de ce blog.

Pourquoi j’ai acheté un Kindle et pourquoi j’en parle aujourd’hui

Au début

Je voyais cela comme l’avenir. Amazon avait cassé les prix, j’ai du payé le premier vers 120 €, il en vaut 60 aujourd’hui. C’était un iBidulle léger, chouette, pratique qui m’a changé la vie. Comme tout le monde, je suis allé voir le projet Gutenberg et j’ai téléchargé un tas de classiques gratuits. Puis j’ai installé « Push to Kindle » et j’ai lu des articles de journaux et de blogs dessus.

Au milieu

Au bout de quelques mois, j’ai réalisé que je passais moins de temps sur mon ordinateur. Avant de partir du boulot, je fais le tour des blogs et j’envoie les articles sur mon Kindle, je vais  voir aussi s’il y a des bonnes affaires sur le site d’Amazon (Daily deals ou Prix Eclair). Quand je rentre chez moi et je n’allume plus l’ordinateur. J’allume le Kindle, qui télécharge automatiquement tout ce que était en attente. Je lis sur ma terrasse heureux comme un Pape. L’ordinateur est redevenu un objet de stockage et de création. La position qu’il n’aurait jamais du quitter

Aujourd’hui

Aujourd’hui, je lis un peu moins, car je suis un peu frustré du prix des livres qui n’ont pas baissé suffisamment à mon goût. Je ne parle pas des livres écrits en français, où c’est carrément du foutage de gueule. Est ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi un livre de poche est moins cher qu’un livre sur Kindle ? En fait je connais la réponse. A mes heures perdues, je suis volontaire dans une minuscule maison d’éditions. D’abord le prix de l’impression à baisser. Mais il reste le prix du transport, du stockage chez le libraire etc. J’ai appris aussi en négociant des droits d’auteur que les maisons qui vendent ces droits obligent toutes (au moins celles que j’ai contactées) dans leur contrat à vendre le livre numérique à 70 % du prix de vente papier. Pourquoi ? Sûrement pour tuer le livre numérique, et parce qu’ils n’ont rien compris à rien. Ils pensent que leur chiffre d’affaires va certainement baisser.

Mais je conteste cette conclusion. Puisque une liseuse permet de lire souvent, on doit acheter plus de livres pour subvenir à nos besoins de lecture et donc le chiffre d’affaires ne devrait pas baisser tant que ça.

Et après tout pourquoi sont-ils ayant droits ? N’est-ce pas pour que plus de gens lisent plus de livres, pour que plus d’oeuvres soient lues ? Parfois il faut se poser la question de pourquoi on fait les choses, non ?

Finalement, j’achète moins de livres et car les livres que je veux lire sont encore trop chers à mon goût. Je lis encore quelques livres, beaucoup de blog et aussi les notes que je prends quand j’étudie quelque chose (voir plus bas)

Alors, à qui s’adresse le Kindle ?

Je pense qu’à l’heure actuelle, ce produit s’adresse encore aux gens riches ou anglophones et aux lecteurs avides de blogs et peut-être à certains étudiants.

Pour les lecteurs anglophones

Les livres en anglais sont beaucoup moins chers sur Amazon.com. Par principe, je refuse de payer plus de 5 € pour un livre sauf quand je veux aider l’auteur pour une raison ou une autre. Par exemple, si j’ai écouté son podcast et lu son blog, je vais le soutenir en achetant son livre. Donc j’achète soit sur Amazon.com pour profiter des promotions « Kindle Daily Deals« , soit sur Amazon.fr dans les offres « Eclair« . Quand il y a du foutage de gueule dans l’air, quand les prix sont vraiment trop cher, j’utilise d’autres moyens (oui je sais, c’est moche). La qualité de lecture est moins bonne mais si je suis désespéré… 🙂 Néanmoins, j’aime de moins en moins utiliser « les autres moyens ». Avant je le justifiais en étant pauvre, mais je ne me sens plus de le faire. Donc je ne lis pas les livres trop chers.

Pour ceux qui lisent énormément

Pour ceux qui ont suffisamment de sous ou pour qui la lecture est une passion, cela permet de beaucoup lire dans de bonnes conditions. Dans ce cas-là, je m’intéresserais à l’offre Kindle Unlimited qui permet de lire parmi 20 000 livres en français ou 700 000 en anglais gratuitement pour un abonnement de 10 € par mois. Je ne lis pas assez pour que cela m’intéresse.

Pour lire mes notes, cours et autres documents de travail

Enfin, je me suis pas mal servi du Kindle pour réviser lors de mon dernier examen. J’ai pris mes cours en format .doc et je les ai converti en m’envoyant un mail en format .mobi (propriétaire d’Amazon), et j’avais ainsi toujours mes cours accessibles et sous une forme agréable. J’ai pu aussi surligner les passages importants (facile et pratique), prendre des notes (c’est plus galère) et revoir ces passages pour me faire des fiches.

Qu’est ce qu’on achète ? Description et  fonctions

Quel Kindle ?

Il y a plusieurs types de Kindle, celui de base, le Paperwhite et le 3G. J’ai celui de base, il vaut 60 €. Le Paperwhite (100 ou 130 €) est tactile et permet de lire dans le noir. Et le 3G (160 €) qui permet d’avoir une liaison 3G gratuite illimitée pour acheter des livres depuis partout. Les autres modèles sont Wifi. Perso, je ne vois pas l’intérêt des deux derniers. Je lis rarement dans le noir, le tactile n’est pas super réactif non plus, et le Wifi est suffisamment présent si je me trouvais un jour en rade de livre pour en trouver un même en déplacement.

Qu’est ce qu’un liseuse ?

Il faut comprendre que le Kindle n’est pas un tablette, c’est une liseuse électronique. Je vais dire certainement une bêtise mais je décris cela comme de l’encre liquide qui se déplace comme avec des aimants d’un ardoise magique. L’encre se met en position et on la page apparaît. On tourne la page, il faut une demi-seconde pour que l’encre se déplace et crée la nouvelle page. C’est magique. Donc c’est comme un livre, il n’y pas de rétro-éclariage ce qui est plus reposant pour les yeux. C’est surtout là le gros avantage de la liseuse sur une tablette.

Et cela consomme moins d’énergie. Une fois l’encre en place, il y a aucune consommation pendant la lecture de la page. Donc on peut lire plusieurs livres avant de devoir recharger la batterie.

Enfin, dernier détail, l’encre est noir. Donc, il y aura des nuances de gris (11, pas 50) du noir et du blanc. Pas de couleur, pas de vidéo, pas de bande dessinée couleur. Juste lire.

Une adresse mail

Quand vous achetez un Kindle vous recevez avec une adresse mail chez Amazon genre machin@Kindle.com. Cette adresse permet de communiquer avec votre Kindle. Tous ce que vous envoyez se retrouve sur votre Kindle. Vous avez un fichier Pdf par exemple, vous pouvez le mettre en pièce jointe dans un mail que vous envoyez à votre adresse machin@Kindle.com avec en objet du mail « convert » et dès la première connection wifi établie, le ficher converti en .mobi se retrouve sur le Kindle. La conversion est plutôt bonne à mon goût. La table des matières peut suivre. Par contre, pour les tableaux, la conversion de marche pas. Si vous ne mettez pas « convert » comme objet, c’est le fichier Pdf qui se retrouve sur votre Kindle et c’est beaucoup moins confortable à lire. Mais au moins les tableaux restent intactes et peuvent être lus.

Il y a un navigateur internet, mais franchement, c’est très laborieux avec le Kindle de base, l’affichage est long. Sans couleur, l’internet est presque illisible. Sans souris et sans tactile, le déplacement du curseur est long et pénible. Sans clavier, taper une adresse web est interminable. Donc, il vaut mieux oublier l’utilisation d’internet sur le Kindle. D’ailleurs, Amazon le propose de manière « expérimentale ».

Ce qui ne va pas dans l’objet : sa fragilité

C’est un produit léger, en plastique, agréable à manipuler mais SUPER fragile. J’en suis au troisième. J’en ai cassé deux. Pour le premier je n’avais pas acheté d’étui. J’emmenai le Kindle partout avec moi, et un jour d’été de 2012, après presque un an d’utilisation, j’ai mis trop de courses dans mon sac avec le Kindle, un poids a pressé dessus trop fort et trop longtemps, l’écran n’a pas cassé mais il est devenu inutilisable. Cela a donné des bandes blanches et noires sur Kindle et une partie de l’écran qui ne s’affichait plus.

Kindle cassé

1er Kindle cassé

Pour le deuxième Kindle, j’ai acheté une housse de protection, et je retirai le Kindle de la housse à chaque fois que je lisais. Et puis, un jour, je lisais allongé dans le train après une soirée et je me suis endormi dessus. Le verre a cassé. Je me suis aperçu que le vitre était super fine et très fragile.

Depuis j’ai acheté une housse qui je garde tout le temps sur mon Kindle, ce qui fait qu’il est plus solide mais plus lourd. Je retire la housse de temps en temps, mais je fais super gaffe :).

Kindle avec housse

Mais du coup, ça fait plus lourd : 300 g au lieu de 191 g. On passe du poids d’un smartphone à un demi iPad. Mais si vous achetez un Kindle, ce sera difficile de faire sans housse. Il faut donc rajouter le poids et le coût (15 € pour les moins cher).

Conclusion de la première partie

Dans cette première partie du guide du Kindle sans concession, j’ai fait des remarques générales sur le marché des livres en France, sur l’opportunité d’acheter ou non un Kindle. Dans la seconde partie, j’irai plus en détails sur l’utilisation de cet appareil.

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Garage à vélos

Economies réalisées par le vélo

Garage à vélos

Garage à vélo – Waterloo station – Londres

C’est le moment de faire un premier bilan et de calculer les économies réalisées par le vélo ou plutôt par le choix d’aller au travail en vélo.
Mais avant de faire ce calcul, je voulais rappeler quelques points :

  • Pourquoi j’ai pris un vélo pour aller travailler
  • Combien de fois par semaine je l’utilise
  • Ma tenue vestimentaire
  • Quelques conseils sur la route
  • Quels conseils d’achat je trouve important
  • Qu’en est-il du vélo électrique ?

et je terminerai donc par le calcul des économies réalisées

Pourquoi j’ai pris  un vélo pour aller travailler

J’habite un grande ville de province à environ 5 km de mon travail, un peu trop loin pour y aller à pied. Il y a un métro mais j’ai plutôt horreur du métro. Le choix du vélo s’est imposé avec un court calcul que j’ai fait il y a maintenant deux ans et demi. J’avais expliqué mes choix dans un article début 2014.

Combien de fois par semaine

Je prends le vélo au moins quatre fois par semaine. Je le prends aussi dans mes déplacements urbains professionnels et le week-end pour faire des petites courses. Je ne prends pas le vélo quand il y a trop de vent et sous la neige. En revanche la pluie ne me dérange pas. Enfin, si je suis très fatigué après un entraînement trop dur au Tai Chi par exemple, je prends le métro.

Ma tenue vestimentaire

J’ai rarement besoin de beaucoup de fringues. S’il fait trop froid, il y a souvent des chances qu’il neige, et s’il neige, je ne prend pas le vélo. Je peux parfois mettre quelques couches de vêtements (t-shirt, sweat shirt, pull, polaire) mais c’est relativement rare. L’avantage du vélo c’est qu’on a vite chaud en pédalant 🙂

Tenue grand froid ++

Tenue grand froid ++

Voilà ma tenue d’hiver grand froid. C’est à dire que j’ai du m’habiller moins de 10 fois comme cela cet hiver.  Je retire ou j’ajoute les couches selon les besoins.

Tenue de pluie

Poncho et guêtres

Et ma tenue de pluie. J’ai acheté un poncho et des guêtres sur Amazon sur les conseils d’un collègue. Il possède les guêtres depuis plus de 10 ans. Je l’ai vu arrivé à vélo un jour de pluie, il a retiré le poncho et les guêtres et il était complètement sec, pas une goutte nulle part. Du coup, j’ai acheté cette tenue sur le champ et je ne le regrette pas, je ne suis jamais mouillé. La capuche est réglable à l’arrière, il y a des sangles sous le poncho pour le tenir au guidon en roulant. Très pratique ! Je suis fan. Le seul problème, c’est en cas de grand vent, le poncho fait voile et vaut mieux être dans le sens du vent, sinon c’est la galère :(.

Quelques conseils de conduites pour les novices

Si vous décidez ou si vous connaissez quelqu’un qui veut mettre au vélo, voilà quelques conseils de sécurité, parce que face aux voitures, on est plus fragile.

– Anticiper : le maître mot est bien sûr « anticiper ». Cela devrait être le cas pour chaque conducteur quelque soit le véhicule, mais en vélo, c’est vitale. Le soucis c’est que les cyclistes sont minoritaires sur la route ou sur les trottoirs, donc les gens peuvent être surpris de nous voir réagir n’importe comment. Ça, c’est quand ils nous voient vraiment…

– Regarder les conducteurs, les passants… dans les yeux. Parfois, les gens nous regardent mais ne nous voient pas. Ils ont la tête ailleurs, pensent à autre chose, au prochain texto qu’ils doivent envoyer en conduisant etc. Il faut donc chercher leurs regards pour qu’ils nous voient. Si vous ne rentrez pas en contact avec le conducteur ainsi, faites très attention, peut-être qu’il va vous calculer, peut-être pas.

– Adapter sa position sur la route en fonction de la vitesse. Si mon différentiel de vitesse par rapport aux voitures est grand, je me colle à droite de la route. Si je vais à la même vitesse que les voitures (en descente par exemple), je me rapproche du centre.

– Avoir un trajectoire claire. Souvent les gens ont peur de nous car ils nous jugent imprévisibles. Car un vélo peut aller théoriquement partout : sur la route ou le trottoir. Si vous montrez vos intentions clairement, alors ils savent que vous n’êtes pas un danger et ils ne seront pas un danger pour vous.

– Sourire : car encore une fois, nous faisons peur. Rassurés, les gens ne feront rien d’anormal et vous pourrez anticiper leurs déplacements.

– Anticiper (oui encore 🙂 mais cette fois) le pire : je regarde toujours derrière moi, toutes les 20 secondes, le danger vient souvent de l’arrière : une moto qui double, un scooter qui double par la droite sur une piste cyclable, un voiture qui se rabat trop tôt pour tourner. Je n’ai pas mis de rétro sur le vélo parce que je n’ai pas confiance dans les rétro. J’ai passé le permis moto en Angleterre, et on nous interdisait de regarder dans le rétro mais on nous obligeait à tourner la tête. J’ai gardé cette habitude. Peut-être qu’un jour je mettrais un rétroviseur.

– Les piétons sont aussi souvent très dangereux surtout quand ils traversent au bruit. C’est à dire, quand ils n’entendent pas de voiture, ils pensent qu’il n’y a personne et traversent sans regarder.

– Protégez-vous : portez un casque, soyez visible (couleurs jaunes fluo etc), soyez éclairé, servez-vous de votre sonnette. Il y a peu de mort en définitif à vélo, et la moitié sont en rase campagne, mais il y une légère hausse ses dernières années, donc le problème ne disparaît pas. Pourtant, il y a normalement une corrélation inverse entre le nombre de cycliste et le nombre d’accidenté à vélo. Les voitures n’ont pas trop encore l’habitude de nous.

– Attention au Vélib, qui se prennent pour des piétons et qui sont souvent des cyclistes très inexpérimentés, voire dangereux.

– choisissez avec soin son trajet : au début, j’ai pris un trajet un peu plus long, mais plat et avec très peu de circulation. Ensuite j’ai pris un trajet plus direct, avec plus de circulation, mais je l’ai d’abord fait sur le trottoir et tant que je n’étais pas sûr de moi. Maintenant, je connais bien le trajet, je sais où les voitures peuvent me doubler, là où elle me voient mal etc.. Donc je suis capable d’anticiper plus de choses. J’ai repéré aussi des axes dangereux, où je ne m’aventure jamais, soit parce que la route est en très mauvais état, ou parce qu’il y a beaucoup de possibilités pour les voitures de tourner à gauche, ce qui crée des configurations dangereuses quand il y a beaucoup de traffic.

– Pour finir, la prévention routière a fait un petit guide pas inintéressant du tout. Vous le trouverez à télécharger sur cette page.

Conseils pour acheter un vélo

Il y a plusieurs bons articles sur internet (en voici un,) J’avais donné des détails dans ce blog dans cet article. Avec plus de recul maintenant, voici les points que je trouve important (dans l’ordre décroissant) :

– Prendre un VTC confortable (avec des roues de 28 « ) avec un guidon large. Le VTC est le bon compromis en ville. On peut facilement passer sur un trottoir, passer sur des graviers. On ne pas craint pas la crevaison. Le vélo est stable, la position est confortable. Le guidon large permet de bien respirer. Les roues de 28 » et la position le rend beaucoup plus « roulant » qu’un VTT.

– Prendre un beau vélo et léger. Il faut être fier de son vélo. il faut avoir envie de le prendre même quand on est fatigué. Ainsi, à force de le prendre, on n’imagine pas prendre autre chose, le vélo devient le véhicule du premier choix. Au fil des mois, je m’aperçois que j’utilise de moins en moins le métro. D’abord, je fatigue moins vite et puis, je suis toujours prêt à prendre le vélo. Prendre le métro est une organisation différente.

– Acheter le chez un marchand de vélo, pas sur internet et pas chez Decathlon ou autre supermarché du sport. Il faut pouvoir l’essayer, le faire régler et il ne faut pas prendre du premier prix. J’ai mis 500 euros dans ce vélo, on ne fait pas beaucoup moins cher pour la qualité et je ne regrette pas une seconde cet investissement. Et tant qu’à investir, acheter un bon cadenas, pas le premier ni le deuxième prix 🙂

Le vélo électrique ?

Perso, je ne me sens pas près. J’en ai essayé à Paris, lors d’une visite de groupe sur Paris insolite. On a visité le centre de Paris (le 1er, l’Ile de la Cité, St Germain) et c’était très bien pour un trajet court. Mais à acheter, cela coûte encore très cher. Ensuite, cela permet d’aller vite sans faire trop d’effort. C’est très confortable. Donc je vois bien à qui cela s’adresse, à des gens qui n’ont pas l’habitude de faire du vélo, ou qui sont en mauvaise forme. Mais je trouve cela un peu dangereux, parce que cela permet d’aller très très vite. Trop vite pour une piste cyclable, trop lentement pour la route, un peu comme un scooter qui se traîne. De plus, les pneus restent étroits comparés à un scooter, donc moins d’adhérence, moins bonne distance de freinage etc. Bref, ces trucs ne m’inspirent pas confiance. J’y viendrai sans doute un jour mais pas encore.

Bon alors le verdict. Est ce que j’ai économisé de l’argent à prendre ce vélo la plupart du temps ?

Économies réalisées

Je vais procéder ainsi pour calculer les économies réalisées en 2 ans et demi d’utilisation :

Calcul du coût du métro – Calcul des frais réel aujourd’hui = économies réalisées

Frais réelles

  • métro : 140 € * 2,5 ans : 350 €
  • achat du vélo : 500 €
  • autres équipements : poncho 25 + guêtres 14 = 30 €
  • révisons, entretien : 80 €
  • assurance vol première année : 50 €

TOTAL : 1010 €

Comparé au coût de l’abonnement de métro : 55 € fois 11 mois * 2,5 ans :

TOTAL : 1510 €

Donc 1510 – 1010 = 500 € d’économie en 2,5 ans
À ce rythme là, j’aurais économisé (à la louche) :

  •  3025 – 1350 = 1675 € en 5 ans
  •  6050 – 2060 = 4000 € en 10 ans

Bien sûr je ne parle pas de la hausse des transports qui risque d’arriver, ni des intérêts que l’argent économisé rapporte pendant toutes ces années.

Bon, je vais pas devenir riche avec le vélo, mais je vais resté en forme. Et en terme d’économies, les petits rivières font les grands fleuves 🙂

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