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Métro Boulot Dodo

Retraite ou indépendance financière ?

Métro Boulot Dodo

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Je voulais faire une mise au point avec moi-même et avec ce qui veulent car il est facile de confondre les concepts de retraite ou d’indépendance financière.

Quand je discute avec des amis sur mon projet d’indépendance financière, étant donné mon âge, il m’arrive de dire « Je veux prendre ma retraite à 57 ans ».

Je m’aperçois que cette phrase est souvent mal interprétée par mes amis surtout ceux qui sont encore en activité salariée.

En fait, je ne cherche pas à être à la retraite plus rapidement et je ne suis pas envieux de ceux qui sont à la retraite.

Mais je cherche à vivre mes passions, à faire ce que je suis vraiment fait pour, ce donne un sens à ma vie.

Je n’ai aucune envie d’arrêter de travailler pour suivre la prochaine coupe de monde de football/rugby, les prochains jeux Olympiques, travailler mon swing au golf ou faire toutes autres activités qui l’on attributs aux « seniors » (c’est à dire aux vieux qui ont des sous).

Oui, j’en veux au monde du travail et à la société en général de se tromper de chemin. Oui, je crois que le monde en général fait fausse route et n’a rien compris à rien et que cela a des conséquences de plus concrètes non seulement sur les pauvres de la planètes mais aussi sur nous, les pays riches (conséquences climatiques et sociales).

Mon travail actuel est intéressant et je ne suis pas vraiment en droit de me plaindre. Je ne fais pas d’heures supplémentaire, j’ai actuellement un des meilleur boss que je n’ai jamais eu et surtout j’aide des gens dans la merde, ce qui me donne une motivation supplémentaire pour me lever chaque matin.

Donc le problème n’est pas que je cherche à ne plus travailler mais je voudrais faire d’autres choses à plein temps qui ne rapportent rien, et donc je dois avoir mes propres sources de revenus. C’est tout.

A l’avenir, ou quand je quitterai mon boulot actuel, je dirais « je vais faire autre chose ».

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Smart verte

Quelles perspectives de retraite ?

Smart verte

Ce week-end, j’ai revu une vieille amie à qui j’expliquais ma démarche. En discutant avec elle, je me suis rendu compte que les choses sont très simples concernant ma situation économique et mes perspectives de retraite.

En France, de plus en plus de gens considèrent qu’il y a une fracture au travail, et qu’elle est même double. Il y a donc deux camps :

– En gros, 75 % des Français ont une situation sur le marché du travail stable, par exemple un CDI.

– Les autres 25 % sont des précaires du marché du travail, les premiers à trinquer à la moindre amorce de début de crise, les premiers dont les contrats ne sont pas renouveler et pour qui, joindre les deux bouts peut être au mieux incertains. Pour ces personnes, la poursuite de l’indépendance financière va être très très compliquée.

La fracture est double parce qu’il y a deux corrélations fortes :

– d’une part, les gens diplômés supérieurs sont ceux qui ont la situation stable, les CDI et tout le reste. (ceux de la première catégorie).

– d’autre part, les gens non diplômés (c’est à dire qui ont le BAC ou moins, oui le BAC ne vaut pas grand chose) sont ceux qui sont sans travail ou ont un travail très précaire (ceux de la seconde catégorie)

Donc premier conseil pour atteindre l’indépendance financière, avoir un diplôme supérieur, c’est encore un vrai remède contre le chômage.

Quels perspectives de retraite pour la première catégorie (et moi) ?

Alors, quand est-il des 75 % de « privilégiés » dont je fais partie. Quelles sont leurs perspectives ? Ils ont travaillé dur à l’école, quoique pas toujours, en tout cas, ils sont rentrés tard sur le marché du travail, donc ils risquent de le quitter tard aussi. En fait, c’est tout à fait ma situation. Je suis fonctionnaire après une reconversion professionnelle qui m’a pris en tout 5 ans (j’ai passé 2 diplômes d’état et 1 concours national et 2 examens d’entrée dans des écoles dans cet intervalle). J’ai 48 ans. Comme j’ai aussi voyagé pendant 4 ans sans cotiser à rien, ni avoir aucun revenu, il me manque un paquet de trimestres pour compléter les quotas :).

Mes perspectives  de retraite sont donc les suivantes. C’est très simple, j’ai deux possibilités :

– soit je fais comme pratiquement 100 % de tout le monde et je continue comme ça. (je veux dire comme je faisais jusqu’à il y a un an et demi). Je vais faire un travail que j’aime à peu près, sans trop me plaindre (parce qu’il y pire). Tous les jours, je vais me lever avec un réveil, sans avoir assez dormi pour passer 10 heures par jour absent de chez moi. Je vais rentrer crevé passer une partie de mes week-end à récupérer pour pouvoir recommencer le lundi suivant. Certes je vais prendre mes 6 semaines de congés payés (5 semaines + une semaine de RTT). Je risque de me « consoler » en dépensant mon argent dans des excursions touristiques dans des pays exotiques et en améliorant mon train de vie. Je vais certainement acheter des « iBidules » indispensables mais donc je n’avais pas besoin il y a 3 ans….et continuer ainsi jusqu’à ma retraite, à 67 ans. 67 ans, c’est optimiste, car la loi peut changer. Au moment de mon départ à la retraite, je ferai une fête car je pourrai enfin utiliser les dernières années de ma vie à faire ce qui vraiment m’intéresse en admettant que je ne tombe pas malade ou que je sois trop faible pour le faire. La dépendance des personnes âgées survient en moyenne vers 75-80 ans, cela me laisserait une bonne dizaine d’année sur toute une vie pour suivre mes passions et être au top de mon existence. Si tout va bien :).

(Presque) tout le monde me dit que c’est un choix raisonnable !

– L’autre choix est de tenter autre chose pour sortir de cette destinée dictée par des contraintes économiques auxquelles je n’adhère pas et vivre beaucoup plus tôt et plus longtemps ce à quoi j’aspire le plus.

Je sais pas vous, mais moi, je préfère la seconde option 🙂

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la mondialisation

Ce que je reproche au monde du travail (2)

la mondialisation

Le monde du travail.

L’autre jour, j’ai eu une conversation avec deux de mes amis et pour une fois nous avons parlé de nos travails et des dysfonctionnements dont nous étions témoins.

Apparemment, ces dysfonctionnements sont profonds et sources de grandes souffrances pour les usagers, les clients et aussi pour les employés. C’est une souffrance peut-être plus grande que la pression dont j’avais parlé dans un article précédent. C’est une souffrance plus grande car elle démotive les personnes qui essaient de leur mieux d’aider et de servir les clients et d’effectuer missions et tâches dont ils ont la charge. Parce qu’elle frustre les clients et usagers des services publiques qui ne comprennent plus rien, et qui voient que les choses empirent d’année en année, et parce qu’elle aliénie les employés qui se retrouvent dans une position intenable

La cause de ces souffrances semblent être l’absence de vision à long terme et les orientations qui vont toujours privilégier le court terme, pas cher mais pas forcément efficace, sur le long terme, plus cher.

Le court terme et le pas cher

Je vais tenter d’expliquer par un exemple que je connais bien (les SDF), mais le même processus existe dans d’autres secteurs du public et du privé, du secteur marchand ou non-marchand. Je vais essayer de faire simple, mais c’est difficile 🙂

Qu’est ce qu’un CHRS ?

En 1973, un outil, un dispositif a été crée qui existe toujours et qui s’appelle les CHRS, les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale. Cet outil est un centre d’hébergement pour hommes ou pour femmes ou pour familles où sont accueillis les SDF venant de la rue. L’idée est qu’on leur donne une chambre dans un structure collective avec d’autres SDF, qu’ils ont accès à des services communs (lave linge, salle de bains, cafétéria) et à des travailleurs sociaux, (assistant social, éducateurs spécialisés, médecin, psychologue etc.). Cela permet à une personne de se poser, de se soigner, de chercher un travail, une formation et de partir avec plus d’autonomie soit vers un logement autonome (avec un travail), soit vers un logement intermédiaire (type maison-relais, résidence sociale). Cet outil a très bien marché pendant des années. Il a fait face, c’est vrai, à des difficultés : la pénurie de logement, les chocs pétroliers et la crise du chômage et leurs conséquences : moins de logements disponibles à la sortie mais plus cher, baisse des salaires et manque de travail pour les personnes peu qualifiées. C’est vrai que faire fonctionner un CHRS coûte cher mais c’était efficace, universel et cet outil était équipé pour prendre en charge presque la totalité des problèmes rencontrés par les SDF (maladie psy, insécurité, addictions, violences, sortie de prison etc) pour offrir une vraie porte de sortie.

Cet outil, certes imparfait a été petit à petit, remis en cause, parce que quelqu’un à trouver qu’il coûtait cher et qu’on devait chercher à mieux faire avec moins de moyens (cela vous rappelle quelque chose :)).

Donc, on a commencé à raboter. Quand la CMU est arrivé, quelqu’un a dit, « on ne paie plus de médecin dans le CHRS, mais on délocalise à la médecine de ville, au médecin traitant ». « Cela fera des économies et il y a forcément un double emploi ». En effet , cela coûte moins cher, et on dirait qu’il y a double emploi. Sauf, que seul un médecin sur place dans le CHRS va pouvoir insister pour que quelqu’un prenne son traitement psy, son traitement anti-addiction etc. Les CHRS qui avaient vu leur effectifs se réduire sur d’autres postes ont commencé à ne plus pouvoir accueillir les personnes malades psy venant de la rue, ceux qui avaient des addictions trop importantes ou trop visibles pour le reste du groupe (plus de la moitié des SDF ont des pathologies psy). C’est à dire, que les CHRS ont commencé à ne plus faire leur boulot et à laisser les gens le plus en besoin d’aide, sans aide, car ils n’avaient plus les outils pour les aider. Ainsi, aujourd’hui, presque tous les CHRS n’acceptent plus les malades psy, les gens avec de fortes addictions, les prostitués, les sans-papiers (parce qu’il n’y pas de solutions administratives pour eux).

A bas le CHRS, Vive….

Alors on a crée d’autres dispositifs, d’autres outils. Le dernier en date est super :). Cela s’appelle « Un chez soi d’abord ». L’idée est de prendre une personne malade psy qui vit dans la rue, avec ou sans addiction, et de lui donner tout de suite un logement dans un immeuble normal avec des voisins normaux ; et d’étayer cette mise dans le logement avec des travailleurs sociaux, assistant social, éducateurs, infirmiers, médecins psychiatres etc. (toute l’équipe au grand complet des « anciens » CHRS). Cela coûte moins cher que le CHRS (pas de bâtiment, cantine etc à gérer), sauf que cela crée d’autres problèmes, parce que certains voisins se sont retrouvés avec des personnes qui venaient déféquer devant leurs portes, invitaient d’autres sdf se mettrent à l’abri, se mettaient à dealer dans l’immeuble etc. Cela faisait désordre 🙂 et on tourne en rond. Mais bon, admettons que cela marche dans la plupart des cas, (ce qui je crois n’a pas été prouvé), je suis prêt à parier que dans quelques années, quelqu’un d’intelligent dira que : « ce dispositif coûte un peu cher » et « est ce qu’on ne pourrait pas supprimer un poste de ci de là ? ». Et on rendra cet outil devenir aussi inefficace que les autres (CHRS, Maison-relais etc..) dans quelques années. Fin de l’exemple.

Mort au RASED

Mes amis me racontèrent le même type d’histoire dans l’éducation nationale. L’aide aux élèves en difficultés est un mille-feuille de dispositifs tout aussi inefficaces les uns que les autres. Cela a d’ailleurs été relevé par la Cour des Comptes. Alors qu’il y a quelques années, on avait le RASED (en interne), les CMPP ou la guidance infantile (en externe) qui traitaient le problème à la racine. Les RASED ont été fermés. Les CMPP existent toujours, sont toujours efficaces, mais croulent sous les demandes et les listes d’attente sont très longues. Quand le gamin arrive finalement à entrer au CMPP et voir un psy, un orthophoniste ou un psychomotricien, il a perdu une à deux années. Le problème a depuis, pris de l’ampleur et a entraîné des retards importants et des pertes de confiance, des troubles du comportement grave, nécessitant une orientation spéciale. C’est deux années bien gâchées, qu’on ne rattrape pas toujours. Alors que si on avait corrigé le tir tout de suite, on aurait économisé des mois de prises en charge. Mais voilà, les CMPP, ça coute cher, alors on a tenter de faire de fausses économies en limitant leurs nombres et leurs places. D’où les listes d’attente.

Dans le privé aussi

Dans le public, la question du coût est toujours posée, car les gens verront toujours le service public comme un coût. Dans le privé, on la pose aussi, mais seulement quand l’entreprise traverse une difficulté économique. Par exemple, un récession mondiale, une hausse des produits pétroliers, une guerre dans une partie du monde. Alors la question se pose, et en général, on supprime des postes et on crée un nouveau dispositif ou on externalise. Dans le meilleur des cas, on ne remplace pas les départs à la retraite, et les services tournent comme ils peuvent. L’effet pernicieux, est que l’on perd des compétences. Car encore une fois, le salarié est vu surtout comme un coût dans ces périodes. La conséquences de cette perte de savoir faire, est que quand l’activité peut repartir, quand la crise est passée, on n’a plus personne capable de faire le boulot, donc on fait appel à l’extérieur, et cela coûte beaucoup plus cher et on prend du retard. Boeing a fait face à ce problème il y a quelques années, et quand l’activité est repartie, ils ont venus débaucher des salariés d’Airbus. On voie très bien que le problème n’est pas que français, pour une fois. Depuis, Airbus a décidé de faire comme Boeing 🙂

Je prends le pari que la France ne profitera pas beaucoup de la baisse de l’Euros et la baisse du pétrole, car nous avons perdu nos compétences. Les Allemands  ont réagit différemment lors de la dernière crise en faisant le gros dos. Ils ont gardé le personnel mais ont utilisé le chômage technique, parce qu’ils savent que sur le long terme, ils y gagneront. « Sur le long terme », tout est dit.

Ce que je veux pointer dans cet article beaucoup trop long pour risquer d’intéresser quelque internaute, bien plus que les mécanismes économiques qui conduisent à ces dysfonctionnements, ce sont les pensées derrière ces décisions : il faut que tout soit rentable ou bon marché tout de suite.

Pour les salariés ou tous les acteurs, c’est terrible, car on voit les choses se désagréger petit à petit alors que le discours autour est toujours autour du progrès (« on améliore les choses avec un nouvel outil, un nouveau dispositif »). On peut devenir schizo a attendre une chose et constater une autre :). Moi qui n’était pas cynique, mais plutôt toujours partant, optimiste, j’ai appris à le devenir. Je pense qu’une grande part du malaise au travail vient de ces dysfonctionnements.

Maintenant qu’on a dit cela, que fait-on ? et quel rapport avec l’indépendance financière ?

Là, je vais plagier un bout d’article de Mister Money Mustache, sans son talent bien sûr. On pourrait (et certains le font) manifester pour demander à ce quelqu’un (l’Etat) change les choses et rendent le monde meilleur, ou on peut décider de prendre les choses en main soi-même en sortant du système  et en ne liant plus son activité à un salaire. C’est à dire en atteignant son indépendance financière.

Ainsi on peut choisir sa propre voie, ses propres outils pour être efficace et travailler à bon escient. Bill Gates, qui est certes un exemple extreme, se pose d’abord la question de l’efficacité des outils qu’il met en place dans ses actions caritatives, plutôt que de ses coûts. C’est pour ça que son association à une telle bonne réputation de rentabilité des fonds utilisés.

Je n’ose imaginer un monde où l’on consomme beaucoup moins, où tout le monde travaillerait non pas pour l’argent mais pour le plaisir d’être utile à leur communauté, où les choix justement ne se feraient en terme de coût mais en terme de service rendu. Comme je n’ose l’imaginer, je vais quand même dans cette direction, parce que tout autre direction me paraît complètement absurde.

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Pour les anglophones uniquement, c’est une autre explication de pourquoi tout va mal (et notamment le monde du travail) que je trouve assez vraie et très drôle.

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relax

Calculer mes besoins de financement pour le reste de ma vie

Jusqu’à présent, j’étais un peu embêté pour calculer les revenus passifs que je devais générer pour être indépendant financièrement.

En effet, j’avais du mal à incorporer d’une manière élégante les revenus de la retraite « officielle » que je toucherai (peut-être, vu que c’est pas nous qui décidons) passé 67 ans.

Les autres bloggueurs que j’ai lu atteignent l’indépendance vers 30 ou 40 ans, donc ne se préoccupent pas de cela, et d’autres le font pour calculer leur retraite, car dans certains pays, ils toucheront pratiquement rien de leur retraite officielle

J’ai donc tout mis sur un tableau Excell (en fait Calc de Libre Office) et calculer lignes par lignes ou année par année mes besoins de financement.

Le raisonnement est le suivant
Au départ, je suis parti de ce que j’aurais besoin à 67 ans (quand théoriquement je toucherai la retraite) par mois, et par an.
Multiplier par 25 (pour un taux de ponction* de 4 %) ou par 20 (pour un taux de ponction de 5 %) pour savoir le capital nécessaire afin de vivre des revenus passifs. Le résultat est environ 100 000 € en capital.

* Pour être bien clair, en appliquant un taux de ponction sur mon capital de 4 %, et si j’ai 100000 € de capital, je pourrais ponctionner 4000 € par an.
Ensuite il faut calculer combien j’aurais besoin pour vivre de 53 ou 55 à 67 ans, pour qu’il me reste 100 000 euros en capital.

En pratique
Ca c’était la théorie, mais j’ai voulu voir en pratique ce que cela faisait. Surtout que je ne me sens pas lié par le taux de ponction de 4 %.

C’est pour ça que je trouve que c’est plus simple de faire un tableau Excell. Et cela donne des résultats intéressant.
Dans le tableau besoin, je recherche le besoin de revenu passif. Ce qu’il faut que je génère à partir de mon capital

Voici un exemple pour 1100 € par mois – départ 55 ans – intérêt calculé à 5 %

AGE RETRAITE BESOINS PONCTIONS SUR K CAPITAL INTERET +
90 7377 5823 5 738 1 705 85
89 7377 5823 5 465 7 169 358
87 7377 5823 5 204 12 374 619
86 7377 5823 4 956 17 330 867
85 7377 5823 4 720 22 051 1 103
84 7377 5823 4 496 26 546 1 327
83 7377 5823 4 282 30 828 1 541
82 7377 5823 4 078 34 906 1 745
81 7377 5823 3 884 38 789 1 939
80 7377 5823 3 699 42 488 2 124
79 7377 5823 3 522 46 010 2 301
78 7377 5823 3 355 49 365 2 468
77 7377 5823 3 195 52 560 2 628
76 7377 5823 3 043 55 603 2 780
75 7377 5823 2 898 58 501 2 925
74 7377 5823 2 760 61 261 3 063
73 7377 5823 2 629 63 889 3 194
72 7377 5823 2 503 66 393 3 320
71 7377 5823 2 384 68 777 3 439
70 7377 5823 2 271 71 047 3 552
69 7377 5823 2 163 73 210 3 660
68 7377 5823 2 060 75 269 3 763
67 7377 5823 1 961 77 231 3 862
66 0 13200 8 894 86 125 4 306
65 0 13200 8 470 94 595 4 730
64 0 13200 8 067 102 662 5 133
63 0 13200 7 683 110 345 5 517
62 0 13200 7 317 117 662 5 883
61 0 13200 6 968 124 630 6 232
60 0 13200 6 637 131 267 6 563
59 0 13200 6 321 137 587 6 879
58 0 13200 6 020 143 607 7 180
57 0 13200 5 733 149 340 7 467
56 0 13200 5 460 154 800 7 740
55 0 13200 5 200 160 000 8 000

Donc d’après le tableau, si j’ai 160 000 euros à 55 ans, je peux vivre avec 1100 euros par mois, sans problème jusqu’à 90 ans. Et après ? Je vais en parler plus bas. Mais d’abord d’autres questions :

Pourquoi 7377 € de retraite ?

C’est le minimum que je pourrais toucher. C’est en fait le mimimum que quelqu’un peut toucher. C’est la minimum vieillesse ou ASPA (Allocation Solidarité Personne Agées) pour un couple, divisé par deux. Il se peut que ma retraite personnelle soit supérieure à cela, mais j’ai pris les chiffres les plus pessimistes.

Pourquoi 4 % ou 5 % de ponction ?

C’est une règle assez commune aux US, il s’agit d’évaluer la taux de ponction maximum sans entamer le capital. Le calcul se fait sur la base d’un taux de rendement de 7 %, on enlève l’inflation et on provisionne pour les années de crash. La retraite est une affaire personnelle, et chacun essaie d’optimiser ses choix (ici par exemple). Il y a donc des recherches très sérieuses qui ont été faites. Et en fait, les articles que j’ai lus concluent souvent que le taux optimum est compris entre 3 % et 7 %, selon que les années de crash boursiers* arrivent au début ou plus tard. En gros à 3 %, il n’y aucun risque de perdre du capital, même en années de crash.

*En année de crash, on peut vivre suivant deux stratégies. D’abord, il reste toujours les dividendes, même si le cours des actions plongent, et puis il y a les réserves soit en cash (deux années de vie), soit en obligations. Il faut tenir deux ans (c’est la durée d’un crash en moyenne). C’est pour ça qu’il faut avoir une portion de ses investissement en cash ou en obligations.

Je ne suis pas sûr que cette s’applique à moi de toutes façons en France à moi. Pour deux raisons :
– nous avons ce qu’on appelle le minimum vieillesse ou ASPA qui est une sorte de revenu minimum de la retraite. En France actuellement, on ne peut pas gagner moins de 615 euros par mois après 67 ans pour un couple (790 pour une personne seule).  Ce miminum vieillesse (social security) est comparativement plus bas pour l’américain moyen semble t’il, et on ne peut pas vivre confortablement avec. C’est pourquoi on voit pleins de personnes âgées reprendre le travail, bien qu’ils ont plus de 80 ans. Si vous tapez « social security » (c’est à dire « retraite minimum ») dans Google, les premiers résultats informent comment combiner un salaire avec le paiement de cette retraite. Donc aux US et au Canada, ne plus avoir de capital n’est pas envisageable et entamer le capital est une hypothèse sérieuse. Pour moi, si j’entame petit à petit le capital pour qu’il ne me reste plus rien à 85 ans ou 90 ans, cela ne me pose pas de problème, car il me restera le minimum vieillesse.

– Donc, si j’ai 85 ans, et me retrouve au minimum vieillesse. Admettons que je sois en pleine forme, je choisirai de vivre dans un appart plus petit ou passer plus de temps à l’étranger, mais cela ne m’empêchera pas de vivre mes passions.
Si je ne suis pas en pleine forme, je peux aller dans une maison de retraite qui accepte l’aide sociale.
Donc dans les tableaux Excell j’ai joué à voir les conséquences d’un taux de ponction plus important (qui entamerait le capital plus vite), pour voir à quel vitesse un capital pouvait se rétrécir.

Pourquoi 5 % d’intérêt ?

j’ai baissé le taux moyen de 7 % pour tenir compte des impôts sur le revenu, taxes, et prélèvement, qui viennent lors de la vente d’actions er autres produits financiers et puis pour être pessimiste.

Le verdict 

Donc je me suis amusé à faire plusieurs tableaux, en jouant avec les variables. Et si je décidais de vivre avec 1100 euros par mois ou 1000 euros par mois. Et si je décidais de partir dans 8 ans à 53 ans ? au lieu de 10 ans, à 55 ans ?

1000 1100 1200
53 150 000 170 000 190 000
55 140 000 160 000 180 000

Voilà, c’est une indication, non ?

Si je regarde avec mes prédictions de capitalisation, cela me soulage pas mal. J’avais prévu d’accumuler 214000 euros d’ici 2024 (dans 10 ans). Je sens que le chemin est long mais le but est atteignable 🙂

Étang de Sologne

Pourquoi je n’aime pas l’âge légal de la retraite

retraite

Pas tout à fait mon idée de retraite

Je ne sais pas si vous avez calculé votre âge de départ à la retraite, mais pour moi, dans le meilleur des cas, c’est 67 ans et je ne suis pas sûr d’avoir suffisamment cotisé pour avoir une retraite complète, soit environ 50 % de mon salaire actuel (les primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite).

Je sais que cet âge a fait l’objet de nombreuses discussions mais je ne suis pas sur que les gens qui ont négocié pour moi avaient bien compris mes attentes 🙂 Je ne leur en veux pas, mais c’est une des raisons que je veux sortir de ce paradigme

Oui, l’âge légal de la retraite me pose problème

  • À 67 ans, je ne suis pas sûr de pouvoir faire tout ce que je veux faire de ma vie, et que je ne peux faire maintenant car je travaille à temps plein.
  • À 67 ans, je ne suis pas sûr d’être ne bonne santé. Certes l’espérance de vie augmente en général, mais l’espérance de vie en bonne santé diminue (autour de 65 ans en fait)
  • J’ai vu mon père partir à la retraite à 57 ans, en relative bonne santé pour être diagnostiqué 3 ans plus tard d’un cancer qui mettra 11 ans à se révéler fatal. 14 ans de retraite, donc 11 ans à se battre contre la maladie (moults rendez-vous, chimios, plus les incertitudes entre deux résultats d’examen) tout en essayant d’être heureux. Je sais que ce n’est pas ce qu’il avait prévu. Je pourrais partir à la retraite à 67 ans, tombé malade à 70, mourir à 81 ans, et je serais dans les statistiques, non ?
  • Je ne conçois pas la retraite comme une période de loisirs infinie, à regarder le sport à la télé et entretenir mon réseau social et mon jardin. J’ai toujours aimer faire des choses, construire, apprendre, aider, et je ne vois pas pourquoi je devrais m’arrêter tout d’un coup.
  • Je ne comprends pas pourquoi je devrais vivre avec 50 % de mes revenus du jour au lendemain. Franchement, quel genre de vie cela encourage ? Justement, regarder la télé et cultiver mon jardin. Je préférerai laisser tout cela si je peux.
  • Les choses que je veux faire en dehors de mon travail sont beaucoup plus importantes que ce que je fais à mon travail. Disons, pour le formuler autrement, je ne suis pas sur que le fait de travailler toute ma vie fera que j’aurais réussi ma vie. Je voudrais poursuivre mes passions. Pourtant, j’adore mon travail. je me sens utile, compétent et apprécié. Le seul reproche que je ferais à ce boulot est que je suis aussi souvent trop pris, stressé. J’ai l’impression de perdre pied devant la quantité de choses à faire et que j’ai beaucoup de responsabilités et cela pèse sur mes nuits.
  • 67 ans, c’est dans 20 ans, et cela fait long. J’ai commencé à travailler à plein temps il y a 27 ans. Et quand je dis à plein temps, c’était jamais moins de 60 heures par semaine pendant les 9 premières années de ma vie professionnelle. La première fois où j’ai travaillé 40 heures par semaine, j’ai cru que j’étais à mi-temps :).
    Et travailler autant pour quoi ? Qu’est ce que je peux retenir. J’ai lu quelque part que si on travaillait tous à mi-temps, on pourrait vivre avec le PIB des années 1980. C’était pas mal les années 80. Les années 80 plus internet et moins la musique de merde de cette époque et je serais très content. Imaginez les conséquences sur la société de tout ce temps libre ! Je ne sais par où commencer 🙂

Mes conclusions

  • On n’a jamais assez d’argent, donc je ne vais pas cherché à être riche ou à gagner plus. Ce combat ne m’intéresse pas, je ne suis pas matérialiste (je ne crois pas que les choses peuvent me rendre heureux), je suis plutôt minimaliste dans l’âme (ma femme l’est moins, c’est pourquoi on a un peu trop de choses à mon goût :). Et je sais d’expérience qu’on peut vivre avec très peu, du moment qu’on n’a plus de stress et qu’on a un peu de temps.
  • On a rarement assez de temps pour suivre ses passions. En tout cas, actuellement, je n’ai pas ni le temps, ni l’espace dans mon esprit pour poursuivre toutes mes passions.
  • Je ne vois qu’une porte de sortie : atteindre une certaine indépendance financière pour avoir le temps de vivre. A moi d’en définir le seuil et les moyens d’y arriver. Le plus tôt sera le mieux 🙂