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Denia - Province de Valence

100 articles publiés

Denia - Province de Valence

Denia – Province de Valence

Je m’aperçois que la barre des 100 articles publiés a été franchie au mois de septembre. Une occasion pour moi de faire le point sur ce blog.

Ce que écrire un blog public m’a apporté et qui était prévu

Dans un de mes tout premier article (peut-être même le premier), j’avais écris mes raisons d’ouvrir un blog. Je voulais avant tout enregistrer mes progrès et mettre au clair mes pensées. Une autre raison était que je voulais « rendre des comptes » (be accountable en anglais), c’est à dire prendre quelqu’un à témoin. En effet, il y a plusieurs facteurs qui aident à prendre de nouvelles habitudes et les garder dans le temps. J’en ai déjà parlé dans un article. Un de ces facteurs est de prendre un témoin. C’est aussi donc le but de ce blog. Je ne me suis jamais investi sur un projet à si long terme (atteindre l’indépendance financière en 10 ans ), et ce projet est très important pour moi. Je voulais mettre le maximum d’atouts de mon côté.

Je vois le minimalisme comme une habitude à prendre, un muscle a éduquer.

Donc ce blog a rempli ses objectifs pour le moment. Mes pensées sont plus claires et je suis toujours en course pour l’indépendance financière.

Ce qui ce blog m’a apporté aussi.

Je suis surpris des transformations qui sont intervenus subtilement dans ma vie. Parce que j’ai mis mes idées au claires et parce que j’ai suffisamment réfléchi sur les sujets qui m’intéressaient, j’ai eu envie et j’ai pu aller plus loin.

Ecrire un livre

Une de mes raisons de ce blog était d’apprendre à écrire. Je ne sais pas si mon écriture est agréable à lire (c’est mon seul but) mais je n’ai jamais écrit autant. En plus d’un article par semaine, j’ai commencé à écrire un livre, un roman de fiction dans l’univers du voyage. J’ai écris 200 pages sans réelle difficulté. Cela faisait des années que j’avais ce projet mais je ne me sentais pas capable de le faire et je n’avais pas la capacité mentale de me concentrer sur un tel projet.

Bien sûr, j’ai pris du retard. Il me reste deux relectures à faire, puis je l’enverrai à mes éditeurs/correcteurs, puis je devrais relire le tout, trouver un titre, une couverture avant de commencer le processus de publication. Je pensais le publier pour le mois de septembre, j’ai revu mes objectifs. je serai content s’il sort pour Noël.

Une nouvelle passion

Une des conséquences de l’écriture de ce livre est que je me suis mis à courir. Écrire est un acte tellement statique que j’avais besoin de me défouler, de prendre l’air et de ne penser à rien de temps en temps. J’ai acheté des chaussures, puis je me suis mis à courir. Je me suis souvenu du concept de ChiRunning, puis de fil en aiguilles j’ai lu Born to Run (Né pour courir) et je prépare maintenant un marathon, pour le plaisir, pas pour la performance. Je trouve que courir, si on le fait correctement, pourrait être un excellent moyen de transport minimaliste 🙂

Une nouvelle recrue

L’autre nouvelle de ce blog est que me femme est en train de ma rejoindre dans ce projet. Je savais qu’elle allait le faire un jour ou l’autre car le projet d’indépendance financière est tellement proche de nos valeurs (simplicité, service, aller à l’essentiel etc..). Mais ce n’est pas une décision facile à prendre car, encore une fois, on va dans le sens inverse de la société qui nous pousse à dépenser tout ce que l’on a, et même ce que l’on a pas. Auparavant, ma femme n’était pas contre, mais elle ne voyait pas comment cela était possible et si le jeu en valait la chandelle. Je crois que ma constance dans mon engagement sur cette voie a fini par la convaincre.

Il y a un phénomène sociologique intéressant qui me donne beaucoup d’espoir. Ce phénomène a été découvert et étudié par Serge Moscovici, le père de Pierre Moscovici, l’homme politique le commissaire européen. Le phénomène en question est « l’influence minoritaire à l’innovation ». C’est une phénomène complexe avec de multiples facettes mais ce que j’ai retenu est que l’innovation vient toujours de ma minorité et que la minorité, si elle reste convaincue, finira par convaincre la majorité.

Si on observe un groupe de personne et dans ce groupe, une personne qui a une opinion radicalement différente (vraie ou fausse), et si elle répète toujours la même chose (quelque chose de faux par exemple comme « le ciel est rouge »), au début les gens réfutent la parole, puis un jour quelqu’un doute, puis se joint à la personne (là la personne seule a maintenant un allié). A la fin, la majorité du groupe changera d’avis pour penser que le ciel est effectivement rouge. Cela marche à tous les coups, même avec cet exemple. Ces expériences ont été vérifiées et reproduites et sont maintenant indisputables. Il me semble que les hommes politiques utilisent beaucoup ce phénomène. Je pense à Bush fils avant la guerre en Irak, peut-être aussi cela expliquera la montée du nazisme en Allemagne, ou de Marine Le Pen en France.

Je m’égare un peu, mais la consistance a des qualités de persuasions réelles, et c’est peut-être ce qui a su convaincre ma femme :).

Conclusion

Bon, malgré les dépenses excessives de ces derniers mois, je reste dans la course. Plus je réfléchis au problème, plus je suis persuadé de faire le bon choix. Parfois je n’ai pas assez de courage pour tenir le cap, mais ce blog, en me rendant « accountable » me sert à rester sur ma route. Donc, tout va bien. Je continue 🙂

Métro Boulot Dodo

Retraite ou indépendance financière ?

Métro Boulot Dodo

Métro Boulot Dodo

Je voulais faire une mise au point avec moi-même et avec ce qui veulent car il est facile de confondre les concepts de retraite ou d’indépendance financière.

Quand je discute avec des amis sur mon projet d’indépendance financière, étant donné mon âge, il m’arrive de dire « Je veux prendre ma retraite à 57 ans ».

Je m’aperçois que cette phrase est souvent mal interprétée par mes amis surtout ceux qui sont encore en activité salariée.

En fait, je ne cherche pas à être à la retraite plus rapidement et je ne suis pas envieux de ceux qui sont à la retraite.

Mais je cherche à vivre mes passions, à faire ce que je suis vraiment fait pour, ce donne un sens à ma vie.

Je n’ai aucune envie d’arrêter de travailler pour suivre la prochaine coupe de monde de football/rugby, les prochains jeux Olympiques, travailler mon swing au golf ou faire toutes autres activités qui l’on attributs aux « seniors » (c’est à dire aux vieux qui ont des sous).

Oui, j’en veux au monde du travail et à la société en général de se tromper de chemin. Oui, je crois que le monde en général fait fausse route et n’a rien compris à rien et que cela a des conséquences de plus concrètes non seulement sur les pauvres de la planètes mais aussi sur nous, les pays riches (conséquences climatiques et sociales).

Mon travail actuel est intéressant et je ne suis pas vraiment en droit de me plaindre. Je ne fais pas d’heures supplémentaire, j’ai actuellement un des meilleur boss que je n’ai jamais eu et surtout j’aide des gens dans la merde, ce qui me donne une motivation supplémentaire pour me lever chaque matin.

Donc le problème n’est pas que je cherche à ne plus travailler mais je voudrais faire d’autres choses à plein temps qui ne rapportent rien, et donc je dois avoir mes propres sources de revenus. C’est tout.

A l’avenir, ou quand je quitterai mon boulot actuel, je dirais « je vais faire autre chose ».

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Pourquoi suivre ses passions

« On dit qu’il y a deux millions de demandeurs d’emploi dans le pays. Ce n’est pas vrai. Pour beaucoup, de l’argent leur suffirait » Coluche

Jusqu’à présent j’ai évoqué surtout le « comment » et très peu le « pourquoi » de l’indépendance financière.
Perso, je ne cherche pas à atteindre cette liberté pour me la couler très douce et ne rien faire de mes journées. Ce serait une grossière erreur.
Jacob Frisker écrivait dans un article (que je n’ai pas retrouvé, désolé) qu’il voyait plusieurs types de personnes indépendant financièrement, et que parmi ces trois types, celui qui n’avait pas de projet pour le temps libre qui se dégageait, inévitablement se remettait à travailler au bout de quelques temps. Jacob doit parler d’expérience.
Je suis du même avis d’un point de vue théorique.

Il me semble qu’il faut deux choses pour tenir et rester sans emploi dans notre société actuelle : une bonne estime de soi, et un projet qui tient la route pour résister.
Une bonne estime de soi :
Nous sommes une société (française, occidentale, de plus en plus individualiste) qui met un accent important et à mon avis démesuré sur le travail et l’identification par le travail. Quand on rencontre quelqu’un, la question arrive au bout d’un moment « Qu’est ce que vous faites ? ». D’expérience, je me suis rendu compte que quand je répondais « rien » ou « je recherche » ou « je fais une pause » etc, je me heurtais au mieux à un silence gêné. Les amis, la famille aussi ne peuvent s’empêcher de s’inquiéter. Ayant habité presque 10 ans en Angleterre, je peux assurer que ce n’est pas une question qui venait facilement là-bas et quand je la posait (par habitude culturelle), je comprenais vite que les gens y répondaient pour être polis plutôt que parce qu’ils trouvaient ce sujet de conversation intéressant. Cela m’a surpris aussi aux Etats-Unis, les Américains qui aiment tout quantifier et évaluer, se moquent pas mal du type de travail que l’on fait et comme en Angleterre, ce n’est pas absolument pas la question qu’ils posent. L’Angleterre m’a permis d’apprendre à faire la distinction entre qui je suis (ce que à quoi j’aspire, mes valeurs, mes projets), et ce que je fais pour vivre qui, après tout, peut être temporaire, alimentaire ou effectivement correspondre à ce que je suis. Personne n’oublie de faire la distinction.
De retour en France, je trouve que les choses évoluent au fil des années, peut-être parce que il y a 4 millions de personnes au chômage ou sous-employés en ce moment, ou peut-être parce que j’ai déménagé en province
Quoiqu’il en soit, j’ai vu autour de moi des amis qui ont fait des pauses volontaires dans leur carrières, et qui l’ont très mal vécu. Une fois passé l’euphorie des premiers mois, le sentiment de ne plus avoir sa place ou plutôt d’être à côté de la société l’a emporté. Ils avaient l’impression d’être dans une sorte de décalage. C’est renforcé quand le conjoint continue de travailler. Jalousie, condescendance, incompréhension, tensions peuvent s’installer assez vite dans le couple sournoisement, ou avec ses amis, ses voisins. Pour les personnes seules, c’est aussi le même vécu. personne n’a besoin d’un partenaire « miroir » pour ressentir cela, la société le fait très bien. En fin de compte, comme les résultats sont à l’opposé des effets escomptés, le doute fini par s’installer, la perte d’estime de soi et la dépression peut subvenir.
Donc, il faut une bonne dose de bonne estime de soi et une force de caractère pour endurer ces pressions sournoises et implicites.

Et là, avoir un ou des projets, une passion ou une mission aide dans ce sens. Les Anglo-saxons utilisent le mot « purpose » qu’on peut traduire par « dessein ».
Mais « dessein » sonne trop comme « destin », « destinée » qui ont souvent une connotation passive, victimisante. « C’est ton destin », en gros t’y peut rien. Alors qu’il devrait y avoir une vision, des valeurs et surtout de la volonté dans le mot « dessein » et dans le mot « destin » (à mon sens).
J’ai vu mes parents partir à la retraite relativement jeunes, mon père avait 57 ans, et 40 ans de bons et loyaux services dans une entreprise passé à gravir tous les échelons en commençant par le plus bas. Ma mère s’est arrêtée de travailler en même temps, à 50 ans. Pendant trois ans, ils rattrapèrent le temps perdu, visitèrent toutes les amis, les lieux qu’ils n’avaient pu voir par manque de temps pendant leurs années à travailler. Puis au bout de trois ans, la machine s’est enrayée, ils sont rentrés un jour à la maison et commencé à se refermer sur eux-mêmes, surtout mon père. Ma mère, elle, était déjà très impliqué dans des associations. J’habitais à Londres à cette époque, et je rentrais tous les 6 mois, passer quelques jours avec eux. Je me souviens un de ces jours de visite bi-annuel, ma mère était venu me chercher à la gare. J’étais étonné que mon père ne soit pas là avec elle. Quand je suis rentré dans la maison, mon père était assis à la table de la cuisine, faisant des mots-croisés. Je l’embrassai et lui demandai de ses nouvelles. Il me répondit à peine. Je me suis tourné vers ma mère ne comprenant pas l’attitude inhabituelle de mon père.
Elle lui dit : « Allons, tu pourrais dire bonjour à ton fils ».
Il ferma son magazine et dit en colère : « Si on ne peut même plus faire ses mots-croisés tranquille alors… ». Je gardai de ce séjour le sentiment amer que je le dérangerais et que lui, tournait en rond, ne savait pas quoi faire de son temps. La société lui reconnaissait le droit de se reposer, cela ne faisait de doute à personne autour de lui, mais lui n’avait pas l’habitude de vivre sans challenge.
Un mois plus tard, on le diagnostiqua avec son premier cancer. Sa vie repris, d’un  seul coup, un sens : vivre, survivre le traitement et durer le plus longtemps possible pour ma mère, ses enfants et ses petits-enfants.
Je pense, qu’en quelque sorte, le cancer lui a permis de reprendre sa vie en main, d’y donner un sens et un dessein. Ma mère était là, ses enfants, ses petits-enfants, et il avait repris sa place dans la famille, celle du patriarche aimant et bienveillant à qui nous pouvions, de nouveau, nous tourner pour des conseils. Sans le cancer, je ne suis pas sûr qu’il ait pu trouver si vite un nouveau rôle, une nouvelle mission.
Cette histoire très personnelle illustre une philosophie plus générale sur le bonheur auquelle j’adhère pleinement. Pour moi, il y a deux types de bonheur. Il y a le type de bonheur qu’on obtiens après la cessation d’une souffrance et le bonheur qui vient de notre « contribution » au monde.

Le premier type de bonheur est expliqué très bien par les bouddhistes, mais ils ne sont pas les seuls à en parler ou en admettre d’existence. Un exemple couramment utilisé est celui de s’assoir sur un banc. Quand je marche longtemps, je suis content de trouver un banc où m’assoir. Je suis fatigué et je m’assois et là, un bien-être m’envahit. Pour peu que la vue soit plaisante, qu’il ne pleuve pas et je me dis : « On n’est pas bien ici ? ».
Mais au bout de quelques temps, l’assise va devenir inconfortable, le bois du banc devient petit à petit trop dur pour mes fesses et avant que je m’en aperçoive, je suis debout prêt à repartir « Ca fait du bien de marcher un peu ». En y regardant bien, ma vie est une succession de séquences qui suivent exactement le même thème. Autre exemple : je vais me coucher tous les soirs épuisé et le réveil sonne toujours trop tôt. Mais le samedi matin, je pourrais resté au lit aussi longtemps que je l’ai rêvé, mais, le lit n’est plus douillet et puis j’ai faim. J’ai faim, et puis j’ai trop mangé, et j’ai envie de me recoucher, insatisfait…
Ce qu’on appelle bonheur serait plus dû à l’arrêt d’une souffrance (petite et/ou sournoise). À chaque fois, je suis heureux de me lever parce que j’en avais assez d’être assis ou couché. Le bonheur d’arriver au sommet de la montagne, d’avoir son examen, par exemple, est à mon sens plus lié à la cessation des efforts entrepris pour y arrivé. Si le fait d’avoir eu mon Bac était en soit une source de bonheur, je serais aujourd’hui aussi content que quand j’ai appris que je l’avais il y a 29 ans.
Pour mon père, le bonheur d’arrêter d’aller travailler après 40 ans de réveil très matinaux, de trajets interminables et de stress, lui a duré 3 ans. Et puis, de la même façon que l’obtention de mon Bac n’est pas source de satisfaction en soi, l’obtention de la retraite n’était pas source de satisfaction durable.

Le deuxième type de bonheur vient de faire des choses pour aider autrui. Certains diraient de participer au monde, au plus que soi-même, d’avoir sa place, sa fonction, sa relation vis à vis des autres, en gros, de ne pas faire des choses pour soi, mais pour les autres. Le Dalai Lama, parle de la façon intelligente d’être égoïste : aider les autres pour être soi-même heureux. Moi je ne parle pas forcément de s’engager dans la Croix-Rouge ou Médecins du Monde et bourlinguer le monde en faisant pour les autres ce qu’ils ne peuvent pas faire seuls. Non, je pense que chacun, là où il est, peut trouver sa façon de contribuer de façon à d’autres, en commençant par sa famille, sa communauté etc.
Lors d’une conférence avec plusieurs prix Nobel de la Paix au Nicaragua dans les années 90, des journalistes ont demandé à ces personnes éminentes comment on pouvait faire la paix dans le monde. Jimmy Carter a parlé longuement de démocratie, et que ce système politique permettrait d’éviter les guerres, car le peuple ne veut pas de guerre. Le Dailai Lama a dit que cela ne changerait rien, que si on voulait apporter la paix dans le monde, il fallait commencer par faire la paix avec soi-même, puis une fois qu’on avait fait la paix avec soi-même, on pourrait faire la paix avec les membres de sa famille, et une fois qu’on avait fait la paix avec les membres de sa famille, on pourrait faire la paix avec ses voisins, son quartier, sa ville etc. Gandhi disait « soyez le changement que vous voulez voir ». C’est ce genre d’implication, d’engagements qui pour moi peut apporter un sentiment de satisfaction relativement durable. La satisfaction sont parle Eric Dale (Stanley Tucci) dans cette scène culte du film « Marging Call », quand il raconte qu’avant d’évaluer les risques de produits financiers pour une banque aux dents longues, il avait construit un pont en 1986, au-dessus de la rivière Ohio faisant gagner 35 miles sur le trajet reliant deux villes aux 12100 personnes qui l’utilisent chaque jour, soit 22 ans, 1521 années de trajet en voiture d’économiser et autant de d’heures gagner pour la vie de ces gens. Voici la scène.

Ce n’est pas pour construire un pont que je veux atteindre l’indépendance financière, mais pour pouvoir améliorer la qualité de ma contribution au monde, être plus disponible et surtout la diversifier. Je me souviens pendant mes années de voyage, je revenais passer plusieurs semaines pleines par an près chez mes parents. Et c’est fou ce que je pouvais faire pour aider mes parents mais aussi les gens autour. Parfois, c’était rendre service comme faire des courses, aider à un déménagement etc (rien d’essentiel, dans la mesure où si je n’avais pas été là, quelqu’un d’autre l’aurait fait) mais il s’agissait aussi d’être prêt des gens, écouter, partager des moments simples. Ainsi, lorsque des moments difficiles se sont présentés (la mort de mon père, la mort de la fille d’une amie), j’ai pu être présent et accompagner ma mère, mon amie en ayant leur confiance. Je n’aurais jamais pu le faire de cette manière si je n’avais eu la chance de prendre le temps de créer des relations vraiment proche.

En voyage et au travail, j’ai rencontré des milliers de personnes, et j’ai appris quelque chose de très précieux. Je sais, que chaque personne, chacun d’entre nous a un trésor, une passion, une expertise qui rend le monde meilleur. Et parfois, nous ne sommes pas sûr que cela soit approprié à notre société, à notre entourage. Nous avons peur d’être exclu. Alors nous nous restreignons dans nos ambitions, dans notre envie d’être heureux et de vivre en harmonie avec nos valeurs et donc le monde.

Mandela dans son discours d’investiture disait :
« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus….En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres… »
Bon, il reste du travail à faire 🙂