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Guide du Kindle sans concession (2)

Voici la seconde partie du guide du Kindle. Dans la première partie j’ai fait le point sur le contexte économique de l’achat d’un Kindle, notamment les prix très élevés des livres numériques et le blocage des maisons d’éditions pour garder ce prix élevé. Une recherche comparative entre Amazon.fr et Amazon.com est très facile à faire.

Un des dernier roman de John Grisham était vendu 5,49 $ sur Amazon.com et 9,90 € sur Amazon.fr !! D’après vous, lequel ai-je acheté ? Et est-ce l’argent dépensé a bénéficié à qui que ce soit en France ? Je ne dirais rien de plus mais j’ai envie de hurler :).

Dans cette partie, je vais parler du plus en détail de l’utilisation du Kindle, de ses points forts, des améliorations qu’on pourrait y apporter.

Enfin, pour être tout à fait honnête, les liens que j’ai inclus dans cet article sont des liens d’affiliation. Si vous achetez quelque chose sur Amazon après avoir cliqué sur un de ces liens, un petit pourcentage de vos achats sans que vous payiez plus cher. Cela me permettrait de payer une partie de l’hébergement de ce blog.

Les points forts du Kindle

Le confort de lecture

Le Kindle ne fait qu’une seule chose, mais il le fait très bien. Le confort de lecture est très très bon. Ma mère, qui a 75 ans, peut lire beaucoup plus longtemps sur un Kindle qu’un livre papier. Elle ajuste la taille de la police à sa vue, le poids est moindre dans les mains. Elle peut lire 2-3 heures d’affilée sur la liseuse, alors qu’avec un libre papier, elle tient une heure max. Elle convertit d’ailleurs ses amies du club de lecture petit à petit. Pour moi, c’est d’ailleurs pareil, j’ai un début de cataracte (oui, à 48 ans) qui ne peut donc pas être corrigé par des lunettes, et le Kindle me permet de lire beaucoup plus confortablement qu’avec un livre et des lunettes ou des loupes.

Le faible encombrement est aussi un avantage, comme ma mère voyage ou se déplace beaucoup, c’est toujours moins lourd qu’un livre. Donc dans le train, dans l’avion, c’est très bien. D’ailleurs en public, cela permet de lire ce qu’on veut, personne ne voit la couverture, donc si comme moi, vous aimez rester discret, c’est parfait.

Pour lire au lit, c’est parfait aussi. On tient le Kindle d’une seule main et on tourne les page avec le pouce ou le petit doigt de la même main sans problème.

Certains livres moins chers

Enfin, grâce aux « Deals » d’Amazon, j’ai acquis un paquet de livre pour un 1 $ seulement. Et pas que des jeunes auteurs. Je dépense en moyenne 50 € par an pour une vingtaine de livres. Plus que si je les avais empruntés à la bibliothèque mais moins si je les avais achetés en Poche (surtout que en Poche, je n’aurais pas pu les lire à cause de ma vue).

Le dictionnaire intégré

Une application que j’aime beaucoup sur le Kindle, c’est la possibilité de consulter la définition d’un mot en un seul click. On peut choisir le dictionnaire que l’on veut, et à la moindre nécessité, vérifier la signification d’un mot en anglais ou en français. Le Kindle reconnaît la langue. Maintenant, quand je lis un livre papier, je cherche (sans succès bien sûr) où est le dictionnaire et la définition du mot que je ne comprends pas. Et puis, je me souviens de ma bêtise 🙂

Le site d’Amazon

J’aime bien le site d’Amazon. On se repère facilement. On peut facilement passer d’un pays à l’autre sans avoir besoin d’un VPN pour faire croire qu’on est en Angleterre ou aux USA. Donc j’achète des livres sur Amazon.com pour mon Kindle car ils sont en général beaucoup moins cher, mais cela m’arrive de changer mon adresse pour acheter un livre papier à offrir par exemple.

Tout cela crée une expérience agréable, sans bug, qui marche. On peut se consacrer sur l’important, la lecture.

Les points faibles

Je vois trois inconvénients à lire sur un Kindle, inconvénients qui restent supportables pour moi.

Un manque de repère dans la lecture

Le premier est qu’il n’y a pas de mémoire de l’emplacement d’un passage dans un livre. Vous savez, quand vous recherchez un passage que vous avez aimé dans un livre, vous savez que c’est un bas d’une page quelque part à la fin par exemple. Là, ça ne marche pas. De même, se déplacer dans un livre n’est pas super pratique. On peut passer d’un chapitre à l’autre très facilement, on peut revenir facilement sur un passage surligné, mais si vous voulez revenir en arrière de quelques pages pour relire un passage, c’est pas facile de le retrouver. Pas de mémoire de l’emplacement, pas de numéro de page…

Pas de graphisme, pas de couleur, pas de couverture

Le papier ne me manque pas tant que cela, mais les couvertures couleurs me manquent. Les livres s’affichent dans le menu par leur titre. Mais du coup, ça manque de graphisme. Sur une tablette type iPad, on a la couverture du livre en couleur. Certes, la couverture existe si on la cherche, au début du livre, ou plutôt une photo en noir et blanc de la couverture (le livre commence à l’avant-propos ou au premier chapitre, mais pas par la couverture) mais elle n’apparaît nulle part ailleurs. Sur les tablettes, on voit la couverture couleur et en cliquant sur la couverture, le livre s’ouvre. Cela rend le livre un peu plus réel. Là, avec le Kindle, on est vraiment dans du dématérialisé (on clique une ligne dans une liste de livres), et du coup, pas de trace physique, pas de mémoire visuelle etc. Amazon travaille sur un Kindle couleur, mais je n’ose imaginer la complexité de l’objet. En tout cas cela me manque un peu.

Pas de BD

Pas de couleur, veut dire, pas de BD, et c’est dommage, car certaines BD se prêteraient bien à ce format il me semble. Pas celles sur papier glacée soigné. On trouve déjà des mangas noires et blanches d’ailleurs. On pourrait avoir les Comics américains par exemple.

Manque de sous-menus et de classement

Un autre point d’amélioration, cette fois plus facile serait l’interface de la liseuse, le monde de navigation dans l’appareil. Le système est stable, il n’a bugué qu’une seule fois en 4 ans. J’ai dû le ré-initialiser et ce n’était pas compliqué. Mais le type de classement proposé pourrait être plus poussé. Actuellement, on peut faire des index, par exemple, créer des catégories et mettre un livre dans plusieurs catégories par exemple « Science-fiction » »Favoris » »Lus ». Mais compte tenu qu’un Kindle peut contenir plusieurs milliers de documents, des sous-menus seraient aussi utiles, au minimum :). Le système de recherche est bon, mais laborieux. Toujours cette absence de clavier physique. Le premier Kindle avec son clavier physique n’avait pas ce défaut. Peut-être le Kindle tactile est utile pour cela.

Comment ça marche ?

Il y a plusieurs manières de mettre des livres ou documents sur son Kindle.

– En achetant sur Amazon : il suffit de parcourir le site, acheter un livre, connecté son Kindle au wifi et le livre apparaît au bout de quelques secondes dans le Kindle. Il reste aussi sur le « cloud » d’Amazon, dans notre compte. Si on efface ce livre du Kindle par erreur par exemple, on peut de nouveau l’envoyer sur le Kindle ou tout autre appareil très facilement à partir du site d’Amazon et de notre compte client.

– En envoyant un document sur sa boîte mail (machin@Kindle.com) en mettant ou pas « convert » dans l’objet du mail. Amazon converti tout un tas de doc mais notamment .doc, .docx, .pdf. Une copie du document est aussi gardée sur notre compte dans le nuage chez Amazon.

– Avec l’extension « Send to Kindle » de Klip.me depuis mon navigateur Chrome ou Internet Explorer. Cela enlève les pubs et crée une copie aussi dans les nuages. J’utilise ce système tous les jours quand je lis des blogs. Du coup, je lis rarement sur l’ordinateur.

– avec « drag and drop » depuis un ordinateur. On branche le Kindle sur l’ordinateur avec une clé USB et on copie et colle ou on pose avec la souris le fichier dans le répertoire du Kindle. Il faut chercher un peu le bon répertoire mais c’est facile. Pas de copie dans le nuage. Mais il reste une copie sur l’ordinateur.

Calibre est un programme que j’utilise surtout pour convertir des livres .epub (format de toutes les autres liseuses : (Kobo de Fnac, Sony… ) ou tablettes (iPad, Androïd etc) en fichier .mobi, le format propriétaire d’Amazon. On peut ainsi acheter un livre sur le site de la Fnac, le télécharger sur son ordinateur et le convertir avec Calibre en ficher .mobi et le transférer sur son Kindle soit par mail, soit par clé USB. Attention tout de même, il faut que le fichier n’ait pas de DRM. La Fnac, suite à un coup de gueule de Korben (bloggueur très influent, amoureux du Kindle aussi) a crée une catégorie livre sans DRM pour que l’on sache avant d’acheter si un livre peut être converti. Le programme n’existe qu’en anglais.

Après il suffit de créer des catégories pour classer tout cela et commencer à lire.

Conclusion

En conclusion, je dirais que le Kindle est un des objets qui a changé ma vie de manière positive. Je lis plus et plus longtemps, je ne lis plus sur ordinateur et de plus, j’ai peut-être fait quelques économies. Par contre, je ne crois pas que cela soit pour tout le monde car les prix des livres sont encore trop chers, malgré la politique commerciale agressive d’Amazon. Donc à moins de lire une autre langue ou apprendre une autre langue (l’option dictionnaire est super utile dans ce cas), avoir plein de sous, télécharger des torrents, suivre des sites qui proposent des ebooks gratuit, n’acheter que les « offres Eclair », ne lire que des classiques libres de droits du projet Gutenberg, ce n’est pas un appareil pour vous. C’est dommage.

Donc, cela s’adresse aux anglophones, à ceux qui lisent beaucoup et qui ont un budget d’achat pour cela, à ceux qui ont une mauvaises vues, à ceux qui aiment lire en déplacement. Si vous faites partis d’une de ces catégories, vous pouvez considérez l’achat d’un Kindle.

Au fait, je ne crois pas une seconde que les liseuses numériques remplaceront le livre papier, pas plus que le cinéma a remplacé le théâtre, la télé le cinéma, internet la télé. Ceux qui pensent cela et fabriquent une guerre artificielle entre les livres papiers et les livres numériques n’ont rien compris ou font juste du buzz. Mais c’est sûr que la liseuse pourrait permettre de baisser le coût de production du livre (comme l’impression numérique l’a fait) et permettre à plus de gens de se payer plus de livres. Maintenant, expliquez-moi pourquoi ce serait une mauvaise chose ? 🙂

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Le guide sans concession du Kindle (1)

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Pourquoi un guide du Kindle ? Voici un article un peu inhabituel dans le lequel je voulais parler d’un iBidulle.

Après tout, je suis censé être frugale/minimaliste/écolo, donc que vient faire un produit comme cela dans un blog comme celui-ci ? C’est vrai que je cherche à limiter la société de consommation mais je ne suis pas anti-progrès. J’ai toujours un machine à laver le linge et je ne compte pas bientôt laver à la main, bien que je l’ai fait pendant des années en voyage. J’ai aussi une voiture, un vélo super léger etc. Et j’aime lire.

Le Kindle m’a permis de redécouvrir la lecture. Un peu comme l’iPod m’a permis de réécouter et redécouvrir  ma musique. En effet, pouvoir emmener toute ma musique et l’avoir disponible partout, a changé ma vie.

Le Kindle a eu le même effet. Je peux emporter mes livres avec moi. Je peux oublier mes lunettes. Ainsi je lis partout. Chez le coiffeur, dans le train, pendant ma pause déjeuner. Je lis une vingtaine de livres par an et des centaines d’articles depuis que cet appareil est entré dans ma vie il y a 4 ans.

Je lis plus parce que c’est beaucoup moins cher et plus pratique que d’aller chercher un livre à la bibliothèque. Donc, mon budget livre est stable mais ma quantité de livres lus est en hausse. Vous voyez, j’ai fait quelques non dépenses 🙂 (ce ne sont pas des économies, car avant je ne dépensais pas mais je ne lisais presque plus de livres).

Alors je ne vais pas faire une notice d’utilisation du Kindle, je vais juste parler de comment je l’utilise et mes quelques déboires avec. Pour les détails, Amazon a écrit de très bonnes explications en français. C’est suffisamment rare pour le signaler. Utilisateur de Mac depuis plus de 10 ans, les notices me manquent toujours.

Enfin, pour être tout à fait honnête, les liens que j’ai inclus dans cet article sont des liens d’affiliation. Si vous achetez quelque chose sur Amazon après avoir cliqué sur un de ces liens, un petit pourcentage de vos achats sans que vous payiez plus cher. Cela me permettrait de payer une partie de l’hébergement de ce blog.

Pourquoi j’ai acheté un Kindle et pourquoi j’en parle aujourd’hui

Au début

Je voyais cela comme l’avenir. Amazon avait cassé les prix, j’ai du payé le premier vers 120 €, il en vaut 60 aujourd’hui. C’était un iBidulle léger, chouette, pratique qui m’a changé la vie. Comme tout le monde, je suis allé voir le projet Gutenberg et j’ai téléchargé un tas de classiques gratuits. Puis j’ai installé « Push to Kindle » et j’ai lu des articles de journaux et de blogs dessus.

Au milieu

Au bout de quelques mois, j’ai réalisé que je passais moins de temps sur mon ordinateur. Avant de partir du boulot, je fais le tour des blogs et j’envoie les articles sur mon Kindle, je vais  voir aussi s’il y a des bonnes affaires sur le site d’Amazon (Daily deals ou Prix Eclair). Quand je rentre chez moi et je n’allume plus l’ordinateur. J’allume le Kindle, qui télécharge automatiquement tout ce que était en attente. Je lis sur ma terrasse heureux comme un Pape. L’ordinateur est redevenu un objet de stockage et de création. La position qu’il n’aurait jamais du quitter

Aujourd’hui

Aujourd’hui, je lis un peu moins, car je suis un peu frustré du prix des livres qui n’ont pas baissé suffisamment à mon goût. Je ne parle pas des livres écrits en français, où c’est carrément du foutage de gueule. Est ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi un livre de poche est moins cher qu’un livre sur Kindle ? En fait je connais la réponse. A mes heures perdues, je suis volontaire dans une minuscule maison d’éditions. D’abord le prix de l’impression à baisser. Mais il reste le prix du transport, du stockage chez le libraire etc. J’ai appris aussi en négociant des droits d’auteur que les maisons qui vendent ces droits obligent toutes (au moins celles que j’ai contactées) dans leur contrat à vendre le livre numérique à 70 % du prix de vente papier. Pourquoi ? Sûrement pour tuer le livre numérique, et parce qu’ils n’ont rien compris à rien. Ils pensent que leur chiffre d’affaires va certainement baisser.

Mais je conteste cette conclusion. Puisque une liseuse permet de lire souvent, on doit acheter plus de livres pour subvenir à nos besoins de lecture et donc le chiffre d’affaires ne devrait pas baisser tant que ça.

Et après tout pourquoi sont-ils ayant droits ? N’est-ce pas pour que plus de gens lisent plus de livres, pour que plus d’oeuvres soient lues ? Parfois il faut se poser la question de pourquoi on fait les choses, non ?

Finalement, j’achète moins de livres et car les livres que je veux lire sont encore trop chers à mon goût. Je lis encore quelques livres, beaucoup de blog et aussi les notes que je prends quand j’étudie quelque chose (voir plus bas)

Alors, à qui s’adresse le Kindle ?

Je pense qu’à l’heure actuelle, ce produit s’adresse encore aux gens riches ou anglophones et aux lecteurs avides de blogs et peut-être à certains étudiants.

Pour les lecteurs anglophones

Les livres en anglais sont beaucoup moins chers sur Amazon.com. Par principe, je refuse de payer plus de 5 € pour un livre sauf quand je veux aider l’auteur pour une raison ou une autre. Par exemple, si j’ai écouté son podcast et lu son blog, je vais le soutenir en achetant son livre. Donc j’achète soit sur Amazon.com pour profiter des promotions « Kindle Daily Deals« , soit sur Amazon.fr dans les offres « Eclair« . Quand il y a du foutage de gueule dans l’air, quand les prix sont vraiment trop cher, j’utilise d’autres moyens (oui je sais, c’est moche). La qualité de lecture est moins bonne mais si je suis désespéré… 🙂 Néanmoins, j’aime de moins en moins utiliser « les autres moyens ». Avant je le justifiais en étant pauvre, mais je ne me sens plus de le faire. Donc je ne lis pas les livres trop chers.

Pour ceux qui lisent énormément

Pour ceux qui ont suffisamment de sous ou pour qui la lecture est une passion, cela permet de beaucoup lire dans de bonnes conditions. Dans ce cas-là, je m’intéresserais à l’offre Kindle Unlimited qui permet de lire parmi 20 000 livres en français ou 700 000 en anglais gratuitement pour un abonnement de 10 € par mois. Je ne lis pas assez pour que cela m’intéresse.

Pour lire mes notes, cours et autres documents de travail

Enfin, je me suis pas mal servi du Kindle pour réviser lors de mon dernier examen. J’ai pris mes cours en format .doc et je les ai converti en m’envoyant un mail en format .mobi (propriétaire d’Amazon), et j’avais ainsi toujours mes cours accessibles et sous une forme agréable. J’ai pu aussi surligner les passages importants (facile et pratique), prendre des notes (c’est plus galère) et revoir ces passages pour me faire des fiches.

Qu’est ce qu’on achète ? Description et  fonctions

Quel Kindle ?

Il y a plusieurs types de Kindle, celui de base, le Paperwhite et le 3G. J’ai celui de base, il vaut 60 €. Le Paperwhite (100 ou 130 €) est tactile et permet de lire dans le noir. Et le 3G (160 €) qui permet d’avoir une liaison 3G gratuite illimitée pour acheter des livres depuis partout. Les autres modèles sont Wifi. Perso, je ne vois pas l’intérêt des deux derniers. Je lis rarement dans le noir, le tactile n’est pas super réactif non plus, et le Wifi est suffisamment présent si je me trouvais un jour en rade de livre pour en trouver un même en déplacement.

Qu’est ce qu’un liseuse ?

Il faut comprendre que le Kindle n’est pas un tablette, c’est une liseuse électronique. Je vais dire certainement une bêtise mais je décris cela comme de l’encre liquide qui se déplace comme avec des aimants d’un ardoise magique. L’encre se met en position et on la page apparaît. On tourne la page, il faut une demi-seconde pour que l’encre se déplace et crée la nouvelle page. C’est magique. Donc c’est comme un livre, il n’y pas de rétro-éclariage ce qui est plus reposant pour les yeux. C’est surtout là le gros avantage de la liseuse sur une tablette.

Et cela consomme moins d’énergie. Une fois l’encre en place, il y a aucune consommation pendant la lecture de la page. Donc on peut lire plusieurs livres avant de devoir recharger la batterie.

Enfin, dernier détail, l’encre est noir. Donc, il y aura des nuances de gris (11, pas 50) du noir et du blanc. Pas de couleur, pas de vidéo, pas de bande dessinée couleur. Juste lire.

Une adresse mail

Quand vous achetez un Kindle vous recevez avec une adresse mail chez Amazon genre machin@Kindle.com. Cette adresse permet de communiquer avec votre Kindle. Tous ce que vous envoyez se retrouve sur votre Kindle. Vous avez un fichier Pdf par exemple, vous pouvez le mettre en pièce jointe dans un mail que vous envoyez à votre adresse machin@Kindle.com avec en objet du mail « convert » et dès la première connection wifi établie, le ficher converti en .mobi se retrouve sur le Kindle. La conversion est plutôt bonne à mon goût. La table des matières peut suivre. Par contre, pour les tableaux, la conversion de marche pas. Si vous ne mettez pas « convert » comme objet, c’est le fichier Pdf qui se retrouve sur votre Kindle et c’est beaucoup moins confortable à lire. Mais au moins les tableaux restent intactes et peuvent être lus.

Il y a un navigateur internet, mais franchement, c’est très laborieux avec le Kindle de base, l’affichage est long. Sans couleur, l’internet est presque illisible. Sans souris et sans tactile, le déplacement du curseur est long et pénible. Sans clavier, taper une adresse web est interminable. Donc, il vaut mieux oublier l’utilisation d’internet sur le Kindle. D’ailleurs, Amazon le propose de manière « expérimentale ».

Ce qui ne va pas dans l’objet : sa fragilité

C’est un produit léger, en plastique, agréable à manipuler mais SUPER fragile. J’en suis au troisième. J’en ai cassé deux. Pour le premier je n’avais pas acheté d’étui. J’emmenai le Kindle partout avec moi, et un jour d’été de 2012, après presque un an d’utilisation, j’ai mis trop de courses dans mon sac avec le Kindle, un poids a pressé dessus trop fort et trop longtemps, l’écran n’a pas cassé mais il est devenu inutilisable. Cela a donné des bandes blanches et noires sur Kindle et une partie de l’écran qui ne s’affichait plus.

Kindle cassé

1er Kindle cassé

Pour le deuxième Kindle, j’ai acheté une housse de protection, et je retirai le Kindle de la housse à chaque fois que je lisais. Et puis, un jour, je lisais allongé dans le train après une soirée et je me suis endormi dessus. Le verre a cassé. Je me suis aperçu que le vitre était super fine et très fragile.

Depuis j’ai acheté une housse qui je garde tout le temps sur mon Kindle, ce qui fait qu’il est plus solide mais plus lourd. Je retire la housse de temps en temps, mais je fais super gaffe :).

Kindle avec housse

Mais du coup, ça fait plus lourd : 300 g au lieu de 191 g. On passe du poids d’un smartphone à un demi iPad. Mais si vous achetez un Kindle, ce sera difficile de faire sans housse. Il faut donc rajouter le poids et le coût (15 € pour les moins cher).

Conclusion de la première partie

Dans cette première partie du guide du Kindle sans concession, j’ai fait des remarques générales sur le marché des livres en France, sur l’opportunité d’acheter ou non un Kindle. Dans la seconde partie, j’irai plus en détails sur l’utilisation de cet appareil.

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