Archives par mot-clé : indépendance financière

4 facteurs de réussite de l’indépendance financière

facteurs de réussite

Ciel couchant – Croatie

Il y a quelques semaines, j’ai regardé un TED Talk qui parlait des différents facteurs de réussite qui permettent à des start-up de fonctionner (j’ai perdu la référence de ce talk et je ne le retrouve plus).  En écoutant cette présentation, je me suis dit que ces facteurs de réussite doivent correspondent à toute sorte d’entreprise visant le long terme, et donc à la poursuite de l’indépendance financière. Je me suis dit que ce serait une bonne idée de les partager.

Donc, voici ces facteurs de réussite Continuer la lecture

Vivre ses passions !

Varanassi pendant la mousson

Varanassi pendant la mousson

On oublie souvent que l’indépendance financière n’est pas une faim en soi, mais que le but est de vivre ses passions.

Je viens de lire le dernier article de MMM, un entretien avec une avocate qui a atteint l’indépendance financière à 33 ans, c’est-à-dire en 5 ans.

C’est un peu une « dream story ». Tout s’est passé parfaitement.

Elle a fait quelques années d’études, travaillée quelques années puis s’est tournée vers sa vocation : le droit. Elle a fait une école « moyenne » et est sortie avec son diplôme et 100 000 $ de dettes due à un emprunt étudiant. Elle a trouvé un boulot à 160 000 $ par an. Elle a continué à vivre comme une étudiante, dans un T1, a préparé ses repas, n’a pas acheté de voiture, est allée au boulot à vélo, a récupéré les fringues que sa soeur ne mettait plus etc… La seule dépense supplémentaire qu’elle a eu pendant cette période, était des voyages pendant ses vacances. Continuer la lecture

Denia - Province de Valence

100 articles publiés

Denia - Province de Valence

Denia – Province de Valence

Je m’aperçois que la barre des 100 articles publiés a été franchie au mois de septembre. Une occasion pour moi de faire le point sur ce blog.

Ce que écrire un blog public m’a apporté et qui était prévu

Dans un de mes tout premier article (peut-être même le premier), j’avais écris mes raisons d’ouvrir un blog. Je voulais avant tout enregistrer mes progrès et mettre au clair mes pensées. Une autre raison était que je voulais « rendre des comptes » (be accountable en anglais), c’est à dire prendre quelqu’un à témoin. En effet, il y a plusieurs facteurs qui aident à prendre de nouvelles habitudes et les garder dans le temps. J’en ai déjà parlé dans un article. Un de ces facteurs est de prendre un témoin. C’est aussi donc le but de ce blog. Je ne me suis jamais investi sur un projet à si long terme (atteindre l’indépendance financière en 10 ans ), et ce projet est très important pour moi. Je voulais mettre le maximum d’atouts de mon côté.

Je vois le minimalisme comme une habitude à prendre, un muscle a éduquer.

Donc ce blog a rempli ses objectifs pour le moment. Mes pensées sont plus claires et je suis toujours en course pour l’indépendance financière.

Ce qui ce blog m’a apporté aussi.

Je suis surpris des transformations qui sont intervenus subtilement dans ma vie. Parce que j’ai mis mes idées au claires et parce que j’ai suffisamment réfléchi sur les sujets qui m’intéressaient, j’ai eu envie et j’ai pu aller plus loin.

Ecrire un livre

Une de mes raisons de ce blog était d’apprendre à écrire. Je ne sais pas si mon écriture est agréable à lire (c’est mon seul but) mais je n’ai jamais écrit autant. En plus d’un article par semaine, j’ai commencé à écrire un livre, un roman de fiction dans l’univers du voyage. J’ai écris 200 pages sans réelle difficulté. Cela faisait des années que j’avais ce projet mais je ne me sentais pas capable de le faire et je n’avais pas la capacité mentale de me concentrer sur un tel projet.

Bien sûr, j’ai pris du retard. Il me reste deux relectures à faire, puis je l’enverrai à mes éditeurs/correcteurs, puis je devrais relire le tout, trouver un titre, une couverture avant de commencer le processus de publication. Je pensais le publier pour le mois de septembre, j’ai revu mes objectifs. je serai content s’il sort pour Noël.

Une nouvelle passion

Une des conséquences de l’écriture de ce livre est que je me suis mis à courir. Écrire est un acte tellement statique que j’avais besoin de me défouler, de prendre l’air et de ne penser à rien de temps en temps. J’ai acheté des chaussures, puis je me suis mis à courir. Je me suis souvenu du concept de ChiRunning, puis de fil en aiguilles j’ai lu Born to Run (Né pour courir) et je prépare maintenant un marathon, pour le plaisir, pas pour la performance. Je trouve que courir, si on le fait correctement, pourrait être un excellent moyen de transport minimaliste 🙂

Une nouvelle recrue

L’autre nouvelle de ce blog est que me femme est en train de ma rejoindre dans ce projet. Je savais qu’elle allait le faire un jour ou l’autre car le projet d’indépendance financière est tellement proche de nos valeurs (simplicité, service, aller à l’essentiel etc..). Mais ce n’est pas une décision facile à prendre car, encore une fois, on va dans le sens inverse de la société qui nous pousse à dépenser tout ce que l’on a, et même ce que l’on a pas. Auparavant, ma femme n’était pas contre, mais elle ne voyait pas comment cela était possible et si le jeu en valait la chandelle. Je crois que ma constance dans mon engagement sur cette voie a fini par la convaincre.

Il y a un phénomène sociologique intéressant qui me donne beaucoup d’espoir. Ce phénomène a été découvert et étudié par Serge Moscovici, le père de Pierre Moscovici, l’homme politique le commissaire européen. Le phénomène en question est « l’influence minoritaire à l’innovation ». C’est une phénomène complexe avec de multiples facettes mais ce que j’ai retenu est que l’innovation vient toujours de ma minorité et que la minorité, si elle reste convaincue, finira par convaincre la majorité.

Si on observe un groupe de personne et dans ce groupe, une personne qui a une opinion radicalement différente (vraie ou fausse), et si elle répète toujours la même chose (quelque chose de faux par exemple comme « le ciel est rouge »), au début les gens réfutent la parole, puis un jour quelqu’un doute, puis se joint à la personne (là la personne seule a maintenant un allié). A la fin, la majorité du groupe changera d’avis pour penser que le ciel est effectivement rouge. Cela marche à tous les coups, même avec cet exemple. Ces expériences ont été vérifiées et reproduites et sont maintenant indisputables. Il me semble que les hommes politiques utilisent beaucoup ce phénomène. Je pense à Bush fils avant la guerre en Irak, peut-être aussi cela expliquera la montée du nazisme en Allemagne, ou de Marine Le Pen en France.

Je m’égare un peu, mais la consistance a des qualités de persuasions réelles, et c’est peut-être ce qui a su convaincre ma femme :).

Conclusion

Bon, malgré les dépenses excessives de ces derniers mois, je reste dans la course. Plus je réfléchis au problème, plus je suis persuadé de faire le bon choix. Parfois je n’ai pas assez de courage pour tenir le cap, mais ce blog, en me rendant « accountable » me sert à rester sur ma route. Donc, tout va bien. Je continue 🙂

Smart verte

Quelles perspectives de retraite ?

Smart verte

Ce week-end, j’ai revu une vieille amie à qui j’expliquais ma démarche. En discutant avec elle, je me suis rendu compte que les choses sont très simples concernant ma situation économique et mes perspectives de retraite.

En France, de plus en plus de gens considèrent qu’il y a une fracture au travail, et qu’elle est même double. Il y a donc deux camps :

– En gros, 75 % des Français ont une situation sur le marché du travail stable, par exemple un CDI.

– Les autres 25 % sont des précaires du marché du travail, les premiers à trinquer à la moindre amorce de début de crise, les premiers dont les contrats ne sont pas renouveler et pour qui, joindre les deux bouts peut être au mieux incertains. Pour ces personnes, la poursuite de l’indépendance financière va être très très compliquée.

La fracture est double parce qu’il y a deux corrélations fortes :

– d’une part, les gens diplômés supérieurs sont ceux qui ont la situation stable, les CDI et tout le reste. (ceux de la première catégorie).

– d’autre part, les gens non diplômés (c’est à dire qui ont le BAC ou moins, oui le BAC ne vaut pas grand chose) sont ceux qui sont sans travail ou ont un travail très précaire (ceux de la seconde catégorie)

Donc premier conseil pour atteindre l’indépendance financière, avoir un diplôme supérieur, c’est encore un vrai remède contre le chômage.

Quels perspectives de retraite pour la première catégorie (et moi) ?

Alors, quand est-il des 75 % de « privilégiés » dont je fais partie. Quelles sont leurs perspectives ? Ils ont travaillé dur à l’école, quoique pas toujours, en tout cas, ils sont rentrés tard sur le marché du travail, donc ils risquent de le quitter tard aussi. En fait, c’est tout à fait ma situation. Je suis fonctionnaire après une reconversion professionnelle qui m’a pris en tout 5 ans (j’ai passé 2 diplômes d’état et 1 concours national et 2 examens d’entrée dans des écoles dans cet intervalle). J’ai 48 ans. Comme j’ai aussi voyagé pendant 4 ans sans cotiser à rien, ni avoir aucun revenu, il me manque un paquet de trimestres pour compléter les quotas :).

Mes perspectives  de retraite sont donc les suivantes. C’est très simple, j’ai deux possibilités :

– soit je fais comme pratiquement 100 % de tout le monde et je continue comme ça. (je veux dire comme je faisais jusqu’à il y a un an et demi). Je vais faire un travail que j’aime à peu près, sans trop me plaindre (parce qu’il y pire). Tous les jours, je vais me lever avec un réveil, sans avoir assez dormi pour passer 10 heures par jour absent de chez moi. Je vais rentrer crevé passer une partie de mes week-end à récupérer pour pouvoir recommencer le lundi suivant. Certes je vais prendre mes 6 semaines de congés payés (5 semaines + une semaine de RTT). Je risque de me « consoler » en dépensant mon argent dans des excursions touristiques dans des pays exotiques et en améliorant mon train de vie. Je vais certainement acheter des « iBidules » indispensables mais donc je n’avais pas besoin il y a 3 ans….et continuer ainsi jusqu’à ma retraite, à 67 ans. 67 ans, c’est optimiste, car la loi peut changer. Au moment de mon départ à la retraite, je ferai une fête car je pourrai enfin utiliser les dernières années de ma vie à faire ce qui vraiment m’intéresse en admettant que je ne tombe pas malade ou que je sois trop faible pour le faire. La dépendance des personnes âgées survient en moyenne vers 75-80 ans, cela me laisserait une bonne dizaine d’année sur toute une vie pour suivre mes passions et être au top de mon existence. Si tout va bien :).

(Presque) tout le monde me dit que c’est un choix raisonnable !

– L’autre choix est de tenter autre chose pour sortir de cette destinée dictée par des contraintes économiques auxquelles je n’adhère pas et vivre beaucoup plus tôt et plus longtemps ce à quoi j’aspire le plus.

Je sais pas vous, mais moi, je préfère la seconde option 🙂

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Transat en palette de bois

Bilan – les chiffres d’avril (année 2)

ma terrasse

Chaque mois, je fais le bilan de mon net worth(*) et de mon taux d’économie. Ces deux chiffres me permettent d’évaluer si je suis sur la bonne voie et à quelle vitesse j’atteindrai l’autonomie financière. Vous trouverez ici une explication  de ce ratio et vous trouverez mon plan de départ

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Aujourd’hui, c’est dimanche et la journée commence bien. L’été semble finalement être arrivé et je suis depuis 10 heures ce matin, sur la terrasse à apprécier le canapé construit avec des palettes par ma femme, un café au lait dans la main gauche, et un bon livre de Steven Saylor dans ma main droite.

Bientôt la terrasse sera au soleil et je devrais me réfugier à l’intérieur jusqu’en début de soirée où la température sera plus clémente.

Les chiffres d’avril ne sont pas mauvais. Je suis parti en Angleterre en fin de mois visiter quelques amis et j’ai apporter quelques cadeaux, mais les dépenses de ce voyage se verront surtout le mois prochain.

Londres est maintenant hors de prix. L’immobilier qui était déjà beaucoup plus cher qu’en France a atteint des sommes inimaginables. 450 000 £ pour un T2 un peu excentré (zone 2 du métro). Mes amis avaient acheté un appartement (T3 bis) il y a 13 ans 300 000 £. Ils l’ont payé en 10 ans et cet appartement vaut maintenant 900 000 £ !! Avec ce genre de charges financières, les commerces n’ont pas d’autres choix que d’augmenter leur prix : le moindre Fish and Chips vaut maintenant entre 6,50 £ et 8,50 £.

Mes amis aspirent aussi à l’indépendance financière, mais voulant rester pour le moment à Londres, ils se retrouvent assis sur une montagne d’argent (leur appartement) sans pouvoir l’utiliser. Ils regrettent amèrement de ne pas avoir pu acheter un ou deux autres appartements. Ce qui est fou (pour moi) est que le marché de l’immobilier ne faiblit pas. Les gens continuent à acheter et à louer comme si les prix étaient au plus bas.

Tout cela à changer ma perspective sur le marché immobilier français. Dans les années 80, alors que je vivais en Angleterre, la marché immobilier était comparable dans les deux pays à la situation d’aujourd’hui. Le marché français a continué à grimper sans trop interruption (source). Le marché anglais a grimpé plus vite puis a plongé après 1992 pour reprendre son ascension peu après (voir le graphique dans cet article du Guardian). Donc, je me demande maintenant si le marché immobilier ne va pas continuer monter dans les prochaines années, malgré les records déjà atteints. A suivre….

Donc pour les chiffres d’avril, nous avons :

– 492 € d’économie, soit un taux de 28  %

– Net worth de 21000 € environ.

Je reviens un peu dans la course, avec un taux d’économie total de 28 %. Mais on est loin des objectifs fixés en début d’année. Je ne suis pas trop inquiet, mes grosses dépenses (à part mes charges fixes) ont surtout été des dons et des cadeaux cette année, ce qui est bien quelque part. Ma devise préférée est indienne et est certainement une réflexion sur la loi du karma : « Tout ce qui n’est pas donné est perdu ».

graphique net worth

graphique net worth

(*) Pour une explication détaillé de mon calcul du net worth, vous pouvez consulter cet article. Pour ceux qui veulent savoir tout de suite, c’est en gros tout ce que je possède en banque et en biens immobiliers (ma résidence principale) – toutes mes dettes. Pour simplifier le calcul, je postule que ma résidence principale ne change pas de valeur. Donc mon net worth = mon avoir en banque + le total des remboursement de capital sur ma résidence principale. Méthode tout à fait contestable vu le marché immobilier actuel, mais, je n’ai pas perdu tant que je n’ai pas vendu :)

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paysage du Cotentin

C’est quoi le plan ? (2) – le nouveau budget sur 10 ans

Refaire les calculs

Après mon erreur monumentale de budget en 2014, il m’a bien fallu refaire mes calculs pour voir si je restais toujours dans les clous. De plus, j’ai maintenant l’expérience d’un an de budget serré, qui m’a permis de mieux connaître mes tendances de consommation. Donc j’ai repris ma feuille Excell, et j’ai recommencé mes calculs. Continuer la lecture

Café des amis-Pondicherry

Comment atteindre l’indépendance financière (2)

Il y a quelques mois j’avais écrit cet article qui semble être le plus populaire sur ce site. Cet article parlait du processus pour atteindre l’indépendance financière. Je voudrais parler maintenant de l’état d’esprit qui paraît nécessaire pour atteindre cet objectif. Mais d’abord une introduction sur le facteur chance ou le facteur réussite dans tout projet.

Prendre en compte toutes les données

J’écoutais un TED talk fabuleux (grâce aux recommandations de Angelo Coppola de Latest in Paleo), sur les chances de survie ou de réussite. Si vous parler anglais, vous pouvez écouter et regarder ce discours sur le lien plus haut, sinon, ou si vous êtes pressé, je vais résumer.

Pendant la deuxième guerre mondiale, aux US, un département de mathématiques avait été créé par l’armée américaine dans l’espoir que les mathématiques pourraient résoudre certains problèmes auxquels les généraux étaient confrontés.

Un des problèmes étaient le peu de chance de survie des bombardiers américains et de leur équipage. En gros, un équipage avait une chance sur deux de traverser la guerre sans mourir. L’idée était que si on arrivait à changer ce chiffre de quelques pourcents, on pouvait changer l’issue de la guerre. Donc, Abraham Wald se pencha sur le problème. La question de départ était : où peut-on renforcer les avions pour qu’ils résistent mieux aux tirs ennemis ? On ne pouvait pas renforcer tout l’avion avec du blindage car l’avion n’aurait pas pu décoller. Donc où était la priorité ? Abraham Wald fit tout un tas de travaux dans ce sens, sans ordi, ni calculatrice, développa des idées qui sont toujours utilisées aujourd’hui. Mais, il eut surtout l’idée de distribuer des cartes d’avions aux mécanos en leur demandant qu’ils notent où étaient les impacts de balles sur les avions qui revenaient. En collectionnant ces cartes, on s’aperçut que les avions étaient spécialement touchés au centre, à la queue et aux bouts des ailes.

Abraham-Wald-picture-of-planesLes généraux se dirent, « super, bonne idée » et commencèrent à renforcer leurs avions à ces endroits. Quand Abraham Wald appris cela, il les appela et leur dit : « Vous faites une erreur monumentale. Vous ne prenez pas en compte toutes les données du problème. Ces avions sont revenus. Ceux qui ont été touchés ailleurs que ces points ne sont pas revenus. Il faut donc renforcer les avions là, où il n’y a pas d’impact de balles ». Et c’est ce qu’ils firent. Avec les bons résultats attendus.

Pourquoi est-ce que je raconte tout cela ? Parce que ce même raisonnement peut s’appliquer sur la façon dont on regarde le succès : on ne regarde pas ceux qui ont échoué. Pourtant il y aurait peut-être plus à apprendre de ceux qui ont échoués que par ceux qui ont réussi. Je vais laisser cette réflexion ici, je la reprendrai pour la conclusion

Donc, le sujet du jour est :

Quelle qualités sont nécessaires pour atteindre l’indépendance financière ?

De ma propre expérience et en lisant cela et là des blogs sur le sujet, je suis arrivés à quatre facteurs qui paraissent important pour la réussite de l’entreprise.

  1. Avoir une ou des passions. C’est à dire, savoir pour quoi on le fait. Je l’annonce tout de suite, si on cherche l’autonomie financière pour avoir plus de temps pour regarder la télé, ne pas avoir à mettre de réveil le matin ou simplement pour ne pas travailler, j’ai peur que la motivation de départ ne soit pas suffisante et que toute l’entreprise soit un désastre. Si jamais un jour l’indépendance financière est atteinte et si vous arrêtez de travailler, j’ai peur que cela ne se passe pas bien. On met une telle emphase sur la valeur travail dans notre pays, que notre estime de soi dépend beaucoup de ce que l’on fait (malheureusement). Il m’est arrivé de ne pas travailler volontairement pendant quelques mois, et le regard de la société autour de moi était terrible. Cela n’est pas arrivé qu’à moi. Je connais plusieurs personnes qui ont fait des breaks, années sabbatiques et autres choses de ce genres, et qui ont carrément déprimé. Donc savoir pourquoi on le fait, avoir un projet sérieux, qui nous tient motivé avant et après l’indépendance financière, est une condition indispensable à mon avis.
  2. Moins consommer : la plupart des « experts » sont d’accord, ce n’est pas le revenu qui compte mais le taux d’économie. Il y a des gens qui gagnent plus de 10 000 € par mois et qui ont du mal à joindre les deux bouts, et il y a des gens qui gagnent l’allocation adulte handicapée ( 800 € par mois) et qui ont des milliers d’euros d’économisés sur un livret A. Pour avoir un bon taux d’économie il faut être un peu minimaliste. C’est à dire qu’il faut comprendre que beaucoup de nos possessions sont superflus ou de la mauvaise taille, et que, finalement, cela nous pèse, plutôt que cela nous libère. Il faut comprendre qu’à la fin, tout cela n’a aucune espèces d’impact sur notre bonheur. Pour le dire simplement, que vous alliez en vacances à Biarritz ou à Narbonne Plage, ce qui compte, c’est avec qui vous partez et non pas la taille de la piscine. On peut se poser ces questions avec pratiquement tout : la taille de notre maison, de notre voiture, de notre téléphone, de la télé. Franchement, qu’est ce que cela change à notre état d’esprit au bout de quelques mois ou années ? Je crois qu’il important d’être persuadé de cela ou l’on aura l’impression de faire trop de sacrifices, et sur une longue période de temps, ce n’est pas tenable. Le but est d’être plus heureux, pas moins.
  3. Avoir de la patience : ça c’est une qualité que je ne suis pas sûr d’avoir. C’est un projet à très long terme, 10 ans de préparation et il aura un impact sur le reste de ma vie. Je me suis déjà investit sur des projets à assez moyen terme (4 – 5 ans – voyages – reconversion professionnelle) et en quelques sortes, on l’a tous fait, en faisant nos études. Et certains atteignent l’indépendance financière en 5 ans (c’est toujours une question de taux d’économie). Mais pour la plupart d’entre nous, le délai sera certainement plus long (10 ans, voire 15 – 20 ans). Donc il faut avoir une vision à long terme.
  4. Etre heureux de ne pas faire comme tout le monde. Je dois dire que cela devient de plus en plus facile. D’abord avec la venue d’internet, il est facile de trouver des gens qui font la même chose que nous et d’avoir ainsi un soutien que nos proches ne sont pas forcément en capacité de donner. Puis pour moi, l’âge aidant, je m’embarrasse de moins en moins de savoir si je plaît ou pas. C’est assez agréable d’ailleurs. C’est fou ce qu’un peu de gris sur les tempes peut libérer. Les gens me disent « monsieur » et je peux sortir la plus grosse connerie qui me passe par la tête sans que l’on s’offusque trop :). En tout cas, je crois que c’est important de garder une indépendance d’esprit et de réflexions. Nous vivons dans une société conformiste, je dirais même une nation. On refuse de voir, de mesurer les différences. Ce qui est différent doit rester dans le domaine de la sphère privée. Etre différents rend les gens autour de nous inquiets, y compris notre famille, nos amis. Donc, il faut être prêt à susciter des désapprobations et être ok avec ça.

Donc voici quelques conseils qui paraissent suffisamment sensés, qui en tout cas reflètent mes idées et surtout celles de personnes qui ont atteint l’indépendance financière. Mais comme l’explique David MacRanay dans le Ted talk donc je parlais plus haut, je ne sais pas si cela est utile. En effet, cela ne sert pas grand chose de demander à Brad Pitt ce qu’il a fait pour réussir. Il y a certainement des gens qui sont allés à Hollywood en même temps que Brad Pitt, qui étaient plus beaux, plus talentueux, et plus motivés que Brad Pitt, mais la vaste majorité n’a pas réussie. Et personne ne leur demande pourquoi ils n’ont pas réussi. Comme les bombardiers qui ne revenaient pas, on les oublie. Brad Pitt ne pourrait pas répondre à la question : que faut-il faire pour ne pas échouer ?

Voilà quelques conseils, mais ce ne sont pas LES conseils. Il y en a certainement d’autres, et beaucoup de « à ne pas faire » qui reste à découvrir. En tout cas, l’intérêt de ce blog est que si je me plante, tout le monde saura pourquoi, et tout le monde pourra apprendre de cela 🙂