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Comment dépenser un maximum d’argent

Paysage d'automne

Paysage d’automne

Prendre le problème à l’envers est parfois très utile. Par exemple, dans mon cas, actuellement, je me demande ce que je peux faire pour avoir plus d’argent sur mon compte en banque. Je pourrais plutôt me poser la question inverse. Que puis-je faire pour dépenser un maximum d’argent possible ? Et ensuite, comparer avec ma pratique, et arrêter de faire ce que je fais déjà, tout simplement. C’est plus facile d’arrêter quelque chose parfois que de faire quelque chose de nouveau. Il est plus facile de dépenser moins que de chercher de nouveaux revenus par exemple. La solution est alors juste devant mon nez.

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Garage à vélos

Economies réalisées par le vélo

Garage à vélos

Garage à vélo – Waterloo station – Londres

C’est le moment de faire un premier bilan et de calculer les économies réalisées par le vélo ou plutôt par le choix d’aller au travail en vélo.
Mais avant de faire ce calcul, je voulais rappeler quelques points :

  • Pourquoi j’ai pris un vélo pour aller travailler
  • Combien de fois par semaine je l’utilise
  • Ma tenue vestimentaire
  • Quelques conseils sur la route
  • Quels conseils d’achat je trouve important
  • Qu’en est-il du vélo électrique ?

et je terminerai donc par le calcul des économies réalisées

Pourquoi j’ai pris  un vélo pour aller travailler

J’habite un grande ville de province à environ 5 km de mon travail, un peu trop loin pour y aller à pied. Il y a un métro mais j’ai plutôt horreur du métro. Le choix du vélo s’est imposé avec un court calcul que j’ai fait il y a maintenant deux ans et demi. J’avais expliqué mes choix dans un article début 2014.

Combien de fois par semaine

Je prends le vélo au moins quatre fois par semaine. Je le prends aussi dans mes déplacements urbains professionnels et le week-end pour faire des petites courses. Je ne prends pas le vélo quand il y a trop de vent et sous la neige. En revanche la pluie ne me dérange pas. Enfin, si je suis très fatigué après un entraînement trop dur au Tai Chi par exemple, je prends le métro.

Ma tenue vestimentaire

J’ai rarement besoin de beaucoup de fringues. S’il fait trop froid, il y a souvent des chances qu’il neige, et s’il neige, je ne prend pas le vélo. Je peux parfois mettre quelques couches de vêtements (t-shirt, sweat shirt, pull, polaire) mais c’est relativement rare. L’avantage du vélo c’est qu’on a vite chaud en pédalant 🙂

Tenue grand froid ++

Tenue grand froid ++

Voilà ma tenue d’hiver grand froid. C’est à dire que j’ai du m’habiller moins de 10 fois comme cela cet hiver.  Je retire ou j’ajoute les couches selon les besoins.

Tenue de pluie

Poncho et guêtres

Et ma tenue de pluie. J’ai acheté un poncho et des guêtres sur Amazon sur les conseils d’un collègue. Il possède les guêtres depuis plus de 10 ans. Je l’ai vu arrivé à vélo un jour de pluie, il a retiré le poncho et les guêtres et il était complètement sec, pas une goutte nulle part. Du coup, j’ai acheté cette tenue sur le champ et je ne le regrette pas, je ne suis jamais mouillé. La capuche est réglable à l’arrière, il y a des sangles sous le poncho pour le tenir au guidon en roulant. Très pratique ! Je suis fan. Le seul problème, c’est en cas de grand vent, le poncho fait voile et vaut mieux être dans le sens du vent, sinon c’est la galère :(.

Quelques conseils de conduites pour les novices

Si vous décidez ou si vous connaissez quelqu’un qui veut mettre au vélo, voilà quelques conseils de sécurité, parce que face aux voitures, on est plus fragile.

– Anticiper : le maître mot est bien sûr « anticiper ». Cela devrait être le cas pour chaque conducteur quelque soit le véhicule, mais en vélo, c’est vitale. Le soucis c’est que les cyclistes sont minoritaires sur la route ou sur les trottoirs, donc les gens peuvent être surpris de nous voir réagir n’importe comment. Ça, c’est quand ils nous voient vraiment…

– Regarder les conducteurs, les passants… dans les yeux. Parfois, les gens nous regardent mais ne nous voient pas. Ils ont la tête ailleurs, pensent à autre chose, au prochain texto qu’ils doivent envoyer en conduisant etc. Il faut donc chercher leurs regards pour qu’ils nous voient. Si vous ne rentrez pas en contact avec le conducteur ainsi, faites très attention, peut-être qu’il va vous calculer, peut-être pas.

– Adapter sa position sur la route en fonction de la vitesse. Si mon différentiel de vitesse par rapport aux voitures est grand, je me colle à droite de la route. Si je vais à la même vitesse que les voitures (en descente par exemple), je me rapproche du centre.

– Avoir un trajectoire claire. Souvent les gens ont peur de nous car ils nous jugent imprévisibles. Car un vélo peut aller théoriquement partout : sur la route ou le trottoir. Si vous montrez vos intentions clairement, alors ils savent que vous n’êtes pas un danger et ils ne seront pas un danger pour vous.

– Sourire : car encore une fois, nous faisons peur. Rassurés, les gens ne feront rien d’anormal et vous pourrez anticiper leurs déplacements.

– Anticiper (oui encore 🙂 mais cette fois) le pire : je regarde toujours derrière moi, toutes les 20 secondes, le danger vient souvent de l’arrière : une moto qui double, un scooter qui double par la droite sur une piste cyclable, un voiture qui se rabat trop tôt pour tourner. Je n’ai pas mis de rétro sur le vélo parce que je n’ai pas confiance dans les rétro. J’ai passé le permis moto en Angleterre, et on nous interdisait de regarder dans le rétro mais on nous obligeait à tourner la tête. J’ai gardé cette habitude. Peut-être qu’un jour je mettrais un rétroviseur.

– Les piétons sont aussi souvent très dangereux surtout quand ils traversent au bruit. C’est à dire, quand ils n’entendent pas de voiture, ils pensent qu’il n’y a personne et traversent sans regarder.

– Protégez-vous : portez un casque, soyez visible (couleurs jaunes fluo etc), soyez éclairé, servez-vous de votre sonnette. Il y a peu de mort en définitif à vélo, et la moitié sont en rase campagne, mais il y une légère hausse ses dernières années, donc le problème ne disparaît pas. Pourtant, il y a normalement une corrélation inverse entre le nombre de cycliste et le nombre d’accidenté à vélo. Les voitures n’ont pas trop encore l’habitude de nous.

– Attention au Vélib, qui se prennent pour des piétons et qui sont souvent des cyclistes très inexpérimentés, voire dangereux.

– choisissez avec soin son trajet : au début, j’ai pris un trajet un peu plus long, mais plat et avec très peu de circulation. Ensuite j’ai pris un trajet plus direct, avec plus de circulation, mais je l’ai d’abord fait sur le trottoir et tant que je n’étais pas sûr de moi. Maintenant, je connais bien le trajet, je sais où les voitures peuvent me doubler, là où elle me voient mal etc.. Donc je suis capable d’anticiper plus de choses. J’ai repéré aussi des axes dangereux, où je ne m’aventure jamais, soit parce que la route est en très mauvais état, ou parce qu’il y a beaucoup de possibilités pour les voitures de tourner à gauche, ce qui crée des configurations dangereuses quand il y a beaucoup de traffic.

– Pour finir, la prévention routière a fait un petit guide pas inintéressant du tout. Vous le trouverez à télécharger sur cette page.

Conseils pour acheter un vélo

Il y a plusieurs bons articles sur internet (en voici un,) J’avais donné des détails dans ce blog dans cet article. Avec plus de recul maintenant, voici les points que je trouve important (dans l’ordre décroissant) :

– Prendre un VTC confortable (avec des roues de 28 « ) avec un guidon large. Le VTC est le bon compromis en ville. On peut facilement passer sur un trottoir, passer sur des graviers. On ne pas craint pas la crevaison. Le vélo est stable, la position est confortable. Le guidon large permet de bien respirer. Les roues de 28 » et la position le rend beaucoup plus « roulant » qu’un VTT.

– Prendre un beau vélo et léger. Il faut être fier de son vélo. il faut avoir envie de le prendre même quand on est fatigué. Ainsi, à force de le prendre, on n’imagine pas prendre autre chose, le vélo devient le véhicule du premier choix. Au fil des mois, je m’aperçois que j’utilise de moins en moins le métro. D’abord, je fatigue moins vite et puis, je suis toujours prêt à prendre le vélo. Prendre le métro est une organisation différente.

– Acheter le chez un marchand de vélo, pas sur internet et pas chez Decathlon ou autre supermarché du sport. Il faut pouvoir l’essayer, le faire régler et il ne faut pas prendre du premier prix. J’ai mis 500 euros dans ce vélo, on ne fait pas beaucoup moins cher pour la qualité et je ne regrette pas une seconde cet investissement. Et tant qu’à investir, acheter un bon cadenas, pas le premier ni le deuxième prix 🙂

Le vélo électrique ?

Perso, je ne me sens pas près. J’en ai essayé à Paris, lors d’une visite de groupe sur Paris insolite. On a visité le centre de Paris (le 1er, l’Ile de la Cité, St Germain) et c’était très bien pour un trajet court. Mais à acheter, cela coûte encore très cher. Ensuite, cela permet d’aller vite sans faire trop d’effort. C’est très confortable. Donc je vois bien à qui cela s’adresse, à des gens qui n’ont pas l’habitude de faire du vélo, ou qui sont en mauvaise forme. Mais je trouve cela un peu dangereux, parce que cela permet d’aller très très vite. Trop vite pour une piste cyclable, trop lentement pour la route, un peu comme un scooter qui se traîne. De plus, les pneus restent étroits comparés à un scooter, donc moins d’adhérence, moins bonne distance de freinage etc. Bref, ces trucs ne m’inspirent pas confiance. J’y viendrai sans doute un jour mais pas encore.

Bon alors le verdict. Est ce que j’ai économisé de l’argent à prendre ce vélo la plupart du temps ?

Économies réalisées

Je vais procéder ainsi pour calculer les économies réalisées en 2 ans et demi d’utilisation :

Calcul du coût du métro – Calcul des frais réel aujourd’hui = économies réalisées

Frais réelles

  • métro : 140 € * 2,5 ans : 350 €
  • achat du vélo : 500 €
  • autres équipements : poncho 25 + guêtres 14 = 30 €
  • révisons, entretien : 80 €
  • assurance vol première année : 50 €

TOTAL : 1010 €

Comparé au coût de l’abonnement de métro : 55 € fois 11 mois * 2,5 ans :

TOTAL : 1510 €

Donc 1510 – 1010 = 500 € d’économie en 2,5 ans
À ce rythme là, j’aurais économisé (à la louche) :

  •  3025 – 1350 = 1675 € en 5 ans
  •  6050 – 2060 = 4000 € en 10 ans

Bien sûr je ne parle pas de la hausse des transports qui risque d’arriver, ni des intérêts que l’argent économisé rapporte pendant toutes ces années.

Bon, je vais pas devenir riche avec le vélo, mais je vais resté en forme. Et en terme d’économies, les petits rivières font les grands fleuves 🙂

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Voiture trop chère

Comment choisir une voiture ?

Là, je dois dire que je suis dépassé. Je vais quand même essayer de comprendre. Je m’explique, cela fait 15 ans que j’habite dans une grande ville de province, après avoir vécu une dizaine d’années à Londres. Quand je suis arrivé ici, j’ai revu avec bonheur des gens circuler dans des « Deuches », des 4L, des R5, des Ami 8. A Londres, je comptais les Rolls, les Lamborghini Diablo et les Lotus. J’ai bien entendu les polémiques sur la recrudescences des 4X4 à Paris, des voitures avec pare-buffles et la mode des Humvee. Mais ici, en Province, on était plutôt préservé. Puis la crise de 2008 est arrivé et je crois que les gens ont pensé à autres choses.

Mais, depuis quelques temps, je rencontre de plus en plus, sur mon parcours quotidien à vélo, des 4X4 de toutes sortes et de toutes tailles. Et là, je ne comprends pas.

MMM a fait plusieurs articles (parfois drôle) sur l’utilisation de la voiture aux US, mais il serait mal venu de faire la même chose ici, car ces voitures ne sont pas devenues encore des objets de consommation courante. Ce sont encore des objets de luxe, pour des « privilégiés ». Mais, ça pourrait le devenir, à la française. Y a qu’à voir le nombre de SUV Dacia qu’on rencontre.

Je dis « privilégiés » avec des guillemets, car je ne m’imagine pas une seconde conduire ces tanks avec bonheur pour aller travailler. J’ai l’impression qu’il sont aussi maniables et pratique dans les rues étroites, embouteillées de ma ville de province qu’un tracteur. Et puis la consommation et la pollution, non merci (ok le  Duster est GPL mais il est quand même lourd). Donc, non merci.

Je me demande d’ailleurs toujours pourquoi les gens s’achètent des véhicules aussi chers à l’achat (de 70 000 à 130 000 pour une BM X8 – plus de 70 000 pour une Audi Q7 – 70 000 et 170 000 € pour une Porche Cayenne), mais aussi à la consommation, à l’entretien etc.. Est-ce pour ce sentir plus en sécurité ? C’est l’argument des Américains, ils se disent « en cas d’accident, je préfère être au volant d’un SUV que d’une petite voiture en plastique ». Les gens qui pensaient cela il y a quelques années achetaient des tanks Volvos. C’était des voitures qui ne se vendaient pas bien non plus. Est-ce pour une autre sécurité, contre une société qui a peur ? Est-ce pour cela que l’on voit ces voitures souvent à la sortie et à l’entrée des écoles au lieu de laisser les gamins rentrer seuls à la maison ? Est-ce pour s’isoler de ce monde qui fait peur, de cette mixité sociales inconfortables et fatigantes ? Est-ce pour prolonger le confort de notre résidence fermée sécurisée ? Pour faire le lien entre les portes fermées de nos résidences et les portes sécurisées de notre lieu de travail ? Est-ce pour cela que les conducteurs de ces engins conduisent souvent comme si ils étaient seuls sur la route ?

Du point de vue de l’indépendance financière, la voiture peut être un gouffre financier. Dans l’industrie des hôtels-restaurants, on dit que la partie hôtel peut nous faire gagner le plus d’argent, le restaurant peut nous en perdre le plus. Pour un foyer, c’est un peu pareil. L’immobilier peut nous permettre de gagner de l’argent, et la voiture d’en perdre beaucoup.

Le coût le plus important pour une voiture est rarement l’essence, les réparations, l’assurance. Ce qui coûte le plus cher dans une voiture est sa décote, la perte de valeur qui intervient inexorablement chaque année. Et ce coût est proportionnellement beaucoup plus important que l’essence/l’assurance. Illustrations :

Une Renault Clio achetée 12 000 euros en 2005,  perd 2000 euros la première année ( 160 euros par mois), 5 000 € en trois ans !! Une BMW série 1 va perdre 7500 € en 3 ans ! Plus les voitures sont chères à l’achat, plus elle décote rapidement, pas en pourcentage (les voitures de bonne qualité semblent descendre moins vite) mais en Euros.

Comment peut-on réduire le coût d’une voiture ?

Je ne dis pas que j’ai trouvé la solution infaillible malheureusement, mais voici quelques critères à examiner avant d’acheter une voiture. Peut-être réfléchir à ces questions peut nous faire prendre des décisions drastiques avant même d’acheter la voiture.

Les usages

Je vois plusieurs usages possibles : pour aller travailler, pour ses loisirs, pour faire des courses, transporter des denrées ou des personnes, pour les vacances : si vous avez besoin d’une voiture pour aller travailler, je crois que vous pouvez dire adieu à votre rêve d’indépendance financière rapide. A mon avis, il faut soit changer de travail, soit déménager. Parce que vous aurez besoin d’une voiture fiable donc en bonne état donc relativement chère à l’achat, donc qui décote beaucoup. Toutes ces questions se posent pour les autres usages de la voiture. Je me sens à l’aise quand la voiture n’est pas nécessaire à ma vie de tout les jours, je peux aller travailler à pied, en vélo ou en métro ; pareil pour mes courses. Comme cela, je suis sûr de réduire mes coûts au maximum. Nous faisons pour ces usages moins d’un plein par mois. MMM a fait deux pleins d’essence l’année dernière ! Il faut comprendre qu’une voiture coûte plus chère si vous faites plus de kilomètres. A première vue, on a l’impression que cela amortie le coût de la décote mais c’est une erreur. Cela rajoute simplement des coûts d’entretiens (vidange, pneux, freins), et la chance d’avoir des réparations supplémentaires car tous les composants d’une voiture s’usent surtout si on s’en sert.

Quelle marque et à quel prix ?

Questions encore plus difficiles. Il y a quelques années, les voitures étaient de conceptions suffisamment simples pour qu’on puisse les réparer et faire l’entretien de base soi-même. Depuis, avec toute l’électronique embarquée dans une voiture, il y a beaucoup de choses qui peuvent tomber en panne donc nous sommes la plupart incapables de réparer. Donc peut-être faut-il choisir des voitures très fiables.  Au fil des années, j’ai eu des Nissan, Renault, Peugeot, Citroën, Volkswagen, Toyota. Et les seules qui ne soient jamais, absolument jamais tombés en panne furent les japonaises. Récemment, j’ai eu de des Toyota Yaris (une fois 2 ans, et une depuis 4 ans), et pas l’ombre d’un soucis. Donc mon choix est fait. Nous avons acheté notre Toyota Yaris il y a deux ans, plus cher que l’argus, mais à part les vidanges et les révisions une fois par an, elle ne nous a rien coûtée, et nous espérons la garder au moins 5 ans de plus.

La hausse du prix des réparations est aussi due à la hausse des pièces détachées. Les pièces d’occasion peuvent être une solution mais il faudra toujours, pour la plupart d’entre nous, payer la main d’oeuvre. Donc, il faut trouver le compromis idéale entre acheter une voiture en bonne état, plus chère et avec plus de décote, et une voiture peu chère, mais qui nécessitera plus de réparations.

On revient toujours à la règle de départ, essayer de faire le moins de kilomètres par an. Il faut d’ailleurs évaluer le coût d’une voiture au prorata du nombre de kilomètre, et non pas simplement en comptant par an.

Pour finir, quelques trucs de MMM que je trouve très juste (source)

– le financement : ne jamais, JAMAIS, emprunter de l’argent pour acheter une voiture. Là on cumule décote et coût du crédit.

– choisir une voiture qui réponde à vos besoins courant. Acheter un van pour partir en vacances une fois par an ne permet pas de faire des économies. C’est certainement pratique, agréable, un rêve d’enfance et tout et tout, mais cela ne permet pas de faire des économies. Cela représente un capital immobilisé qui ne rapporte rien, et qui a même tendance à se dévaluer.

– utiliser la voiture pour des trajets de plus de 5 km en l’absence de transports en commun, ou pour transporter des objets encombrants.

– considérer échanger l’usage des voitures avec vos amis, utiliser BlaBlaCar, les voitures Lib, la location, l’utilisation de garages alternatifs.

Voilà quelques réflexions pour les débutants en achat de voiture. Pour les autres, cela sera certainement du bon sens. Le problème est qu’on les gens utilisent rarement du bon sens quand ils choisissent une voiture. Ils préfèrent le mettre de côté et « se faire plaisir » (c’est à dire mettre un an de salaire dans un objet qui ne vaudra pas grand chose dans 5 ans), d’où les 4X4. Je sais pas vous, mais je vais rarement dans des chemins en terre en voiture et s’il neige, j’ai des chaînes. Mais comme on dit, c’est un choix (et un droit à polluer). C’est vous qui voyez 🙂

Des économies que je n’ose pas dire à mes amis

robinetIl y a des petits gestes que je fais dont je ne sais pas trop ma motivation première. Est-ce pour faire des économies ? Est-ce pour l’environnement ?  Les deux vont souvent ensemble. Mais en économies d’argent, c’est upsilon, ça vaut pas le coup d’être compté. En tout cas, comme j’ai peur de passer pour un fou ou pour un radin, je ne m’en vante pas trop 🙂  mais parfois, il faudrait être fou pour dépenser plus.

Ce sont parfois des habitudes prises en voyage, qui me rappellent justement le voyage, les vacances etc.
Alors, voici une petite liste : Continuer la lecture

Étude de cas : acheter un ordinateur

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Pourquoi acheter un ordinateur (dépenser des sous)

L’ordinateur que j’utilise actuellement a plus de 6 ans. Je pense qu’il est bientôt temps d’en changer.

J’ai plusieurs bonnes raisons :
– Il peine un peu, a tendance à mouliner, chauffer.
– Je ne peux pas (facilement) l’upgrader : j’ai déjà changé le disque dur, et augmenté la RAM. Je pourrais mettre un disque dur plus rapide, ou même ajouter un SSD, augmenter la RAM un peu plus, mais je crois que j’arrive au bout des solutions raisonnables pour mon niveau de compétences. Cela me pose question quand même. dois-je prendre le temps d’acquérir ces compétences, alors que je sais que cet ordinateur a une durée de vie limitée et les autres composants (carte mère, écran.. ) ne sont pas cette fois du tout remplaçable. La réponse est plutôt non, pour moi.
– mes usages ont changé, j’utilise surtout mon ordinateur à la maison maintenant. Je n’ai plus un usage aussi nomade qu’il y a quelques années où je prenais mes cours dessus. En fait, j’ai déjà converti ce portable en desktop, avec un écran et un clavier additionnel.
– Mes usages ont changé, mais j’ai toujours besoin d’un ordinateur, toute ma vie est stockée ainsi, ma musique, mes photos, mon carnet d’adresse, mon agenda….

Mon choix.. est-ce bien raisonnable ?

Tout ça m’a amené à penser à acheter un Mac Mini. Je reste sur Mac car je suis habitué (depuis 2003) et tout mon environnement logiciel est sur Mac. Je sais aussi que ce sont des machines solides. Le hardware est de très bonne qualité. C’est cela aussi la frugalité. Ce n’est pas acheter le moins cher, c’est acheter ce qui durera le plus longtemps et qui gardera une certaine valeur. Le Mac actuel que je possède, bien qu’il ait plus de 6 ans, garde une valeur de 100 ou 200 euros sur le marché de l’occasion. Jacob Frisker développe ce concept dans son blog. Vivant avec 7000 dollars par an, il n’achète que des « marques » , pas de la dernière mode, mais de la meilleure qualité.
Donc je pense acheter un Mac Mini. C’est la machine la moins cher d’Apple, la plus fiable, pratiquement impossible à trouver d’occasion ou pratiquement au prix du neuf.
Le Mac Mini deviendra ma machine principal, et  j’allègerai le Mac Book et je ne l’utiliserai qu’en déplacement ou pour écrire ce blog par exemple dans mon canapé, un peu comme un Chrome Book. Ainsi, je le ménagerai et j’espère prolonger sa vie encore.

Où acheter ?

La question suivante est où l’acheter et combien. Comment puis-je faire baisser le prix un peu. J’ai cherché un peu partout sur le net. Beaucoup de gens recommande de l’acheter en ligne sur Apple Store, je pourrais avoir 5 % de réduction en l’achetant à la Fnac, avec la carte Fnac. Je suis allé néanmoins chez iConcept, et je leur ai demandé si il y avait des promotions à venir. En insistant un peu, j’ai su que le mois prochain, il offrait 100 € de réduction pour la reprise d’un vieux ordinateur (et ma femme a gardé des vieux PC dans notre cellier, ça tombe bien). J’espère que cela s’appliquera aussi pour le Mac Mini. De plus, la rumeur dit qu’Apple va peut être sortir un nouveau modèle courant mars.
Donc j’ai décidé d’attendre un mois de plus et de reconsidérer les choses début mars.

Epilogue

Le 28 avril : J’ai cherché partout pour un Mac au meilleur prix. Sur Price Minister, j’ai vu qu’une personne exportait du Japon, pour 100 euros de moins que le prix français. Cela m’a donné une idée. J’ai regardé aux US, et converti en euros 599 dollars en euros font 440 euros + les taxes. Oui, Apple a vraiment une politique tarifaire de m… pour les Européens. Ma belle-famille vient justement en vacances au mois de mai….  Il n’y a pas eu de nouveaux modèles, et c’est pas plus mal, vu que ce dernier a excellente réputation en fiabilité, et chez Apple, les premiers modèles sortis en général sont souvent des bugs. Donc j’attends patiemment que mes « in-laws » débarquent.

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Economies réalisées en 2013 (3) : vélo

Fin 2012, j’ai acheté un vélo.

Ou plutôt non, j’ai investi dans un vélo. Car pour moi, la somme était assez importante, et j’espérais avoir un retour sur investissement en du plaisir et du côté pratique de cette machine.
Jusqu’à présent, j’avais un VTT qu’un bon ami m’avait donné. C’était un machine Decathlon, bon marché, assez robuste, facile à entretenir mais qui avait aussi quelques défauts (lourd, pas très « roulant », pas très confortable).
Mr Money Mustache (encore lui) écrit beaucoup sur la nécessité d’avoir un vélo et de l’utiliser.

Bien sûr, il faut faire une adaptation culturelle de ses articles. Les Américains ne font pas de vélo, à part les sportifs et quelques habitants de quelques villes « bike friendly » (ex Portland).Nous sommes un peu dans la moyenne entre les USA et les Pays-Bas où tout le monde ou presque a un vélo (et l’utilise). En France, il me semble que beaucoup d’entre nous ont un vélo, mais qu’il reste le plus souvent rangé parce que l’on a toujours une excuse.

Le vélo est pourtant un moyen de transport très économique et qui a aussi des bénéfices sur le plan santén en tout cas plus que la voiture et parfois plus que les transports en commun.

Ce que propose MMM est de considérer le vélo comme le premier moyen de transport.
Cela implique quelques adaptations et la première est d’avoir un vrai vélo, qui nous permet d’aller par tous les temps, partout, quelque soit notre envie ou notre état de fatigue.

J’habite à 5 km de mon travail, je peux y aller en métro ou en vélo. Mais il y a une belle côte et parfois il pleut, donc dans le passé j’avais souvent trouvé des excuses pour ne pas prendre le vélo.

Après quelques recherches sur internet ( et  et ailleurs) et auprès d’autres cyclistes, j’ai cherché un VTC avec roues de 27 pouces (pour être « roulant », contre 25″ du VTT) avec beaucoup de vitesses (car parfois je suis fatigué et il y a des côtes ou j’habite) et avec un guidon large pour le confort de position et favoriser la respiration.
Pour 500 euros, j’ai acheté un Giant chez eux. Ils m’ont offert un cadenas, repris mon ancien vélo, et j’ai pris une assurance.
Puis j’ai acheté un poncho, ici, qui couvre le guidon et que je maintien contre le vent avec des harnais et des guêtres, .  qu’il pleuve, qu’il vente, je suis toujours sec quand j’arrive, c’est incroyable. J’avais déjà un casque, des gants et un bonnet. Coût total 550 euros. Et l’expérience de la conduite est simplement géniale, grosse différence avec le VTT de chez Déca, un peu comme quand je suis passé de la 205 Diesel de 1991 à une Toyata Yaris 2004 :).

Quel est le bilan après un an ?

– coût total de 550 euros + 30 de révision annuelle = 580 la première année.
– 45 euros par mois en moyenne sur les transports en commun soit 540 euros.
– meilleure forme physique.
– un vrai plaisir à doubler tout le monde coincé dans les traffics, et à ne pas attendre le métro et le bus. un vrai plaisir à être indépendant.
–  Quand je ne fais pas de vélo par exemple, parce que je suis en vacances par exemple, ou en formation, mon vélo me manque. C’est bizarre à admettre d’ailleurs. Un peu comme quand on rentre de vacances et qu’on est content de retrouvé sa maison, moi, je suis content de retrouver mon vélo.
Donc en un an, j’ai pratiquement remboursé mon investissement et je compte faire des économies à partir de maintenant. et en admettant que l’entretien de mon vélo me coûte 50 euros par an (je n’ai pas repris d’assurance). J’économiserais environ 41 euros par mois soit 7 093 € d’économie d’après la fameuse règle de calcul de MMM sur les 10 prochaines années. Et en plus je vivrais plus longtemps (peut-être :).

Économies en 2013 (2) : changer de mutuelle et FAI

J’ai encore décidé de changer de mutuelle. Je n’ai pas fait exprès. J’étais très content de l’ancienne.

Pourquoi j’ai changé de mutuelle ?

Un jour, dans ma boîte mail pro, j’ai reçu l’info que mon employeur contribuerait 22 euros par mois. Je me suis dit : « Cool, je paie 19 euros par mois actuellement, cela va me permettre de ne plus payer pour une mutuelle ». Mais ce n’est pas si simple que cela. Quand je suis allé voir cette mutuelle avec la lettre de mon employeur, ils m’ont dit : « Mais cela concerne seulement certains contrats, pas tous. Et le moins cher coûte 42 euros ». J’ai regardé le contrat et j’ai vu qu’il était meilleur que ce que j’avais maintenant, donc je gagnais quelque chose. J’allais souscrire à ce contrat, et puis j’ai eu un réflexe : « Laissez-moi y réfléchir ».
Je suis allé voir une mutuelle des fonctionnaires (vu que j’allais être titularisé au mois de novembre) et au surprise, je pouvais souscrire un contrat que je pouvais moduler comme je voulais, et profiter de la réduction de mon employeur. Et en plus, j’ai eu droit à 3 mois gratuit. Ce qui fait que je vais payer 9€90 sur 9 mois cette année.

Ce que j’attends d’une mutuelle

Pour çe prix, je n’ai pas grand chose, mais cela correspond plus à se que j’attends d’une mutuelle. Je ne comprends pas pourquoi je devrais payer un premium pour rembourser (très mal) des lunettes ou des appareils dentaires alors que ces dépenses sont prévisibles. Je suis prêt à payer une mutuelle qui me garantisse pour « les accidents de la vie », les risques, pas des dépenses prévisibles. Par exemple, si je dois passer du temps à l’hôpital, je ne veux pas payer pour le forfait hospitalier.

Le pouvoir multiplicateur des petites économies

Je vais économiser 10 € par mois dans les prochaines années. Si je compare avec le contrat de ma femme, cela fait 30 € par mois d’économies. Sur 10 ans, 30 * 173 = presque 5200 € d’économie.
Mr Money Mustache explique le principe derrière ces calculs. Dans notre cas, c’est 30 euros tous les mois investis à 7 % par an pendant 10 ans, et voilà !

Pour une économie hebdomadaire, il suffit de multiplier par 752.
Un repas au restaurant de moins par semaine : 15 euros * 752 = presque 11280 € !!! en 10 ans. Si on cumule plusieurs économies (un abonnement TV en moins, une réduction sur le portable, sur le FAI etc), cela peut faire de grosses sommes, non ? Et je préfère avoir ces sommes dans ma poche que dans la leurs.

Avec cette idée dans la tête, nous avons changé de fournisseur internet, en passant de Darty à Free, soit en tout, théoriquement, 43,99+ 2 (forfait mobile) – 29,99 (forfait mobile inclus) = 16 euros d’économie par mois soit 2816 € d’économie supplémentaire en 10 ans, pour exactement le même service voir plus. Cela serait dommage de passer à côté, non ?