Investissement, quelle stratégie pour faire fructifier et/ou garder ses économies ? (1)

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Maintenant, que je fais tous les mois des économies, il me faut les faire fructifier.
D’ailleurs, cela fait partie de ma motivation pour faire des économies. Je lisais un auteur qui considérais ses dollars comme des soldats/servants qui travaillaient pour lui pour faire plus de dollars.

Quelle stratégie, par où commencer ?

D’abord, il me faut les faire fructifier à un taux supérieur à l’inflation. Donc, j’ai mis à la poubelle, les livrets d’épargne de toute sortes (Livre A, LDD, LEP, Livre B, Livret Orange etc) car certes ils rémunèrent à un taux légèrement au dessus de l’inflation officielle, mais je me demande souvent si le chiffre de l’inflation correspond à quelque chose. Quand je voie les loyers qui ont augmenté pendant des années, le prix de l’essence, de l’électricité et on est resté pendant cette période à 1 ou 2 % d’inflation, je m’interroge. En fait, j’ai gardé deux comptes de livret, je m’en sert comme des amortisseurs : j’ai mis dessus ce que j’appelle une épargne de précaution. Je reviendrai dessus dans un autre article.
Donc les livrets ne sont pas pour moi des moyens de faire fructifier mon épargne (surprise ! sic).

La bourse ou la pierre ?

Ensuite, en gros, il reste la bourse ou l’immobilier.

Pour la bourse, il y a le choix : actions, obligation, OPCVM, fonds indiciels, les fonds garantis, en monnaie, marchandises ou, SCPI. Certains produits sont de purs produits spéculatifs (une sorte de pari) ou de vrais investissements.
On peut aussi investir dans l’immobilier et se devenir propriétaire qui loue des appartements, parkings etc.

Commençons par l’immobilier

Je ne me sens pas l’âme d’un propriétaire d’un parc immobilier, aussi petit soit-il.. Ni ai-je temps ou l’envie de m’y mettre. Dans mon métier, je rencontre suffisamment de personnes avec qui je dois composer, et je n’ai pas envie de faire pareil avec un locataire. D’autres le font très bien, tant mieux pour eux. Ils ont d’ailleurs du succès. C’est un vrai métier. Je suis sur qu’il y a une niche dans les grandes villes pour des petits appartements, qu’on peut louer autour du maximum autorisé par le plafond du FSL (fond solidarité logement : système qui aide les plus pauvres à avoir un logement) . Une autre chose qui me dérange est l’immobilisation du capital. On ne vend pas un appartement du jour au lendemain et parfois, on n’arrive pas à la vendre du tout. Un nouveau plan d’aménagement du territoire, un nouvelle route etc et la patrimoine peut en prendre un coup. J’ai connu la crise de l’immobilier de l’Angleterre dans les années 90. Jusqu’alors, la pierre était l’investissement qui ne pouvait pas descendre et on gardait toujours un toit. J’ai vu à quel point c’était faux.

La bourse

Donc j’ai eu envie de me tourner vers la bourse, mais là aussi cela pouvait être compliqué. On se perd et on peut perdre souvent de l’argent d’ailleurs (sauf que si c’est son métier, alors on perd l’argent des autres).
J’ai lu aussi avec intérêt des blogs français de personnes qui investissent dans des SCPI (de l’immobilier en fond commun) pour limiter les risques de la bourse et des locataires. C’est un système qui essaie de cumuler les avantages de l’achat immobilier (on peut faire un emprunt immobilier à des taux très bas comme pour une résidence principale et faire un effet de levier) sans les inconvénients (mettre la main dans le cambouis de la gestion locative).
Le plus souvent, ces fonds loue des locaux à des entreprises. Et pour moi, c’est là le hic. Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais autour de chez moi, je vois partout des bureaux vides à louer. Et quand la demande est supérieur à l’offre…. Pourtant les banques traditionnels essaient de vendre cela à tout le monde. Ca aussi, pour moi, c’est un mauvais indicateur.

Et puis, un jour, j’ai entendu parlé par MMM et jlcollinsh, des fonds indiciels (index funds) et notamment ceux de Vanguard. Et tout m’a plu. Je vous invite à aller voir les 21 articles que jlcollinsh à consacré à ce sujet. Je vais vous faire un résumé si vous avez la flegme, ou si vous avez des difficultés avec l’anglais. Mais vraiment, je vous conseille d’essayer de faire l’effort, car ce qui va suivre maintenant ne sera que le travail d’un mauvais traducteur ou un perroquet qui répète sans comprendre.

D’abord pourquoi choisir la bourse ?

Les idées de base sont très simples et très logiques.
– L’ économie de marché, les marchés, ont des cracks régulièrement. La crise de 2008 n’était pas exceptionnelle. Cela est déjà arrivé (1973, 75, 78, 87, la chute de l’immobilier des années 90, la bulle internet, 11 septembre). Mais le marché récupère et repars toujours. Toujours. Si un jour ce n’est plus le cas, il n’existera aucun investissement disponible.
– C’est un marché qui monte toujours… sur le long terme. En 74, le Dow Jones était à 616, en 2011 à 12217. Si vous aviez investit 1000 dollars, vous auriez, en 2011, 66 892 dollars. Cela fait une moyenne de 12 % par an. Tout ce que vous auriez eu à faire, est de tenir bon, ne pas paniquer au moment des cracks, de ne pas vendre et d’attendre que cela reparte.
– Dans le futur, dans les 10 prochaines années, il risque d’y avoir des cracks, des rebondissements etc.. Impossible à prévenir. Et quand tout le monde dit qu’il faut vendre, il faut ne pas paniquer et attendre quelques mois, années.. ou acheter. Cela pourra être très sérieux comme la crise qui a commencé en 2008, donc durer plusieurs années, ou être un simple réajustement d’une bulle spéculative. Mais ce ne sera jamais la fin du monde, en tout cas, pas tel qu’on le connaît. Tous les médias diront et répéteront que cette fois-là, que cette crise-là sera différente, mais comme à chaque fois, ils auront tort.

Pourquoi choisir d’investir dans des fonds indiciels ?

La première raison et elle me suffit, est qu’ils font mieux que 80 % des OPCVM.
La deuxième raison est qu’ils coûtent moins cher que les OPCVM.
Les OPCVM sont surtout efficaces pour les managers de ces fonds, qui font eux de bons profits, sur votre dos, avec des commissions exorbitantes, pour une efficacité toute relative, et difficilement vérifiable. Les OPVCM qui n’ont pas de bonnes performances sont absorbés dans de nouvelles avec de nouveaux noms « sexy ».
De plus, même les managers qui connaissent bien leurs secteurs ne peuvent pas prévoir la performance des entreprises qu’ils suivent. Personne ne peut. Car on sait très bien comment sont élaborés les budget : soit ils répètent l’année d’après, soit ils font le jeux d’intérêts « politiques » au sein de l’entreprise.
Quand on investie dans un fond indexé on ne se pose pas la question de savoir Apple ou Google, Toyota ou GM etc. On achète la plus grande base possible des actions les plus côtés du moment. L’index suit l’évolution du marché. Donc quand la bourse monte, et elle finie toujours par monter, on est sur de gagner car on a acheter toutes les actions. Un peu comme parier sur chaque cheval dans une course hippique.
La philosophie est aussi différente il me semble. les OPVCM spécule, pour les fonds indiciels, on parle d’investissement. Toujours à long terme. On achète et on oublie, on regardera dans quelques années.

Dans un prochain article, je parlerai des conseil de jlcollinsh sur les types de fonds qu’on peut choisir, et surtout je parlerai des problèmes rencontrés par les Européens pour investir dans ces fonds, et les solutions 🙂

Avertissement : comme tout ce qu’il y a dans ce blog, cela ne représente que mes opinions personnelles que je partage sur la place publique. Vous êtes seuls responsables de vos choix.

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2 commentaires

  1. «C’est un marché qui monte toujours… sur le long terme»

    Certes, mais vivra-t-on suffisamment longtemps pour voir ce long terme ? Le danger de cette affirmation c’est de minimiser l’impact du «momentum». Si tu as investi sur le cac 40 le 4 septembre 2000 quinze ans après tu as encore mal aux fesses…

    Je suis également étonné que tu indiques les SCPI dans le paragraphe dédié à la bourse. Les foncières cotées se sont les SIIC…
    Les SCPI c’est de l’immobilier de la pierre papier certes mais cela reste de l’immobilier (d’où la possibilité de faire un crédit immobilier pour les acquérir)

    1. Bonjour,
      Pour le premier point, je dirais que c’est pour ça que je n’investis pas dans le CAC 40. A priori, cela dure depuis un moment sur le marché américain (7% par an au minimum par période de 10 ans, sauf une ou deux années.http://www.mrmoneymustache.com/2011/06/06/dude-wheres-my-7-investment-return/)
      Pour le second point, tu me l’apprends, je n’avais pas compris cela. Merci pour ce point. Je n’en parle pas beaucoup des SCPI et mal car je n’y connais pas grand chose, et qu’il y a un tas de blogueurs qui eux semblent connaître, ou en tout cas, en parlent beaucoup. A mon niveau, je vois deux problèmes au moins :
      – je n’ai pas confiance dans ce marché, tout le monde y va, je vois plein de bureaux vides autour de chez moi, j’ai l’impression de voir un bulle. Ce n’est qu’une impression, mais je n’ai pas confiance.
      – C’est de l’immobilier, et j’investis déjà beaucoup dans l’immobilier (via ma résidence principale). je pense que je m’y pencherais si je deviens locataire.

      Bonne journée à toi donc au soleil. Ici, fait pas très beau 🙂

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