L’état du « monde » paléo

cuisine paleoCela fait plusieurs mois que je n’avais pas fait le point sur le régime paléo. Pas grand chose à voir avec l’indépendance financière, mais cela à voir avec le mode de vie, la santé et les dépenses pour rester justement en bonne santé.

J’avais déjà commis trois articles sur le sujet dont un qui parlait des différents variantes de ce régimes et mouvances de ce mouvement. Comme c’est un mouvement encore jeune, qui veut s’adapter aux avancées de la science, forcément, les points de vue changent un peu, s’affinent, et se complexifie au fil des mois.

Un mode de vie paléo

Depuis le début, certaines personnes dans le mouvement ont parlé rapidement de mode de vie, voire de philosophie de vie, créant des sortes de communautés (d’utilisateurs) qui se reconnaissent dans des valeurs.

Je trouve que cette tendance s’est généralisée. La plupart des auteurs ne parlent plus d’un régime paléo comme un régime alimentaire mais d’un ensemble, d’un package, avec 4 composantes :

  • Exercices physiques
  • régime alimentaire
  • gestion du stress
  • sommeil

La raison, que je trouve très logique, est que toutes ces éléments sont intimement reliés les uns aux autres. Quelques exemples :

  1. Forcer quelqu’un à ne dormir que 4 heures par nuit pendant 15 jours va renforcer sa résistance à l’insuline de 50 % ! (qui est un la voie royale pour devenir diabétique). Donc parler de perte de poids sans parler de sommeil est inefficace, surtout dans notre monde.
  2. Un stress chronique entraîne la production de cortisol qui empêchera n’importe qui de perdre du poids, quelque soit le peu de calories ingérées. Donc, de nouveau, parler de perte de poids sans parler de stress….
  3. Certains exercices, comme le sprint, permettent de produire certaines hormones indispensables pour avoir un métabolisme optimum (testostérone par exemple). La composante exercice est aussi important pour une santé optimale. Personne ne le nie.

Je reste vague, car je ne veux pas faire un article scientifique. Vous pourrez trouver pleins d’exemples de ce genre d’informations sur des blogs spécialisés.

Donc, pour résumer, la paléo-sphère s’est vite rendu compte qu’on ne pouvait plus parler que de régime alimentaire, mais que si le but était de retrouver la santé, il fallait s’occuper de tous ces points.

Le but est la santé, pas la ligne

En conséquence, on trouve moins l’obsession de recherche du corps d’athlète parfait chez les adeptes dans les forums, dans les média sociaux. Les discussions parlent plus sur la préventions des « maladies de civilisation » (cancer, maladies cardio vasculaires, diabètes, Alzheimer…), de bonne santé, de capacité à exprimer son potentiel d’être humain,  que de la perte de poids, des performances à la gym ou du pourcentage de masse musculaire. Les attentes sont plus globales et plus raisonnables il me semble.

De nouvelles variantes du régime paléo

Des études récentes ont montré récemment que nous étions pas fait tous pareils face à notre tolérance aux graisses. Les types « européens du sud » aurait une moindre grande tolérance que les autres par exemple. Donc le régime céto-adapté avec 80 % de graisses saturée n’est plus la panacée, et les glucides reviennent dans le régime paléo. Glucides complexes bien sûr, pas de sucre, farine blanche etc. La plupart des auteurs (Mark Sisson « Primal Diet« , Abel James « Wild diet« ) ne donnent pas de quantité optimum, disant que cela dépend de chacun. Chris Kresser pensent que 30-40 % de glucides complexes est déjà un régime pauvre en glucides. Angelo Coppola (The Plant Paleo Diet) lui pense manger environ 60 % de glucides (uniquement complexes), dans son régime et dit ne s’être jamais aussi bien porté.

Tout le monde est d’accord pour manger de la « real food », c’est à dire, des aliments non préparés, non-concentrés par l’industrie alimentaire. Et certains penses que les huiles, le beurre, les farines de toutes sortes (mêmes complètes) font partie de cela. Imaginez vous en pleine nature, vous cuisineriez avec quoi ?

Un focus de plus en plus grand est porté sur les dernières recherches sur la flore intestinale (voyez l’excellent livre « Le charme discret de l’intestin« ) et donc sur les amidons résistants (resistant starch) et les fibres.

Ces deux derniers points (vrai nourriture et flore intestinale) deviennent plus importants que de trouver l’équilibre optimum entre protéines, glucides et lipides, tel que la pyramide alimentaire nous le conseille (pyramide issue du ministère de l’Agriculture américain, et non pas le ministère de la Santé). Chacun est invité à chercher ce qui lui convient. Donc plus de recette magique, ou je devrais dire moins, car il y a toujours des gens pour essayer de vendre un livre.

Et moi, et moi, et moi…

Bah, j’ai intégré un peu tout cela. Je me suis aperçu tout seul que le stress n’était vraiment pas bon pour la santé. Cela m’avait conduit à l’hosto 3 jours pour un check-up des artères suite à une douleur persistante dans la poitrine (Mes artères sont nickels comme un jeune homme de 16 ans a dit le médecin).

Puis je me suis aperçu que beaucoup de gras faisait monter mon cholestérol (mais par contre a fait baissé celui de ma mère !), et que si je ne mangeais pas un minimum de glucides, je devenais constipé (et oui, c’est moche). Donc, j’ai adapté : j’ai augmenté les glucides, les fibres, je me suis mis à faire de l’exercice à jeun et surtout essayé de gérer mon stress au travail. Du coup, en un an, j’ai perdu un point de cholestérol, baissé ma glycémie à jeun. Le problème est que dès que je mange des glucides, même complexes, j’ai faim, donc, j’ai pris un peu de poids (un peu beaucoup, passé de 70 kilos à 79 en un an et demi pour 1m80). Je travaille sur cela, et je pense que c’était surtout du au stress.

Depuis que j’ai quitté mon travail, je vais réellement baissé le stress, j’ai commencé à vraiment dormir assez, et vivre un peu plus sainement. Donc pour le moment, je mange le plus de légumes possibles, je garde les glucides complexes (pommes de terre, riz, pain complet, lentilles…) pour le soir, j’ai plusieurs jours par semaine où je suis végétarien, et je mange moins gras. L’idée est que je n’ai pas faim dans la journée, je suis moins stressé et donc moins tenté de manger les gâteaux, les chocolats, les viennoiseries que tout le monde a pris l’habitude d’apporter au travail. Je mange un repas qui me cale de soir assez tôt, ce qui me fait une grande coupure jusqu’au petit déjeuner. Pour l’instant, cela marche plutôt bien. Je vais expérimenter avec le jeun intermittant aussi. On verra.

Voilà le point sur le régime paléo vu outre-atlantique, en tout cas, de ce que j’en perçois.

 

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