Garage à vélos

Economies réalisées par le vélo

Garage à vélos

Garage à vélo – Waterloo station – Londres

C’est le moment de faire un premier bilan et de calculer les économies réalisées par le vélo ou plutôt par le choix d’aller au travail en vélo.
Mais avant de faire ce calcul, je voulais rappeler quelques points :

  • Pourquoi j’ai pris un vélo pour aller travailler
  • Combien de fois par semaine je l’utilise
  • Ma tenue vestimentaire
  • Quelques conseils sur la route
  • Quels conseils d’achat je trouve important
  • Qu’en est-il du vélo électrique ?

et je terminerai donc par le calcul des économies réalisées

Pourquoi j’ai pris  un vélo pour aller travailler

J’habite un grande ville de province à environ 5 km de mon travail, un peu trop loin pour y aller à pied. Il y a un métro mais j’ai plutôt horreur du métro. Le choix du vélo s’est imposé avec un court calcul que j’ai fait il y a maintenant deux ans et demi. J’avais expliqué mes choix dans un article début 2014.

Combien de fois par semaine

Je prends le vélo au moins quatre fois par semaine. Je le prends aussi dans mes déplacements urbains professionnels et le week-end pour faire des petites courses. Je ne prends pas le vélo quand il y a trop de vent et sous la neige. En revanche la pluie ne me dérange pas. Enfin, si je suis très fatigué après un entraînement trop dur au Tai Chi par exemple, je prends le métro.

Ma tenue vestimentaire

J’ai rarement besoin de beaucoup de fringues. S’il fait trop froid, il y a souvent des chances qu’il neige, et s’il neige, je ne prend pas le vélo. Je peux parfois mettre quelques couches de vêtements (t-shirt, sweat shirt, pull, polaire) mais c’est relativement rare. L’avantage du vélo c’est qu’on a vite chaud en pédalant 🙂

Tenue grand froid ++

Tenue grand froid ++

Voilà ma tenue d’hiver grand froid. C’est à dire que j’ai du m’habiller moins de 10 fois comme cela cet hiver.  Je retire ou j’ajoute les couches selon les besoins.

Tenue de pluie

Poncho et guêtres

Et ma tenue de pluie. J’ai acheté un poncho et des guêtres sur Amazon sur les conseils d’un collègue. Il possède les guêtres depuis plus de 10 ans. Je l’ai vu arrivé à vélo un jour de pluie, il a retiré le poncho et les guêtres et il était complètement sec, pas une goutte nulle part. Du coup, j’ai acheté cette tenue sur le champ et je ne le regrette pas, je ne suis jamais mouillé. La capuche est réglable à l’arrière, il y a des sangles sous le poncho pour le tenir au guidon en roulant. Très pratique ! Je suis fan. Le seul problème, c’est en cas de grand vent, le poncho fait voile et vaut mieux être dans le sens du vent, sinon c’est la galère :(.

Quelques conseils de conduites pour les novices

Si vous décidez ou si vous connaissez quelqu’un qui veut mettre au vélo, voilà quelques conseils de sécurité, parce que face aux voitures, on est plus fragile.

– Anticiper : le maître mot est bien sûr « anticiper ». Cela devrait être le cas pour chaque conducteur quelque soit le véhicule, mais en vélo, c’est vitale. Le soucis c’est que les cyclistes sont minoritaires sur la route ou sur les trottoirs, donc les gens peuvent être surpris de nous voir réagir n’importe comment. Ça, c’est quand ils nous voient vraiment…

– Regarder les conducteurs, les passants… dans les yeux. Parfois, les gens nous regardent mais ne nous voient pas. Ils ont la tête ailleurs, pensent à autre chose, au prochain texto qu’ils doivent envoyer en conduisant etc. Il faut donc chercher leurs regards pour qu’ils nous voient. Si vous ne rentrez pas en contact avec le conducteur ainsi, faites très attention, peut-être qu’il va vous calculer, peut-être pas.

– Adapter sa position sur la route en fonction de la vitesse. Si mon différentiel de vitesse par rapport aux voitures est grand, je me colle à droite de la route. Si je vais à la même vitesse que les voitures (en descente par exemple), je me rapproche du centre.

– Avoir un trajectoire claire. Souvent les gens ont peur de nous car ils nous jugent imprévisibles. Car un vélo peut aller théoriquement partout : sur la route ou le trottoir. Si vous montrez vos intentions clairement, alors ils savent que vous n’êtes pas un danger et ils ne seront pas un danger pour vous.

– Sourire : car encore une fois, nous faisons peur. Rassurés, les gens ne feront rien d’anormal et vous pourrez anticiper leurs déplacements.

– Anticiper (oui encore 🙂 mais cette fois) le pire : je regarde toujours derrière moi, toutes les 20 secondes, le danger vient souvent de l’arrière : une moto qui double, un scooter qui double par la droite sur une piste cyclable, un voiture qui se rabat trop tôt pour tourner. Je n’ai pas mis de rétro sur le vélo parce que je n’ai pas confiance dans les rétro. J’ai passé le permis moto en Angleterre, et on nous interdisait de regarder dans le rétro mais on nous obligeait à tourner la tête. J’ai gardé cette habitude. Peut-être qu’un jour je mettrais un rétroviseur.

– Les piétons sont aussi souvent très dangereux surtout quand ils traversent au bruit. C’est à dire, quand ils n’entendent pas de voiture, ils pensent qu’il n’y a personne et traversent sans regarder.

– Protégez-vous : portez un casque, soyez visible (couleurs jaunes fluo etc), soyez éclairé, servez-vous de votre sonnette. Il y a peu de mort en définitif à vélo, et la moitié sont en rase campagne, mais il y une légère hausse ses dernières années, donc le problème ne disparaît pas. Pourtant, il y a normalement une corrélation inverse entre le nombre de cycliste et le nombre d’accidenté à vélo. Les voitures n’ont pas trop encore l’habitude de nous.

– Attention au Vélib, qui se prennent pour des piétons et qui sont souvent des cyclistes très inexpérimentés, voire dangereux.

– choisissez avec soin son trajet : au début, j’ai pris un trajet un peu plus long, mais plat et avec très peu de circulation. Ensuite j’ai pris un trajet plus direct, avec plus de circulation, mais je l’ai d’abord fait sur le trottoir et tant que je n’étais pas sûr de moi. Maintenant, je connais bien le trajet, je sais où les voitures peuvent me doubler, là où elle me voient mal etc.. Donc je suis capable d’anticiper plus de choses. J’ai repéré aussi des axes dangereux, où je ne m’aventure jamais, soit parce que la route est en très mauvais état, ou parce qu’il y a beaucoup de possibilités pour les voitures de tourner à gauche, ce qui crée des configurations dangereuses quand il y a beaucoup de traffic.

– Pour finir, la prévention routière a fait un petit guide pas inintéressant du tout. Vous le trouverez à télécharger sur cette page.

Conseils pour acheter un vélo

Il y a plusieurs bons articles sur internet (en voici un,) J’avais donné des détails dans ce blog dans cet article. Avec plus de recul maintenant, voici les points que je trouve important (dans l’ordre décroissant) :

– Prendre un VTC confortable (avec des roues de 28 « ) avec un guidon large. Le VTC est le bon compromis en ville. On peut facilement passer sur un trottoir, passer sur des graviers. On ne pas craint pas la crevaison. Le vélo est stable, la position est confortable. Le guidon large permet de bien respirer. Les roues de 28 » et la position le rend beaucoup plus « roulant » qu’un VTT.

– Prendre un beau vélo et léger. Il faut être fier de son vélo. il faut avoir envie de le prendre même quand on est fatigué. Ainsi, à force de le prendre, on n’imagine pas prendre autre chose, le vélo devient le véhicule du premier choix. Au fil des mois, je m’aperçois que j’utilise de moins en moins le métro. D’abord, je fatigue moins vite et puis, je suis toujours prêt à prendre le vélo. Prendre le métro est une organisation différente.

– Acheter le chez un marchand de vélo, pas sur internet et pas chez Decathlon ou autre supermarché du sport. Il faut pouvoir l’essayer, le faire régler et il ne faut pas prendre du premier prix. J’ai mis 500 euros dans ce vélo, on ne fait pas beaucoup moins cher pour la qualité et je ne regrette pas une seconde cet investissement. Et tant qu’à investir, acheter un bon cadenas, pas le premier ni le deuxième prix 🙂

Le vélo électrique ?

Perso, je ne me sens pas près. J’en ai essayé à Paris, lors d’une visite de groupe sur Paris insolite. On a visité le centre de Paris (le 1er, l’Ile de la Cité, St Germain) et c’était très bien pour un trajet court. Mais à acheter, cela coûte encore très cher. Ensuite, cela permet d’aller vite sans faire trop d’effort. C’est très confortable. Donc je vois bien à qui cela s’adresse, à des gens qui n’ont pas l’habitude de faire du vélo, ou qui sont en mauvaise forme. Mais je trouve cela un peu dangereux, parce que cela permet d’aller très très vite. Trop vite pour une piste cyclable, trop lentement pour la route, un peu comme un scooter qui se traîne. De plus, les pneus restent étroits comparés à un scooter, donc moins d’adhérence, moins bonne distance de freinage etc. Bref, ces trucs ne m’inspirent pas confiance. J’y viendrai sans doute un jour mais pas encore.

Bon alors le verdict. Est ce que j’ai économisé de l’argent à prendre ce vélo la plupart du temps ?

Économies réalisées

Je vais procéder ainsi pour calculer les économies réalisées en 2 ans et demi d’utilisation :

Calcul du coût du métro – Calcul des frais réel aujourd’hui = économies réalisées

Frais réelles

  • métro : 140 € * 2,5 ans : 350 €
  • achat du vélo : 500 €
  • autres équipements : poncho 25 + guêtres 14 = 30 €
  • révisons, entretien : 80 €
  • assurance vol première année : 50 €

TOTAL : 1010 €

Comparé au coût de l’abonnement de métro : 55 € fois 11 mois * 2,5 ans :

TOTAL : 1510 €

Donc 1510 – 1010 = 500 € d’économie en 2,5 ans
À ce rythme là, j’aurais économisé (à la louche) :

  •  3025 – 1350 = 1675 € en 5 ans
  •  6050 – 2060 = 4000 € en 10 ans

Bien sûr je ne parle pas de la hausse des transports qui risque d’arriver, ni des intérêts que l’argent économisé rapporte pendant toutes ces années.

Bon, je vais pas devenir riche avec le vélo, mais je vais resté en forme. Et en terme d’économies, les petits rivières font les grands fleuves 🙂

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