Définir le minimalisme

Maison minimaliste

Minimalisme en hiver

Quand je regarde des programmes (comme celui-ci) ou lis des articles de presse sur le minimalisme, je me rends compte que souvent les journalistes ne comprennent pas complètement de quoi il s’agit.

Oh, ce n’est pas par mauvaise volonté ou pour chercher le sensationnel. Non, c’est que souvent ils s’arrêtent sur la chose qui les choque le plus.

En général, il s’agit du nombres de possessions matériels que la personne minimaliste possède. Alors que pour moi c’est un symptôme, mais pas le but, ni la mesure du minimalisme d’une personne.

Bien sûr il y a différentes définitions du concept de minimalisme et je ne pense pas avoir la bonne, mais je suis sûr qu’on peut plus facilement dire ce que n’est pas le minimalisme.

Ce n’est pas posséder le moins possible

Le Dalaï Lama, un moine bouddhiste (minimaliste 😉 avant que le mot n’existe), dit que ce n’est pas le nombre de choses que l’on possède qui est le problème, mais notre relations aux choses. Joshua et Ryan résume bien cette philosophie : Utiliser les choses, aimer les gens, parce que l’inverse n’amène rien de bon.
Donc ce n’est pas la quantité de choses que l’on possède mais notre relation avec.

Les choses, comme l’argent, ne peuvent apporter un vrai bonheur durable et authentique. Elles ne peuvent qu’avoir une certaine utilité et nous apporter un peu de plaisir. Mais le bonheur entier, apaisant, satisfaisant ; ce n’est pas possible. Cherchez un objet qui vous a apporté le bonheur durablement (c’est à dire plusieurs années quand même) ! Je n’en trouve pas. Les objets qui m’obsèdait il y a quelques années ne me manquent plus. Pire, si quelqu’un m’offrait un ibook dual USB, un bonnet rasta ou une veste de jeans avec l’effigie de Bob Marley, je ne saurais pas quoi en faire. Par contre, le souvenir d’une rencontre, d’un moment magique entre deux êtres au son de « Satisfy my soul », d’un repas pris avec quelqu’un, ça je me souviens avec plaisir.

Je dis toujours que les meilleurs souvenirs de vacances ou de voyages sont les rencontres que l’on fait. Jamais les monuments que l’on visite. Je ne sais pas pourquoi on s’entête à visiter de vieilles pierres alors que ce que l’on va raconter à notre retour est la conversation que l’on a eu avec un serveur d’une restaurant, le guide du voyage ou un couple rencontré dans la rue.

Ce n’est pas un but

De plus, le minimalisme n’est pas un but en soi, mais un outil. C’est le moyen de faire quelque chose dans sa vie. Là encore, cela va dépendre de se qu’on attend de sa vie, et les buts seront donc différents. Voici quelques phrases que j’ai glanées ça et là.

Le minimalisme, c’est pour :

  • se débarrasser des choses pour faire de la place pour les choses importantes dans notre vie.
  • éviter de passer son temps à gérer ses possessions matérielles, faire le ménage et réparer ou changer ce qui est cassé/usé/trop vieux.
  • rendre mon mode de vie plus écologique
  • changer le monde
  • libérer du temps que je peux passer avec mes enfants, ma femme etc..
  • ne garder que l’essentiel
  • économiser et atteindre l’indépendance financière

Conclusion

Le minimalisme est plus une décision interne, un chemin intérieur : faire l’acte délibéré de ne pas penser qu’un objet puisse contribuer à notre bonheur. Il faut y penser activement, avec détermination, sans l’ombre d’un doute. Les choses ne peuvent nous apporter ce qu’elles semblent promettre. Elles ne peuvent apporter le bonheur. Le minimalisme doit être un acte délibéré. Il faut penser encore et encore comme cela car nous avons été conditionné jeune par les promesses de nos parents, de notre entourage et nous sommes bombardés actuellement de messages qui vont constamment dans ce sens.

Il ne faut pas s’attarder sur le nombre de possessions qu’il faudrait avoir pour être minimaliste. En tout cas, c’est mon avis. Il vaut mieux chercher à comprendre notre relation aux choses et ce qui nous apporte satisfaction et plénitude. Cela pourrait être un bon début pour devenir minimaliste.

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