Archives de catégorie : Économies

Comment dépenser un maximum d’argent

Paysage d'automne

Paysage d’automne

Prendre le problème à l’envers est parfois très utile. Par exemple, dans mon cas, actuellement, je me demande ce que je peux faire pour avoir plus d’argent sur mon compte en banque. Je pourrais plutôt me poser la question inverse. Que puis-je faire pour dépenser un maximum d’argent possible ? Et ensuite, comparer avec ma pratique, et arrêter de faire ce que je fais déjà, tout simplement. C’est plus facile d’arrêter quelque chose parfois que de faire quelque chose de nouveau. Il est plus facile de dépenser moins que de chercher de nouveaux revenus par exemple. La solution est alors juste devant mon nez.

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Sortir de la surconsommation

Commercial street - temple de la surconsommation ?

Commercial street – Bangalore

Pour atteindre l’indépendance financière, il y a deux moyens, augmenter ses revenus ou diminuer ses dépenses (dans le but d’investir le surplus). On peut bien sûr faire les deux. Je considère depuis longtemps que la première étape est de maîtriser ou diminuer ses dépenses. Car si on commence à augmenter ses revenus d’abord, le train de vie va s’adapter automatiquement et on ne développera pas de marge d’investissement. Continuer la lecture

On a renégocié notre prêt immobilier

Renégocié notre prêt immobilier

Négocier son prêt immobilier

Nous avons renégocié notre prêt immobilier et je voulais vous en faire part. D’autant plus que je ne suis pas un bon négociateur et je suis sûr qu’on peut bien mieux faire. Mais pour quelqu’un de nul comme moi, c’est déjà un résultat. Bilan environ 14 000 € d’économie pour une heure de « travail ». Continuer la lecture

Londres - Marylebone

Un monde sans croissance ?

Londres - Marylebone

Londres – Marylebone

Je viens d’écouter (pour la deuxième fois) une émission de France Culture  qui m’a beaucoup éclairée sur la situation économique mondiale. La sujet de la discussion était la question des conséquences d’un monde sans croissance. Daniel Cohen, professeur à l’Ecole normale supérieur, co-fondateur et vice-président de l’Ecole d’Economie de Paris a essayé de répondre aux questions portant sur le manque de croissance de l’économie.

Voici l’enjeu des questions présenté au début de l’émission par Philippe Meyer.

« Plusieurs économistes américains, dont Robert Gordon, Larry Summers ou encore James Galbraith, ont récemment publié articles et travaux sur une éventuelle « stagnation séculaire ». Selon eux, la période de croissance que nous connaissons depuis la révolution industrielle serait une exception historique, une parenthèse enchantée.

Selon l’économiste Barry Eichengreen, quatre facteurs principaux condamneraient nos économies à une anémie de long terme. En premier lieu, le développement des pays émergents s’accompagne d’un accroissement de l’épargne supérieur à celui de la consommation. A cela s’ajoute un faible appétit pour l’investissement, handicapant une croissance future, ainsi qu’un ralentissement général de la croissance de la population mondiale. La dernière hypothèse, énoncée par le professeur Robert Gordon, serait liée à l’impact de plus en plus faible de l’innovation sur la croissance. La révolution numérique aurait en effet moins d’influence sur les facteurs de production que la machine à vapeur ou l’électricité n’en ont eue en leur temps.

Ces hypothèses de croissance quasi-nulles nécessitent pour beaucoup une adaptation des économies développées, dont les modèles sociaux s’appuient sur l’anticipation de la croissance future. Dans leur ouvrage Croissance zéro, comment éviter le chaos ?, Marie-Paule Virard et Patrick Artus estiment que la hausse du PIB français ne croîtra pas de plus de 0.5% par an pendant la prochaine décennie. Si ces auteurs proposent des mesures sociales-libérales d’urgence, comme la baisse du SMIC ou le retard de l’âge de la retraite, d’autres regardent ailleurs et voient dans l’atonie économique une occasion de modifier nos comportements et de rompre avec le consumérisme.. De plus en plus de voix s’élèvent en effet pour dénoncer le coût écologique de la croissance et prônent un modèle économique moins productif et plus respectueux de l’environnement. »

Je conseille vivement d’écouter l’émission, au moins les 20 premières minutes car Daniel Cohen fait une démonstration très convaincante.

Pour ceux qui ne veulent pas prendre le temps, voici quelques points que j’ai noté qui m’ont fait tilt.

  • Certains pensent que la période de croissance exceptionnelle que nous avons connue depuis la seconde guerre mondiale touche à sa fin pour toutes les raisons énoncées plus haut. D’autres pensent que nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle due au numérique et que la croissance va forcément reprendre. Daniel Cohen se situe entre les deux : nous sommes effectivement dans une révolution industrielle (la révolution numérique) mais cette révolutions n’est pas comme les autres car elle n’engendre pas de croissance.
  • Elle n’engendre pas de croissance car la révolution numérique détruit des emplois sans en créer. La machine (plus sophistiquée) remplace l’homme (par exemple comme un robot) sans création de richesse, de valeur ajoutée. Depuis trente ans, on voit des tâches, des métiers disparaître (secrétaires dans les bureau, agent d’accueil, conducteur de métro par exemple). Le motto des informaticiens est  » si tu fais deux jours de suite la même chose, crée un programme pour le faire à ta place ». Donc rien n’est créé, mais les tâches sont détruites.
  • Les autres révolutions industrielles du passé ont profité d’avancés technologiques pour décupler la puissance de travail et créer de la productivité. Ainsi, les hommes se sont mis à utiliser des machines pour accroître leur force et leur productivité. Maintenant les machines remplacent les hommes. Ce n’est plus de la complémentarité mais de la substitution. Peut-être cette complémentarité est à inventer. Elle existe parfois mais ce n’est pas la règle.
  • La révolution numérique n’a pas apporté de nouveaux modèles économiques. Internet ne sert pour le moment qu’à ramener des clients vers une économie traditionnelle. C’est de la pub.
  • La révolution numérique n’a pas apporté de changement fondamentaux dans ce que vivent les hommes par rapport, par exemple, à l’arrivée de l’électricité, des antibiotiques etc. Robert Gordon dit qu’il n’échangerait pas l’air conditionné que lui a apporté le 20ème siècle contre un smartphone que lui apporte le  21ème. La plus value n’est pas aussi importante.
  • La révolution numérique a permis de gérer la croissance des autres révolutions industrielles. Par exemple, les avions ne vont pas plus vite qu’il y a 40 ans. Mais on arrive à en gérer plus. On gère plus d’informations, mieux. Mais il n’y pas de progrès fondamental.
  • La révolution numérique détruit beaucoup d’emplois mais paradoxalement il reste beaucoup d’emplois à créer. Donc Cohen ne voit pas de lien avec la monté du chômage et cette révolution. Il y a pleins de besoins d’emplois qui ne sont pas satisfaits dans beaucoup de domaine : santé, éducation, par exemple. Sauf que ce serait des emplois à créer dans la fonction publiques (hôpitaux, écoles). Et là, cela devient une décision plus politique qu’économique. Du point de vue économique, il y a un besoin. Alors pour le moment, on hésite entre privatiser ces emplois ou ne pas embaucher. On ne sait pas choisir.
  • Les emplois non qualifiés sont en demandes croissantes.
    Les emplois du milieu sont les plus menacés. (Je pense pour ma part que les emplois non qualifiés ne sont pas menacés pour le moment, car un robot coûte plus cher qu’un ouvrier mal payé. Mais cela peut changer). Les emplois très qualifiés sont en demande.
  • Le cost cutting : l’économie du partage (AirBnB, Uber, Autolib etc) va permettre de réduire les coûts en gérant les stocks (en gérant mieux l’information). On aura plus besoin d’acheter une auto, on possèdera 1/10 ème de voiture. Cela fera du pouvoir d’achat supplémentaire. Que feront les ménages avec cela ? Des loisirs : de plus belles vacances, des  restos. Peu de consommation d’équipements, nous sommes déjà très équipés, mais nous avons plus de besoins de socialisation.
  • Les besoins de socialisation des gens sont croissants. Les interactions toujours plus nombreuses (Facebook, Twitter etc…) sont trompeuses. La révolution numériques n’a apporté que des échanges entre pairs, entre personnes qui nous ressemblent.
  • Ma conclusion de ce dernier point est que l’on voit déjà la tentation du replis sur soi, du communautarisme, et de plus en plus de difficultés à transcender les barrières pour résoudre des problèmes communs. Chacun défendant son bout de gras. Les pêcheurs demandant à pouvoir pêcher plus, les agriculteurs à irriguer plus, les tabagistes à vendre plus de tabac…. etc. Donc, même si un monde sans croissance serait plutôt une bonne chose du point de vue de la planète, on est mal barré pour combattre le changement climatique.

Il y a pleins d’autres points intéressants à écouter dans cette émission (la gestion du chômage, la libéralisation économique, la formation professionnelle etc..) mais c’est vous qui voyez 🙂

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Garage à vélos

Economies réalisées par le vélo

Garage à vélos

Garage à vélo – Waterloo station – Londres

C’est le moment de faire un premier bilan et de calculer les économies réalisées par le vélo ou plutôt par le choix d’aller au travail en vélo.
Mais avant de faire ce calcul, je voulais rappeler quelques points :

  • Pourquoi j’ai pris un vélo pour aller travailler
  • Combien de fois par semaine je l’utilise
  • Ma tenue vestimentaire
  • Quelques conseils sur la route
  • Quels conseils d’achat je trouve important
  • Qu’en est-il du vélo électrique ?

et je terminerai donc par le calcul des économies réalisées

Pourquoi j’ai pris  un vélo pour aller travailler

J’habite un grande ville de province à environ 5 km de mon travail, un peu trop loin pour y aller à pied. Il y a un métro mais j’ai plutôt horreur du métro. Le choix du vélo s’est imposé avec un court calcul que j’ai fait il y a maintenant deux ans et demi. J’avais expliqué mes choix dans un article début 2014.

Combien de fois par semaine

Je prends le vélo au moins quatre fois par semaine. Je le prends aussi dans mes déplacements urbains professionnels et le week-end pour faire des petites courses. Je ne prends pas le vélo quand il y a trop de vent et sous la neige. En revanche la pluie ne me dérange pas. Enfin, si je suis très fatigué après un entraînement trop dur au Tai Chi par exemple, je prends le métro.

Ma tenue vestimentaire

J’ai rarement besoin de beaucoup de fringues. S’il fait trop froid, il y a souvent des chances qu’il neige, et s’il neige, je ne prend pas le vélo. Je peux parfois mettre quelques couches de vêtements (t-shirt, sweat shirt, pull, polaire) mais c’est relativement rare. L’avantage du vélo c’est qu’on a vite chaud en pédalant 🙂

Tenue grand froid ++

Tenue grand froid ++

Voilà ma tenue d’hiver grand froid. C’est à dire que j’ai du m’habiller moins de 10 fois comme cela cet hiver.  Je retire ou j’ajoute les couches selon les besoins.

Tenue de pluie

Poncho et guêtres

Et ma tenue de pluie. J’ai acheté un poncho et des guêtres sur Amazon sur les conseils d’un collègue. Il possède les guêtres depuis plus de 10 ans. Je l’ai vu arrivé à vélo un jour de pluie, il a retiré le poncho et les guêtres et il était complètement sec, pas une goutte nulle part. Du coup, j’ai acheté cette tenue sur le champ et je ne le regrette pas, je ne suis jamais mouillé. La capuche est réglable à l’arrière, il y a des sangles sous le poncho pour le tenir au guidon en roulant. Très pratique ! Je suis fan. Le seul problème, c’est en cas de grand vent, le poncho fait voile et vaut mieux être dans le sens du vent, sinon c’est la galère :(.

Quelques conseils de conduites pour les novices

Si vous décidez ou si vous connaissez quelqu’un qui veut mettre au vélo, voilà quelques conseils de sécurité, parce que face aux voitures, on est plus fragile.

– Anticiper : le maître mot est bien sûr « anticiper ». Cela devrait être le cas pour chaque conducteur quelque soit le véhicule, mais en vélo, c’est vitale. Le soucis c’est que les cyclistes sont minoritaires sur la route ou sur les trottoirs, donc les gens peuvent être surpris de nous voir réagir n’importe comment. Ça, c’est quand ils nous voient vraiment…

– Regarder les conducteurs, les passants… dans les yeux. Parfois, les gens nous regardent mais ne nous voient pas. Ils ont la tête ailleurs, pensent à autre chose, au prochain texto qu’ils doivent envoyer en conduisant etc. Il faut donc chercher leurs regards pour qu’ils nous voient. Si vous ne rentrez pas en contact avec le conducteur ainsi, faites très attention, peut-être qu’il va vous calculer, peut-être pas.

– Adapter sa position sur la route en fonction de la vitesse. Si mon différentiel de vitesse par rapport aux voitures est grand, je me colle à droite de la route. Si je vais à la même vitesse que les voitures (en descente par exemple), je me rapproche du centre.

– Avoir un trajectoire claire. Souvent les gens ont peur de nous car ils nous jugent imprévisibles. Car un vélo peut aller théoriquement partout : sur la route ou le trottoir. Si vous montrez vos intentions clairement, alors ils savent que vous n’êtes pas un danger et ils ne seront pas un danger pour vous.

– Sourire : car encore une fois, nous faisons peur. Rassurés, les gens ne feront rien d’anormal et vous pourrez anticiper leurs déplacements.

– Anticiper (oui encore 🙂 mais cette fois) le pire : je regarde toujours derrière moi, toutes les 20 secondes, le danger vient souvent de l’arrière : une moto qui double, un scooter qui double par la droite sur une piste cyclable, un voiture qui se rabat trop tôt pour tourner. Je n’ai pas mis de rétro sur le vélo parce que je n’ai pas confiance dans les rétro. J’ai passé le permis moto en Angleterre, et on nous interdisait de regarder dans le rétro mais on nous obligeait à tourner la tête. J’ai gardé cette habitude. Peut-être qu’un jour je mettrais un rétroviseur.

– Les piétons sont aussi souvent très dangereux surtout quand ils traversent au bruit. C’est à dire, quand ils n’entendent pas de voiture, ils pensent qu’il n’y a personne et traversent sans regarder.

– Protégez-vous : portez un casque, soyez visible (couleurs jaunes fluo etc), soyez éclairé, servez-vous de votre sonnette. Il y a peu de mort en définitif à vélo, et la moitié sont en rase campagne, mais il y une légère hausse ses dernières années, donc le problème ne disparaît pas. Pourtant, il y a normalement une corrélation inverse entre le nombre de cycliste et le nombre d’accidenté à vélo. Les voitures n’ont pas trop encore l’habitude de nous.

– Attention au Vélib, qui se prennent pour des piétons et qui sont souvent des cyclistes très inexpérimentés, voire dangereux.

– choisissez avec soin son trajet : au début, j’ai pris un trajet un peu plus long, mais plat et avec très peu de circulation. Ensuite j’ai pris un trajet plus direct, avec plus de circulation, mais je l’ai d’abord fait sur le trottoir et tant que je n’étais pas sûr de moi. Maintenant, je connais bien le trajet, je sais où les voitures peuvent me doubler, là où elle me voient mal etc.. Donc je suis capable d’anticiper plus de choses. J’ai repéré aussi des axes dangereux, où je ne m’aventure jamais, soit parce que la route est en très mauvais état, ou parce qu’il y a beaucoup de possibilités pour les voitures de tourner à gauche, ce qui crée des configurations dangereuses quand il y a beaucoup de traffic.

– Pour finir, la prévention routière a fait un petit guide pas inintéressant du tout. Vous le trouverez à télécharger sur cette page.

Conseils pour acheter un vélo

Il y a plusieurs bons articles sur internet (en voici un,) J’avais donné des détails dans ce blog dans cet article. Avec plus de recul maintenant, voici les points que je trouve important (dans l’ordre décroissant) :

– Prendre un VTC confortable (avec des roues de 28 « ) avec un guidon large. Le VTC est le bon compromis en ville. On peut facilement passer sur un trottoir, passer sur des graviers. On ne pas craint pas la crevaison. Le vélo est stable, la position est confortable. Le guidon large permet de bien respirer. Les roues de 28 » et la position le rend beaucoup plus « roulant » qu’un VTT.

– Prendre un beau vélo et léger. Il faut être fier de son vélo. il faut avoir envie de le prendre même quand on est fatigué. Ainsi, à force de le prendre, on n’imagine pas prendre autre chose, le vélo devient le véhicule du premier choix. Au fil des mois, je m’aperçois que j’utilise de moins en moins le métro. D’abord, je fatigue moins vite et puis, je suis toujours prêt à prendre le vélo. Prendre le métro est une organisation différente.

– Acheter le chez un marchand de vélo, pas sur internet et pas chez Decathlon ou autre supermarché du sport. Il faut pouvoir l’essayer, le faire régler et il ne faut pas prendre du premier prix. J’ai mis 500 euros dans ce vélo, on ne fait pas beaucoup moins cher pour la qualité et je ne regrette pas une seconde cet investissement. Et tant qu’à investir, acheter un bon cadenas, pas le premier ni le deuxième prix 🙂

Le vélo électrique ?

Perso, je ne me sens pas près. J’en ai essayé à Paris, lors d’une visite de groupe sur Paris insolite. On a visité le centre de Paris (le 1er, l’Ile de la Cité, St Germain) et c’était très bien pour un trajet court. Mais à acheter, cela coûte encore très cher. Ensuite, cela permet d’aller vite sans faire trop d’effort. C’est très confortable. Donc je vois bien à qui cela s’adresse, à des gens qui n’ont pas l’habitude de faire du vélo, ou qui sont en mauvaise forme. Mais je trouve cela un peu dangereux, parce que cela permet d’aller très très vite. Trop vite pour une piste cyclable, trop lentement pour la route, un peu comme un scooter qui se traîne. De plus, les pneus restent étroits comparés à un scooter, donc moins d’adhérence, moins bonne distance de freinage etc. Bref, ces trucs ne m’inspirent pas confiance. J’y viendrai sans doute un jour mais pas encore.

Bon alors le verdict. Est ce que j’ai économisé de l’argent à prendre ce vélo la plupart du temps ?

Économies réalisées

Je vais procéder ainsi pour calculer les économies réalisées en 2 ans et demi d’utilisation :

Calcul du coût du métro – Calcul des frais réel aujourd’hui = économies réalisées

Frais réelles

  • métro : 140 € * 2,5 ans : 350 €
  • achat du vélo : 500 €
  • autres équipements : poncho 25 + guêtres 14 = 30 €
  • révisons, entretien : 80 €
  • assurance vol première année : 50 €

TOTAL : 1010 €

Comparé au coût de l’abonnement de métro : 55 € fois 11 mois * 2,5 ans :

TOTAL : 1510 €

Donc 1510 – 1010 = 500 € d’économie en 2,5 ans
À ce rythme là, j’aurais économisé (à la louche) :

  •  3025 – 1350 = 1675 € en 5 ans
  •  6050 – 2060 = 4000 € en 10 ans

Bien sûr je ne parle pas de la hausse des transports qui risque d’arriver, ni des intérêts que l’argent économisé rapporte pendant toutes ces années.

Bon, je vais pas devenir riche avec le vélo, mais je vais resté en forme. Et en terme d’économies, les petits rivières font les grands fleuves 🙂

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Bilan – les chiffres de mars (année 2)

Chaque mois, je fais le bilan de mon net worth(*) et de mon taux d’économie. Ces deux chiffres me permettent d’évaluer si je suis sur la bonne voie et à quelle vitesse j’atteindrai l’autonomie financière. Vous trouverez ici une explication  de ce ratio et vous trouverez mon plan de départ

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Mois de mars plutôt morose comme le temps pourri. Pas de revenus extra, des dépenses un peu plus fortes (deux billets d’avion, des frais pour des vacances en juillet, achat de chèques vacances) et voilà, presque rien d’épargner pour ce mois. Il reste le remboursement du capital de l’emprunt que je compte comme investissement. Donc le résultat est :

  • Mois de mars :
    économies : 367 €
    taux d’économie : 21 % !!!
  • Total depuis le début de l’année
    économies : 1390 €
    Taux d’économie : 28 %
  • Net worth : 20530 €

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Bilan du bilan financier et questionnement

Un autre mois où la courbe est restée plate. Après plusieurs mois de hausse, cela me crée un doute. Est-ce que je suis pas en fait en train de trop dépenser sans m’en rendre compte ?

Sur le papier, j’ai pas mal prévu les choses, bien clarifier les besoins. Mais en réalité, il y a toujours un truc qui me fait pas encore sortir de la route mais mordre le bas-côté.

Je me rends compte que chaque mois, un évènement et je me retrouve à dépenser les 100 ou 200 euros qui m’auraient maintenu dans la course. Ce mois-ci ce fut un trip à Avignon, effectué pour garder une promesse faite un peu rapidement dans le feu de l’action comme on dit. J’avais rencontré des gens en Inde, qui venaient en France quelques semaines, et passaient pas très loin (300 km) :  » Bien sûr on viendra vous voir 🙂 ». Et voilà. Malgré un covoiturage à l’aller et le fait qu’on était hébergé chez une amie, l’essence, le péage, les restos nous ont coûté une blinde, pour un niveau de satisfaction juste ok.

Une autre dépense ce mois-ci était prévue et nous a donné un degré de satisfaction beaucoup plus grand. Ce fut une journée en Espagne. C’est un peu ridicule, mais c’est pour nous l’occasion de se sentir instantanément en vacances, la minute où on passe la frontière. On avait un temps pourri ici depuis plusieurs jours, la pluie n’arrêtait pas de tomber, on a pris la voiture et on a fait 200 km pour rejoindre la frontière espagnole, quitter les nuages, voir le ciel bleu, manger du « jamon » et boire du « cafe con leche ». On a fait quelques courses sur des produits moins chers dont on avait besoin d’acheter de toutes façons, mais bon, ça n’a pas rattrapé le coup. J’essaie de garder à l’esprit que quand je serais indépendant financièrement et que j’aurais quitté mon travail, rien ne me retiendra de partir plusieurs jours, semaines ou mois pendant l’hiver là où il fait meilleur. D’ailleurs, peut-être que j’aurais choisi de vivre dans un pays où il n’y a pas d’hiver :).

Les « évènements » vont se succéder. Le mois prochain, je pars en Angleterre pour les 18 ans de ma filleule, le mois de mai, c’est les vacances visiter des amis en Allemagne etc… Toujours une occasion de dépasser un peu les prévisions et baisser le ratio d’économie pour de bonnes raisons, n’est ce pas ?

En regardant les lignes de dépenses, je ne vois pas ce que je pourrais changer si je revenais en arrière. Je suis infiniment convaincu de l’importance de vivre dans le moment présent et de passer le plus de temps possible avec les personnes qui me sont chères. C’est une des raisons que je veux être indépendant financièrement. Travailler pour moi, veut dire être éloigner des personnes les plus importantes de ma vie.

Donc la conclusion est qu’il est temps que je me concentre sur la manière d’augmenter mes revenus en faisant autre chose. Voilà un nouveau challenge pour moi qui va m’obliger à grandir et à sortir de ma coquille 🙂

(*) Pour une explication détaillé de mon calcul du net worth, vous pouvez consulter cet article là. Pour ceux qui veulent savoir tout de suite, c’est en gros tout ce que je possède en banque et en biens immobiliers (ma résidence principale) – toutes mes dettes. Pour simplifier le calcul, je postule que ma résidence principale ne change pas de valeur. Donc mon net worth = mon avoir en banque + le total des remboursement de capital sur ma résidence principale. Méthode tout à fait contestable vu le marché immobilier actuel, mais, je n’ai pas perdu tant que je n’ai pas vendu :)

Pondicherry -sur la promenade

Budget ou pas budget ?

Bon ok, mais en fait, cela ne correspond pas à ma mentalité, et sincérèment je n’aime pas me retrouver enfermé dans des cases. Et puis, j’ai lu la semaine dernière l’article de Mr Money Mustache dans lequel il fait état de ses dépenses. J’ai appris qu’il ne fait pas de budget non plus. Mais pour chaque dépense, il se pose quelques questions et se demande en gros si cela va l’aider sur le long terme. En fait, il ne se pose même plus ces questions, tout cela est devenu seconde nature pour lui. De mon côté, je vais essayer d’appliquer 2 nouveaux principes cette année pour me passer d’un budget.

Avant chaque dépense, me poser quelques questions ?

Je me souviens à certaines périodes de ma vie, je faisais un peu comme Mr Money Mustache pour décider de mes dépenses. Notamment quand j’étais étudiant et très fauché. Une année, j’avais réussi à économiser suffisamment d’argent pour partir avec ma copine 15 jours en Grèce en carte Interail, en mettant de côté mon argent de poche et en bossant les vacances de Noël. On est parti à Pâques, j’avait 16 ans, elle 15, c’était en 1983. Avec le recul, je me demande comment j’ai pu convaincre ses parents de la laisser partir avec moi. On n’avait aucun vrai moyen de communication à l’époque. Le téléphone était compliqué, pas d’internet, pas de fax, et le courrier mettait plus d’une semaine. Donc, à l’époque, c’était « Bon, à dans 15 jours ! ». Enfin bon, on est parti et on est revenu très heureux et en pleine forme après avoir fait un stop à Venise, traversé la Yougoslavie, et bourlingué 10 jours en Grèce (Patras-Athènes-Delphes-Napli-Epidavros-Mycènes-Patras en autres) . Le voyage, tout compris, cartes postales comprises, avait coûté 2200 Francs chacun (la carte Interail avait coûté 1290 Francs, je m’en souviens encore). Je me souviens aussi que le pain était très peu cher, genre 30 centimes le kilo, donc on mangeait un kilo de pain par jour :), chacun.

Pour économiser la somme nécessaire à nos vacances, tout au long de l’année scolaire, j’avais une technique qui consistait à réfléchir en comparant le prix avec une nuit d’hôtel en Grèce. A l’époque la Grèce s’ouvrait au Marché Européen, les prix étaient ridiculement bas. Donc, à chaque fois, que je me demandais si j’allais dépensé ceci ou cela, ou si je préférais me payer une nuit d’hotel ou manger en repas en Grèce. Et je me rendais vite compte que je préférais largement garder l’argent qui allait me donner beaucoup plus de satisfaction dans le futur. Par exemple, pourquoi dépenser de l’argent au café avec des copains (20 minutes) ou au cinéma (2 heures) quand pour le même argent je pouvais me payer une nuit d’hôtel ou voyager une journée entière en Grèce ? C’était en fait exaltant de ne pas dépenser d’argent ! Déjà à l’époque, certains de mes collègues ne comprenaient pas (je me souviens de discussions interminables)… et d’autres comprenaient totalement.

Donc, cette année, j’ai envie de reprendre ce raisonnement, en modifiant un peu les questions posées. Ainsi, je ne vais pas me demander si cela me paiera un nuit d’hôtel en Grèce mais plutôt, ces trois questions, inspirées tout droit du site de Mr Money Mustache :

  • Est-ce que acheter ce truc va fondamentalement me rendre plus heureux à moyen et long terme ?
  • Y a  t’il un autre moyen d’obtenir un résultat satisfaisant pour moins cher ?
  • Est-ce que je peux attendre 15 jours sans rien perdre de la valeur de cet achat ?

Si oui, bien sûr, je déciderai d’attendre 15 jours. J’ai déjà essayé ce système et cela marche très bien. En général, au bout de 15 jours, j’ai complètement oublié que j’avais besoin de ce produit ou j’ai décidé que je n’en avais plus besoin. Donc, je vais essayé de prendre une bonne nouvelle habitude.

Me servir en premier

Dernière initiative, je vais faire une expérimentation de plus pendant la première partie de l’année pour commencer. Je vais essayer de me servir en premier, ou pour le dire autrement, d’économiser l’argent en début de mois. Je mettrai chaque début de mois 400 ou 500 € de côté directement sur un compte difficile d’accès et je me débrouillerai avec le reste pour passer le mois. D’une certaine manière, c’est logique. Il est important de faire ce qui compte le plus en premier.

A priori, les « autres » font pareils. Tous ces prélèvements directs (loyer, énergie, FAI etc.) effectués au début de chaque moi. Cela me montre que les premiers servis sont les gagnants.

Je n’avais jamais eu envie d’appliquer cette stratégie, mais je trouve que je résiste mal à la tentation, surtout que mes comptes sont maintenant largement positifs. Je me détends un peu et j’ai tendance à dépenser l’argent sur des choses qui me rapportent pas beaucoup de joie en fin de compte. Quand j’aurai repris l’habitude de me poser les bonnes questions avant de dépenser, quand cela sera devenu une seconde nature comme pour Mr Money Mustache, je n’aurais certainement plus besoin d’appliquer ce deuxième principe. Rendez-vous pris dans quelques mois pour faire le point sur ces nouvelles pratiques.