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Comment je fais mes comptes

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J’ai mis longtemps à trouver un système satisfaisant pour suivre mes dépenses. Car quand je dis « comment je fais mes comptes », je ne fais pas tous mes comptes. Ce qui m’intéresse est de suivre mes dépenses. J’ai donc trouvé un système

  • qui me prend environ 15 minutes une fois par mois,
  • qui m’évite d’utiliser une machine à calculer et
  • qui tombe juste à chaque fois
  • et surtout qui me classe mes dépenses dans des catégories que j’ai créé.

Ce système est conçu pour Mac, et je ne sais pas si cela est possible sur PC. Ce sera à vous de rechercher. Le principe est certainement transposable mais je connais mal l’univers Windows ou Linux.

J’ai littéralement trouvé ce système car il était sous mes yeux, mais je ne le voyais pas. Puis à force de tâtonner ….

Voilà comment je procède.

1. S’abonner à Linxo

Linxo est l’équivalent de Mint aux US sauf qu’il n’a pas encore toutes les fonctionnalités. J’utilise la version gratuite et j’hésite à passer à la version payante pour une seule fonctionnalité : nommer ses propres catégories. Pourtant ils font de promotions à 20 € par an !

Ce que Linxo fait très bien est de synchroniser et télécharger tous les relevés de banques en un clic, autant de fois que nécessaire. De plus, il classe les mouvements en catégories automatiquement.

Une autre chose que j’aime bien est le système d’alerte en cas de solde bas. De plus, il m’envoie toutes les semaines un état récapitulatif de mes comptes par mail. Il fait plein d’autres choses aussi (statistiques etc) mais je n’utilise pas ces fonctions trop compliquées pour ce que j’ai réellement besoin.

Donc, je trouve sur ma page Linxo tous mes comptes bancaires consultables en un clic et tous les mouvements bancaires catégorisées.

2. Choisir quel compte bancaire suivre

Ce qui complique les choses quand on essaie d’automatiser ses comptes, c’est les mouvements internes. Si je transfert de l’argent de mon compte ING perso sur mon compte Livret A, je n’ai pas besoin de comptabiliser cette transaction, c’est un transfert interne. L’argent reste chez moi. Mais si je transfère de l’argent sur le compte commun au Crédit Agricole, je le compte en dépense car c’est argent sera dépensé habituellement en courses.

J’ai 6 comptes en banques dans 3 banques différentes. Si j’essaie de suivre et catégoriser toutes les dépenses, je ne m’en sors plus, trop de virements internes. Donc, je ne tiens compte et ne catégorise les mouvements que sur un seul compte. Celui où la majorité de mes revenus arrive. C’est plus simple. Si des revenus arrivent sur un autre compte, je les transfère aussitôt sur ce compte principal où ils seront catégorisé (« remboursement sécu », « autres revenus » etc…)

Linxo fait un bon travail d’apprendre à reconnaître les catégories et classer les mouvements. Je regarde de temps en temps ce qu’il fait et je corrige les quelques erreurs. Mais en gros, je gagne énormément de temps avec ce site internet.

3. Acheter iCompta

En écrivant cet article, je me suis aperçu que son prix avait bien augmenté. J’ai du le payer 15 euros il y a deux ou trois ans. C’est actuellement 30 €, mais cela reste un très bon rapport qualité prix. Quicken, l’équivalent américain vaut 75 dollars. Money n’est plus développer par Microsoft depuis 2005.

Capture d’écran iCompta

Si c’était à refaire à 30 €, je le referai sans problème. J’ai testé plusieurs logiciel gratuit et je n’ai jamais été satisfait. iCompta n’est pas le logiciel le plus intuitif que je connaisse mais il y a une bonne communauté et son développeur « Angeman » (Français de Toulouse) est très accessible et répond directement aux questions. C’est top de top et très apprécié.

Je ne crée qu’un compte sur iCompta, bien sûr celui que j’ai décidé de suivre.

Ce que iCompta fait très bien est d’importer toutes mes opérations depuis Linxo. Ce que je n’ai jamais réussi à faire de manière satisfaisante avec iCompta depuis ma banque. Avec iCompta, je n’ai réussi qu’à télécharger un fichier puis importer ce fichier dans iCompta et là cela crée des problèmes, des opérations peuvent être comptées deux fois etc. C’est donc plus simple avec Linxo.

4. Créer ses catégories dans iCompta

Quand on configure iCompta, il faut créer ses catégories. Un conseil : ne créez pas trop de catégories.

Ne créez des catégories que si elles sont importantes pour vous. Par exemple, je n’ai pas de catégorie « EDF » ou « Energie » ou « FAI ». Mais j’ai une catégorie « Charges fixes » et je mets le plus possible de dépenses dedans (assurances, FAI, énergie, remboursement emprunt etc..). Je ne vois pas l’intérêt de compter mois par mois ce que je mets dans ma mutuelle. Ce sont des dépenses fixes, qui par définition, ne changent pas. Une fois par an, je regarde de plus près, je vois si je peux mieux faire et j’oublie le reste de l’année. Un autre exemple, j’ai crée une catégorie « Vacances » et je mets tout ce qui concerne les frais liées aux vacances annuelles mais aussi aux week-ends en amoureux (billet, hôtels, frais bancaires pour le change, courses, essence, resto, cadeaux pour mes hôtes si je reste chez des amis etc..).

5. Synchroniser Linxo et iCompta

La seule difficulté dans cet opération est le libellé des catégories. Si c’est les mêmes que Linxo, aucun problème, cela se fait d’un coup. Mais ce n’est pas toujours le cas. Je m’explique. Dans iCompta, j’ai créé une catégorie « Vacances » et une catégorie « Visite famille ». Ces deux catégories n’existent pas dans Linxo. Il y a une catégorie « Voyages » et un catégorie ‘Billet avion, train etc ». J’ai donc décidé que la catégorie « Vacances » de iCompta sera la catégorie « Voyages » de Linxo et la catégorie « Visite famille » dans iCompta serait la catégorie « Billet avion, train » parce que je vais souvent voir ma famille en train et après en général, je n’ai pas trop de dépenses exceptionnelles, je vis comme à la maison :).

iCompta permets de faire coïncider les catégories au moment de l’importation et de sauvegarder la configuration. Donc, une fois l’importation réalisée, je vérifie une dernière fois les comptes et je suis bon.

Dans la version pro de Linxo, on peut choisir de nommer ses catégories, mais je n’ai pas encore la version Premium.

Je synchronise une fois par mois et j’ajuste encore une fois les catégories, pour voir des erreurs. Je n’ai pas besoin de reprendre les montants, ils sont toujours juste. Chaque année, j’ouvre un nouveau document iCompta, pour remettre les comptes à zéro.

6. et voilà !

Toutes mes dépenses et revenus importés et catégorisés ! iCompta permet ensuite de synthétiser tout cela à l’année, de créer des rapports, graphiques  et de mieux comprendre où l’argent part.

Ce qu’il reste à améliorer

Cela serait plus simple si Linxo me permettait de nommer mes catégories. Je suis le développement de ce programme depuis le début et cette fonctionnalité a été rajouté récemment mais pour le compte Premium et c’est 30 € par an (parfois 20 € en cas de promotion). La seule raison pour laquelle je ne l’ai pas fait est que je n’aime pas les dépenses récurrentes, qui augmentent les dépenses fixes et la somme d’argent à économiser pour atteindre l’indépendance financière.

La gestion du cash n’est pas prise en compte de manière très satisfaisante. Certes, les retraits apparaissent, mais le cash sert à plein de choses différentes. Pour l’instant, je le limite au maximum (moins de 30 € par mois sur 1800 € de budget). Je n’arrive pas à prendre l’habitude de noter ou de garder le ticket. Peut-être  quelqu’un a-t’il une idée ?

Conclusion

J’espère que cet article pourra aider quelques personnes. Je suis toujours à l’écoute de suggestions pour optimiser encore tout cela. Si c’est un sujet qui vous intéresse, je peux rentrer plus dans les détails dans un autre article. En tout cas, je peux toujours répondre à des questions dans les commentaires 🙂

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paysage du Cotentin

C’est quoi le plan ? (2) – le nouveau budget sur 10 ans

Refaire les calculs

Après mon erreur monumentale de budget en 2014, il m’a bien fallu refaire mes calculs pour voir si je restais toujours dans les clous. De plus, j’ai maintenant l’expérience d’un an de budget serré, qui m’a permis de mieux connaître mes tendances de consommation. Donc j’ai repris ma feuille Excell, et j’ai recommencé mes calculs. Continuer la lecture

Café des amis-Pondicherry

Comment atteindre l’indépendance financière (2)

Il y a quelques mois j’avais écrit cet article qui semble être le plus populaire sur ce site. Cet article parlait du processus pour atteindre l’indépendance financière. Je voudrais parler maintenant de l’état d’esprit qui paraît nécessaire pour atteindre cet objectif. Mais d’abord une introduction sur le facteur chance ou le facteur réussite dans tout projet.

Prendre en compte toutes les données

J’écoutais un TED talk fabuleux (grâce aux recommandations de Angelo Coppola de Latest in Paleo), sur les chances de survie ou de réussite. Si vous parler anglais, vous pouvez écouter et regarder ce discours sur le lien plus haut, sinon, ou si vous êtes pressé, je vais résumer.

Pendant la deuxième guerre mondiale, aux US, un département de mathématiques avait été créé par l’armée américaine dans l’espoir que les mathématiques pourraient résoudre certains problèmes auxquels les généraux étaient confrontés.

Un des problèmes étaient le peu de chance de survie des bombardiers américains et de leur équipage. En gros, un équipage avait une chance sur deux de traverser la guerre sans mourir. L’idée était que si on arrivait à changer ce chiffre de quelques pourcents, on pouvait changer l’issue de la guerre. Donc, Abraham Wald se pencha sur le problème. La question de départ était : où peut-on renforcer les avions pour qu’ils résistent mieux aux tirs ennemis ? On ne pouvait pas renforcer tout l’avion avec du blindage car l’avion n’aurait pas pu décoller. Donc où était la priorité ? Abraham Wald fit tout un tas de travaux dans ce sens, sans ordi, ni calculatrice, développa des idées qui sont toujours utilisées aujourd’hui. Mais, il eut surtout l’idée de distribuer des cartes d’avions aux mécanos en leur demandant qu’ils notent où étaient les impacts de balles sur les avions qui revenaient. En collectionnant ces cartes, on s’aperçut que les avions étaient spécialement touchés au centre, à la queue et aux bouts des ailes.

Abraham-Wald-picture-of-planesLes généraux se dirent, « super, bonne idée » et commencèrent à renforcer leurs avions à ces endroits. Quand Abraham Wald appris cela, il les appela et leur dit : « Vous faites une erreur monumentale. Vous ne prenez pas en compte toutes les données du problème. Ces avions sont revenus. Ceux qui ont été touchés ailleurs que ces points ne sont pas revenus. Il faut donc renforcer les avions là, où il n’y a pas d’impact de balles ». Et c’est ce qu’ils firent. Avec les bons résultats attendus.

Pourquoi est-ce que je raconte tout cela ? Parce que ce même raisonnement peut s’appliquer sur la façon dont on regarde le succès : on ne regarde pas ceux qui ont échoué. Pourtant il y aurait peut-être plus à apprendre de ceux qui ont échoués que par ceux qui ont réussi. Je vais laisser cette réflexion ici, je la reprendrai pour la conclusion

Donc, le sujet du jour est :

Quelle qualités sont nécessaires pour atteindre l’indépendance financière ?

De ma propre expérience et en lisant cela et là des blogs sur le sujet, je suis arrivés à quatre facteurs qui paraissent important pour la réussite de l’entreprise.

  1. Avoir une ou des passions. C’est à dire, savoir pour quoi on le fait. Je l’annonce tout de suite, si on cherche l’autonomie financière pour avoir plus de temps pour regarder la télé, ne pas avoir à mettre de réveil le matin ou simplement pour ne pas travailler, j’ai peur que la motivation de départ ne soit pas suffisante et que toute l’entreprise soit un désastre. Si jamais un jour l’indépendance financière est atteinte et si vous arrêtez de travailler, j’ai peur que cela ne se passe pas bien. On met une telle emphase sur la valeur travail dans notre pays, que notre estime de soi dépend beaucoup de ce que l’on fait (malheureusement). Il m’est arrivé de ne pas travailler volontairement pendant quelques mois, et le regard de la société autour de moi était terrible. Cela n’est pas arrivé qu’à moi. Je connais plusieurs personnes qui ont fait des breaks, années sabbatiques et autres choses de ce genres, et qui ont carrément déprimé. Donc savoir pourquoi on le fait, avoir un projet sérieux, qui nous tient motivé avant et après l’indépendance financière, est une condition indispensable à mon avis.
  2. Moins consommer : la plupart des « experts » sont d’accord, ce n’est pas le revenu qui compte mais le taux d’économie. Il y a des gens qui gagnent plus de 10 000 € par mois et qui ont du mal à joindre les deux bouts, et il y a des gens qui gagnent l’allocation adulte handicapée ( 800 € par mois) et qui ont des milliers d’euros d’économisés sur un livret A. Pour avoir un bon taux d’économie il faut être un peu minimaliste. C’est à dire qu’il faut comprendre que beaucoup de nos possessions sont superflus ou de la mauvaise taille, et que, finalement, cela nous pèse, plutôt que cela nous libère. Il faut comprendre qu’à la fin, tout cela n’a aucune espèces d’impact sur notre bonheur. Pour le dire simplement, que vous alliez en vacances à Biarritz ou à Narbonne Plage, ce qui compte, c’est avec qui vous partez et non pas la taille de la piscine. On peut se poser ces questions avec pratiquement tout : la taille de notre maison, de notre voiture, de notre téléphone, de la télé. Franchement, qu’est ce que cela change à notre état d’esprit au bout de quelques mois ou années ? Je crois qu’il important d’être persuadé de cela ou l’on aura l’impression de faire trop de sacrifices, et sur une longue période de temps, ce n’est pas tenable. Le but est d’être plus heureux, pas moins.
  3. Avoir de la patience : ça c’est une qualité que je ne suis pas sûr d’avoir. C’est un projet à très long terme, 10 ans de préparation et il aura un impact sur le reste de ma vie. Je me suis déjà investit sur des projets à assez moyen terme (4 – 5 ans – voyages – reconversion professionnelle) et en quelques sortes, on l’a tous fait, en faisant nos études. Et certains atteignent l’indépendance financière en 5 ans (c’est toujours une question de taux d’économie). Mais pour la plupart d’entre nous, le délai sera certainement plus long (10 ans, voire 15 – 20 ans). Donc il faut avoir une vision à long terme.
  4. Etre heureux de ne pas faire comme tout le monde. Je dois dire que cela devient de plus en plus facile. D’abord avec la venue d’internet, il est facile de trouver des gens qui font la même chose que nous et d’avoir ainsi un soutien que nos proches ne sont pas forcément en capacité de donner. Puis pour moi, l’âge aidant, je m’embarrasse de moins en moins de savoir si je plaît ou pas. C’est assez agréable d’ailleurs. C’est fou ce qu’un peu de gris sur les tempes peut libérer. Les gens me disent « monsieur » et je peux sortir la plus grosse connerie qui me passe par la tête sans que l’on s’offusque trop :). En tout cas, je crois que c’est important de garder une indépendance d’esprit et de réflexions. Nous vivons dans une société conformiste, je dirais même une nation. On refuse de voir, de mesurer les différences. Ce qui est différent doit rester dans le domaine de la sphère privée. Etre différents rend les gens autour de nous inquiets, y compris notre famille, nos amis. Donc, il faut être prêt à susciter des désapprobations et être ok avec ça.

Donc voici quelques conseils qui paraissent suffisamment sensés, qui en tout cas reflètent mes idées et surtout celles de personnes qui ont atteint l’indépendance financière. Mais comme l’explique David MacRanay dans le Ted talk donc je parlais plus haut, je ne sais pas si cela est utile. En effet, cela ne sert pas grand chose de demander à Brad Pitt ce qu’il a fait pour réussir. Il y a certainement des gens qui sont allés à Hollywood en même temps que Brad Pitt, qui étaient plus beaux, plus talentueux, et plus motivés que Brad Pitt, mais la vaste majorité n’a pas réussie. Et personne ne leur demande pourquoi ils n’ont pas réussi. Comme les bombardiers qui ne revenaient pas, on les oublie. Brad Pitt ne pourrait pas répondre à la question : que faut-il faire pour ne pas échouer ?

Voilà quelques conseils, mais ce ne sont pas LES conseils. Il y en a certainement d’autres, et beaucoup de « à ne pas faire » qui reste à découvrir. En tout cas, l’intérêt de ce blog est que si je me plante, tout le monde saura pourquoi, et tout le monde pourra apprendre de cela 🙂

Confiserie en gros

Calculer son « net worth » ou sa situation nette

Tous les mois, j’ai calculé le « net worth » ainsi : Tout ce que je possède en banque et en biens immobiliers (ma résidence principale) – toutes mes dettes. Ce calcul n’est pas tout à fait précis. Pour simplifier le calcul, j’avais postulé que ma résidence principale ne change pas de valeur et que mes possessions matériels ne changeaient pas non plus. Donc mon net worth = mon avoir en banque + le total des remboursement de capital sur ma résidence principale.

Je n’ai pas fait d’estimation de ma maison cette année et je ne compte pas en faire bientôt, en tout cas, tant que nous n’avons pas décidé de la vendre. Par contre, je peux calculer la variation de stock, ou la variation de la valeur de mes possessions matérielles. Par exemple, ma voiture se dévalue chaque année, j’ai pu changé certains équipements. D’ailleurs, j’avais prévu d’acheter un premier ordinateur et attendre que l’ancien meurt de sa belle mort. Je ne m’en servait plus que comme machine à écrire. Et puis, nous nous sommes fait cambriolés et j’ai appris que mon vieil ordinateur valait près de 1200 euros, car il pouvait être remplacé à neuf. J’ai donc acheté un deuxième ordinateur. Les autres « évènements » sont que j’ai cassé ma guitare, et que mon vélo et la voiture se sont dévalués un peu plus. (oui, je sais, j’ai une vie passionnante 🙂

Voici comment je calcule le net worth

Tous mes avoirs :
– avoirs en banque : 7 670
– appartement : 200000/2 = 100000 (je ne possède que la moitié de cet appartement)
– autres possessions matérielles : 3532
De cela je soustrais toutes mes dettes, c’est à dire la valeur de ma part de l’appartement (200000) – tout ce que j’ai déjà remboursé (8461). J’ai trouvé ce dernier chiffre sur le site internet de ma banque.
200000/2 – 8461 = 91539

Ce qui fait un total de :
Net Worth (arrondi) = 19700 €
(Ce qui représente une différence de près de 500 €).
Donc je vais repartir sur ce chiffre dans les mois à venir.

Du coup, mon taux d’économie pour l’année 2014 et janvier 2015 est de 38 %, ce qui est pas trop mal pour une première année. Il devrait monter d’année en année avec l’effet de cumul des investissements. C’est en dessous des prévisions (qui comprenaient une erreur), mais quand même suffisant pour rester dans la course à l’indépendance financière dans 9 ans maintenant !!

Pondicherry -sur la promenade

Budget ou pas budget ?

Bon ok, mais en fait, cela ne correspond pas à ma mentalité, et sincérèment je n’aime pas me retrouver enfermé dans des cases. Et puis, j’ai lu la semaine dernière l’article de Mr Money Mustache dans lequel il fait état de ses dépenses. J’ai appris qu’il ne fait pas de budget non plus. Mais pour chaque dépense, il se pose quelques questions et se demande en gros si cela va l’aider sur le long terme. En fait, il ne se pose même plus ces questions, tout cela est devenu seconde nature pour lui. De mon côté, je vais essayer d’appliquer 2 nouveaux principes cette année pour me passer d’un budget.

Avant chaque dépense, me poser quelques questions ?

Je me souviens à certaines périodes de ma vie, je faisais un peu comme Mr Money Mustache pour décider de mes dépenses. Notamment quand j’étais étudiant et très fauché. Une année, j’avais réussi à économiser suffisamment d’argent pour partir avec ma copine 15 jours en Grèce en carte Interail, en mettant de côté mon argent de poche et en bossant les vacances de Noël. On est parti à Pâques, j’avait 16 ans, elle 15, c’était en 1983. Avec le recul, je me demande comment j’ai pu convaincre ses parents de la laisser partir avec moi. On n’avait aucun vrai moyen de communication à l’époque. Le téléphone était compliqué, pas d’internet, pas de fax, et le courrier mettait plus d’une semaine. Donc, à l’époque, c’était « Bon, à dans 15 jours ! ». Enfin bon, on est parti et on est revenu très heureux et en pleine forme après avoir fait un stop à Venise, traversé la Yougoslavie, et bourlingué 10 jours en Grèce (Patras-Athènes-Delphes-Napli-Epidavros-Mycènes-Patras en autres) . Le voyage, tout compris, cartes postales comprises, avait coûté 2200 Francs chacun (la carte Interail avait coûté 1290 Francs, je m’en souviens encore). Je me souviens aussi que le pain était très peu cher, genre 30 centimes le kilo, donc on mangeait un kilo de pain par jour :), chacun.

Pour économiser la somme nécessaire à nos vacances, tout au long de l’année scolaire, j’avais une technique qui consistait à réfléchir en comparant le prix avec une nuit d’hôtel en Grèce. A l’époque la Grèce s’ouvrait au Marché Européen, les prix étaient ridiculement bas. Donc, à chaque fois, que je me demandais si j’allais dépensé ceci ou cela, ou si je préférais me payer une nuit d’hotel ou manger en repas en Grèce. Et je me rendais vite compte que je préférais largement garder l’argent qui allait me donner beaucoup plus de satisfaction dans le futur. Par exemple, pourquoi dépenser de l’argent au café avec des copains (20 minutes) ou au cinéma (2 heures) quand pour le même argent je pouvais me payer une nuit d’hôtel ou voyager une journée entière en Grèce ? C’était en fait exaltant de ne pas dépenser d’argent ! Déjà à l’époque, certains de mes collègues ne comprenaient pas (je me souviens de discussions interminables)… et d’autres comprenaient totalement.

Donc, cette année, j’ai envie de reprendre ce raisonnement, en modifiant un peu les questions posées. Ainsi, je ne vais pas me demander si cela me paiera un nuit d’hôtel en Grèce mais plutôt, ces trois questions, inspirées tout droit du site de Mr Money Mustache :

  • Est-ce que acheter ce truc va fondamentalement me rendre plus heureux à moyen et long terme ?
  • Y a  t’il un autre moyen d’obtenir un résultat satisfaisant pour moins cher ?
  • Est-ce que je peux attendre 15 jours sans rien perdre de la valeur de cet achat ?

Si oui, bien sûr, je déciderai d’attendre 15 jours. J’ai déjà essayé ce système et cela marche très bien. En général, au bout de 15 jours, j’ai complètement oublié que j’avais besoin de ce produit ou j’ai décidé que je n’en avais plus besoin. Donc, je vais essayé de prendre une bonne nouvelle habitude.

Me servir en premier

Dernière initiative, je vais faire une expérimentation de plus pendant la première partie de l’année pour commencer. Je vais essayer de me servir en premier, ou pour le dire autrement, d’économiser l’argent en début de mois. Je mettrai chaque début de mois 400 ou 500 € de côté directement sur un compte difficile d’accès et je me débrouillerai avec le reste pour passer le mois. D’une certaine manière, c’est logique. Il est important de faire ce qui compte le plus en premier.

A priori, les « autres » font pareils. Tous ces prélèvements directs (loyer, énergie, FAI etc.) effectués au début de chaque moi. Cela me montre que les premiers servis sont les gagnants.

Je n’avais jamais eu envie d’appliquer cette stratégie, mais je trouve que je résiste mal à la tentation, surtout que mes comptes sont maintenant largement positifs. Je me détends un peu et j’ai tendance à dépenser l’argent sur des choses qui me rapportent pas beaucoup de joie en fin de compte. Quand j’aurai repris l’habitude de me poser les bonnes questions avant de dépenser, quand cela sera devenu une seconde nature comme pour Mr Money Mustache, je n’aurais certainement plus besoin d’appliquer ce deuxième principe. Rendez-vous pris dans quelques mois pour faire le point sur ces nouvelles pratiques.

Toits de Paris

Pourquoi j’ai acheté ma résidence principale ?

 

C’est une question intéressante, surtout dans le contexte économique actuel. Elle sous-entend que mes raisons pourraient servir à se faire sa propre idée. C’est un peu plus compliqué que cela.

Donc, je vais y répondre en donnant  mes éléments de réflexions qui correspondaient à ma situation d’alors. Mais les choses et les situations changent et diffèrent constamment.

J’aimerais donc en plus partager un outil que je me suis créer pour arriver à prendre cette décision. C’est bien sûr un tableau Excell qui m’a permis de prendre en compte toutes les variables d’ordre financier et d’arriver à une vision plus claire. C’était loin d’une décision facile à prendre pour moi à l’époque, donc j’ai fait un tas de recherches et de réflexions, et surtout j’ai essayer de rationaliser ma prise de décision.

Mais avant de commencer dans le concret, je vais reprendre les raisons pour lesquels on (quelqu’un je veux dire) a idée d’acheter sa résidence principale et je vais en profiter pour dire un mot sur contexte économique actuel.

Pourquoi donc acheter sa résidence principale ?

Plusieurs réponses possibles….

Pour faire un investissement ?

Ok, mais avant de répondre à cette question, il faut se demander ce qu’est un bon investissement. Donc, je propose de faire un exercice d’imagination.

Quel serait l’investissement idéal ? Il me semble, que ce serait un investissement qui rapporte beaucoup, de manière assez sûre ou du moins prévisible, avec de petites sommes de départ, qu’on puisse liquider facilement, qui ne soit pas taxable, qui ne coûte pas cher en frais et qui ne dépende pas d’un marché trop localisé (car il y a des retournements de tendances soudain parfois).

En regardant la liste des critères ci-dessus, il me semble qu’on a les caractéristiques exactement inverse d’un investissement immobilier à peu de chose près, c’est à dire :

Une maison peut rapporter beaucoup mais aussi perdre en valeur et elle nécessite un gros investissement de départ. On ne peut pas la vendre du jour au lendemain en quelques clics, surtout si on vit dedans. Il y a des taxes et charges inhérentes à la qualité de propriétaire (taxe foncière, charges de co-propriété dans un immeuble, à l’achat et à la vente (frais de notaire) etc). Certes, la plus-value n’est pas taxable s’il s’agit d’une résidence principale. Mais il y a quand même aussi pas  mal de frais à l’entretenir. Le marché de la vente est très très localisé pour le coup, et enfin pour finir, il peut y avoir des retournements de tendances rapides (nouveau plan d’urbanisme, construction d’autoroute, d’aéroport etc..). Alors, toujours envie d’investir dans l’immobilier ? Heureusement, il n’y a pas que cela à examiner. Continuer la lecture

Canal du Midi

Comment atteindre l’indépendance financière ?

Canal du Midi

Canal du Midi

Atteindre l’indépendance financière est relativement simple quand on y pense.  Il suffit de faire suffisamment d’économies pour faire une surplus de cash dans votre budget et de l’investir intelligemment. On peut accélérer le processus en augmentant ses revenus.

Une fois qu’on a dit ça, il faut regarder les détails. C’est ce que je me propose de regarder aujourd’hui.
Beaucoup de gens pensent que c’est impossible, ou trop difficile et pleins d’autres choses encore, donc je vais essayer de démontrer que ce n’est pas si compliqué, ni difficile que ça. J’ai déjà traité une fois les problèmes de « sacrifices » et de « privation », tous les objections d’ordre psychologique dans d’autres articles donc je parlerai aujourd’hui que de chiffres.

Faire des économies

Il y a plusieurs objections sur la capacité de faire des économies (une fois qu’on a atteint un certain niveau de revenus). Ces objections sont fondées d’ailleurs. Parmi elles, j’entends :
– « les salaires n’ont pas augmenté depuis des années, par contre les coûts du logement, de l’essence, de la santé ont augmenté, rognant notre capacité à faire des économies »
–  » les salaires en France sont bas comparés aux salaires dans les autres pays développés, et notamment les USA d’où ce mouvement d’indépendance financière est originaire. »
– « Nous croulons sous les impôts et donc, il ne reste plus rien pour investir pour le futur ».
–  » je ne veux pas sacrifier l’éducation de mes enfants ».
Je ne vais répondre point par point mais il y a des exemples connus et documentés de personnes avec très peu de revenus (moins que le seuil de pauvreté) ou avec une famille très nombreuses (plus de 5 enfants) qui ont atteint l’indépendance financière relativement rapidement (5 ans pour le premier, 15 ans pour le deuxième) tout ayant une vie très riche.

Pour moi, ce qui m’a convaincu a été de regarder franchement la façon dont nous vivons et la comparer avec la façon dont nous vivions il y a quelques années ou avec la façon dont la classe moyenne dans d’autres pays un peu moins développés que nous, vit actuellement.
Nous faisons pleins de choses aujourd’hui que nous n’aurions même pas rêvé de faire il y a quelques années. Dans mon cas, je pense au nombre de voyages que j’ai pu entreprendre mais aussi au type d’équipements que je possède (ordinateur, appareil photo, maison, lit, vélo).
Pour d’autres personnes, je conseillerai dans un premier temps de regarder la vie qu’ils mènent maintenant et comparer avec la vie que leurs parents menaient quand ils étaient enfants.
Il faut faire le compte précisément. Quel type de voiture était conduite, quel téléviseur, quel appareil photo (un chacun ou un pour la famille ?), téléphone portable ? etc.. Ensuite on peut comparer avec le niveau de bonheur que leurs parents expérimentaient. Est ce que cela a changé ? et pourquoi ?

J’ai fait ces réfléxions et pour moi, il n’y a pas photo. L’amélioration des équipements (qui coûtent très chers individuellement mais aussi collectivement sur la planète) n’a en rien changé à mon expérience de bonheur ou de malheur. J’ai été aussi heureux le jour ou je me suis acheté mon premier radio-cassette que le jour où j’ai possédé un iPod. De même avec ma première voiture (une Renault 14 S de 1973 acheté en 1987), que quand j’ai acheté ma Yaris après être resté presque un an sans voiture. J’ai des exemples à la pelle pour tout type de biens et toutes les époques :).

Une fois qu’on a dit cela, on comprend qu’une solution est d’éliminer le superflux et de savoir dire « assez« . Est ce que j’ai vraiment besoin d’un iPhone 5S ou 5C ou un Samsung à 20 € fera l’affaire ? Est ce j’ai besoin d’un 4X4 comme si je vivais dans la jungle ou d’une Yaris. Est-ce que j’ai besoin d’une voiture neuve ou une d’occasion sera plus économique pour le même service (m’emmener faire des courses, en vacances une fois par an et chez des amis). Est-ce que j’ai besoin d’un T2, T3, T4 ? Une maison loin du centre ou près de mon travail ?

Pour certains il faudra apprendre à faire la différence entre besoin et envie. Et puis, on peut prendre de nouvelles habitudes : faire du vélo, utiliser les transports en commun, la bibliothèque municipale, un thermos de café, une « gamelle » pour ses repas du midi….

Il faut savoir que :

  • Une économie hebdomadaire de 10 euros revient à 10 X 752 = 7520 € d’économie en 10 ans
  • Une économie mensuelle de 50 euros revient à 50 X 173 = 8650 € d’économie en 10 ans

Cela revient essentiellement à se poser la question : qu’est ce qui est vraiment important pour moi ? Ce que j’ai ? Où ce que je n’ai pas ? Des choses ou du temps ?
En appliquant ces principes, je suis relativement certain qu’on peut dégager des marges de financement. Si on mets de côté sa mauvaise estime de soi qui nous pousse à en faire des tonnes, si on mets en place quelques bonnes habitudes, alors le muscle de la frugalité va se développer 🙂

Le coût des impôts

Je ne partage pas l’argument du salaire bas des Français et du coûts des charges et des impôts.

Il faut savoir qu’à la frontière franco-allemande, les allemands viennent vivre en France car on y paie moins d’impôts !

J’ai vécu en Angleterre pendant 10 ans à l’époque de John Majors (successeur de Thatcher), je vais régulièrement visiter ma belle-famille aux USA. Ce sont deux pays qui prélèvent relativement peu d’impôts comparé au notre.

Dans le premier, j’ai régulièrement entendu les Anglais se plaindre de l’état de leurs services publiques (hôpitaux, école) et de leurs routes. Pas tant de notre « modèle » social , d’ailleurs. Ils disaient « certes, en Angleterre, on paie moins d’impôt que vous, mais on ne sait pas pourquoi on en paie, rien ne marche ».

Dans le deuxième, certes les impôts sont bas (mais les Américains se plaignent encore qu’ils sont trop haut), et les salaires nets sont plus élevés. Mais cela à un coût en dollars réel : que diriez vous de payer 1600 dollars par mois par enfant pour aller en crèche ? et 1500 dollars de mutuelle par mois pour votre famille sans avoir toujours le niveau de soins que l’on a ici (parce que certains diagnostic coûtent cher et il faut l’autorisation du médecin de la mutuelle pour pouvoir faire une échographie ou scanner) ? 15 jours de vacances par an, cela vous dit ? et je pourrais continuer cette fois sur le modèle social…

Comme je l’ai dit, les priorités économiques correspondent à des intentions politiques, pas à des lois naturelles et obligatoires. Donc il faut bien comparer et savoir de quel type de société on recherche.

Donc, pour résumé, si vous avez lu jusqu’à ici, je crois qu’il est possible de sortir des marges de notre niveau de vie, qui n’a jamais été aussi important de toute notre histoire.

Investir intelligemment

Il y a plusieurs chemins possibles et j’en ai parlé précédemment. Selon vos compétences, votre tempérament, votre stratégie etc. Il y a les produits bancaires (les livrets, OCPV, assurance-vie, PERP etc), l’immobilier (en non-meublé, en meublé, les garages etc..) et puis il y a la bourse. Il existe dans chacune de ces catégories des choses qui sont compliquées et qui demandent des compétences et du temps. Mais il existe dans chaque catégorie des produits simples et qui ne demandent pas de temps, ni de compétences particulières.

Combien de temps pour y arriver ?

Cela dépend surtout de votre ratio ou taux d’économie par rapport à vos revenus et par rapport surtout à votre niveau de vie une fois indépendant.

Ce premier tableau donne une première vision (merci à MisterMoneyMustache).

% d’économie Années avant IF
5 66
10 51
15 43
20 37
25 32
30 28
35 25
40 22
45 19
50 17
55 14,5
60 12,5
65 10,5
70 8,5
75 7
80 5
85 4
90 Moins de 3
95 Moins de 2
100 Zéro

C’est pour cela que je fais très attention à mon taux d’économie et que je le mesure chaque mois.

Pour être plus précis, il existe des calculateurs en ligne, des tableaux plus ou moins complexes, et des programmes informatiques. Je ne suis pas tombé encore sur un programme accessible et adapté au contexte français. Alors je me suis fait des feuilles Excell. Mes règles de bon sens sont les suivantes :
– Je mise sur une rentabilité moyenne des investissement de 7 % par a sur du long terme, c’est à dire 10 ans au moins. (voyez si cela vous étonne)
– Une fois indépendant, on mise généralement sur un taux de retrait de 4 % par an pour prendre en compte inflation, crash boursier, impôts et prélèvements obligatoires.
Ce tableau peut vous donner une indication grossière, mais surtout il a le mérite de comprendre l’effet des intérêts cumulés (compound interest).

Augmenter ses revenus

Souvent on dit qu’il y a deux sortes de personnes en matière de finance. Il y a les dépensiers et les économes (spenders and savers). Les dépensiers cherchent toujours à gagner plus d’argent (pour pouvoir en dépenser plus) et les économes cherchent toujours à dépenser moins.
Pour atteindre l’indépendance financière, je crois qu’il est sage de d’abord prendre soin de ses dépenses avant de chercher à augmenter ses revenus. Sinon, les revenus générés seront dépensés avant pu être investis.

Conclusion

Voilà un aperçu de ma méthode. Les économies réalisées au début ont l’air dérisoires, mais il ne faut pas oublier qu’elles s’accumulent et viennent à représenter de grosses sommes au bout de quelques années, les petites rivières font des grands fleuves.