Pondicherry -sur la promenade

Budget ou pas budget ?

Bon ok, mais en fait, cela ne correspond pas à ma mentalité, et sincérèment je n’aime pas me retrouver enfermé dans des cases. Et puis, j’ai lu la semaine dernière l’article de Mr Money Mustache dans lequel il fait état de ses dépenses. J’ai appris qu’il ne fait pas de budget non plus. Mais pour chaque dépense, il se pose quelques questions et se demande en gros si cela va l’aider sur le long terme. En fait, il ne se pose même plus ces questions, tout cela est devenu seconde nature pour lui. De mon côté, je vais essayer d’appliquer 2 nouveaux principes cette année pour me passer d’un budget.

Avant chaque dépense, me poser quelques questions ?

Je me souviens à certaines périodes de ma vie, je faisais un peu comme Mr Money Mustache pour décider de mes dépenses. Notamment quand j’étais étudiant et très fauché. Une année, j’avais réussi à économiser suffisamment d’argent pour partir avec ma copine 15 jours en Grèce en carte Interail, en mettant de côté mon argent de poche et en bossant les vacances de Noël. On est parti à Pâques, j’avait 16 ans, elle 15, c’était en 1983. Avec le recul, je me demande comment j’ai pu convaincre ses parents de la laisser partir avec moi. On n’avait aucun vrai moyen de communication à l’époque. Le téléphone était compliqué, pas d’internet, pas de fax, et le courrier mettait plus d’une semaine. Donc, à l’époque, c’était « Bon, à dans 15 jours ! ». Enfin bon, on est parti et on est revenu très heureux et en pleine forme après avoir fait un stop à Venise, traversé la Yougoslavie, et bourlingué 10 jours en Grèce (Patras-Athènes-Delphes-Napli-Epidavros-Mycènes-Patras en autres) . Le voyage, tout compris, cartes postales comprises, avait coûté 2200 Francs chacun (la carte Interail avait coûté 1290 Francs, je m’en souviens encore). Je me souviens aussi que le pain était très peu cher, genre 30 centimes le kilo, donc on mangeait un kilo de pain par jour :), chacun.

Pour économiser la somme nécessaire à nos vacances, tout au long de l’année scolaire, j’avais une technique qui consistait à réfléchir en comparant le prix avec une nuit d’hôtel en Grèce. A l’époque la Grèce s’ouvrait au Marché Européen, les prix étaient ridiculement bas. Donc, à chaque fois, que je me demandais si j’allais dépensé ceci ou cela, ou si je préférais me payer une nuit d’hotel ou manger en repas en Grèce. Et je me rendais vite compte que je préférais largement garder l’argent qui allait me donner beaucoup plus de satisfaction dans le futur. Par exemple, pourquoi dépenser de l’argent au café avec des copains (20 minutes) ou au cinéma (2 heures) quand pour le même argent je pouvais me payer une nuit d’hôtel ou voyager une journée entière en Grèce ? C’était en fait exaltant de ne pas dépenser d’argent ! Déjà à l’époque, certains de mes collègues ne comprenaient pas (je me souviens de discussions interminables)… et d’autres comprenaient totalement.

Donc, cette année, j’ai envie de reprendre ce raisonnement, en modifiant un peu les questions posées. Ainsi, je ne vais pas me demander si cela me paiera un nuit d’hôtel en Grèce mais plutôt, ces trois questions, inspirées tout droit du site de Mr Money Mustache :

  • Est-ce que acheter ce truc va fondamentalement me rendre plus heureux à moyen et long terme ?
  • Y a  t’il un autre moyen d’obtenir un résultat satisfaisant pour moins cher ?
  • Est-ce que je peux attendre 15 jours sans rien perdre de la valeur de cet achat ?

Si oui, bien sûr, je déciderai d’attendre 15 jours. J’ai déjà essayé ce système et cela marche très bien. En général, au bout de 15 jours, j’ai complètement oublié que j’avais besoin de ce produit ou j’ai décidé que je n’en avais plus besoin. Donc, je vais essayé de prendre une bonne nouvelle habitude.

Me servir en premier

Dernière initiative, je vais faire une expérimentation de plus pendant la première partie de l’année pour commencer. Je vais essayer de me servir en premier, ou pour le dire autrement, d’économiser l’argent en début de mois. Je mettrai chaque début de mois 400 ou 500 € de côté directement sur un compte difficile d’accès et je me débrouillerai avec le reste pour passer le mois. D’une certaine manière, c’est logique. Il est important de faire ce qui compte le plus en premier.

A priori, les « autres » font pareils. Tous ces prélèvements directs (loyer, énergie, FAI etc.) effectués au début de chaque moi. Cela me montre que les premiers servis sont les gagnants.

Je n’avais jamais eu envie d’appliquer cette stratégie, mais je trouve que je résiste mal à la tentation, surtout que mes comptes sont maintenant largement positifs. Je me détends un peu et j’ai tendance à dépenser l’argent sur des choses qui me rapportent pas beaucoup de joie en fin de compte. Quand j’aurai repris l’habitude de me poser les bonnes questions avant de dépenser, quand cela sera devenu une seconde nature comme pour Mr Money Mustache, je n’aurais certainement plus besoin d’appliquer ce deuxième principe. Rendez-vous pris dans quelques mois pour faire le point sur ces nouvelles pratiques.

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